LE JARDIN
L’orage tient son impatience en point d’interrogation
D’un soleil fil à plomb
Ton débardeur baille à dessein
Le poids de la respiration prend l’air
Au cœur du timbre
Un jardin creuse sillon
Du ventre déchiré l’orange d’un rouge jaune tourné vers le bleu est sorti m’emmenant à l’atelier. A peine étais-je entré que le chevalet se dressait. Le tapis le démangeait. Jaloux de lui-même, la peau nue offerte au couteau en grand écart des trottoirs de la pénombre.
N-L – 08/06/18

Oui Célestine, j’ai supprimé cet article, l’atelier m’ayant fait remarquer que je n’en avais pas révélé l’essentiel. J’ai repoussé l’orage qui me tenait hors, du soleil reprenant peinture.
Excuse-moi, cela ayant entraîné du même coup ton com…je t’embrasse.
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Il est beau tu sais ton jardin mon Alain…La passiflore a su apaiser l’attente contrariée pour t’emmener au bon endroit devant un chevalet plus gaillard que jamais et des tons chauds épousant le bleu au tapis volant…
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Et l’agapanthe reste la gardienne du seuil de l’atelier…
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L »agapanthe garde comme jamais vu la difficulté que l’orage n’en finit pas de déployer…chaque jour le caprice prend un malin plaisir à saboter le moment choisi…tiré en plein vol. Privé de peinture par ses chocs thermiques, j’ai cru aujourd’hui tomber d’asphyxie et forcer en sauvetage d’urgence , j’ai peint…mais ça tue l’équilibre ce passage forcé.
L’atelier est un refuge faut pas que samu.
Merci ma Barbara.
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c’est dommage en effet.
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…Mais les plantes sont d’infinies ressources…C’est sans doute un regard AUTREMENT posé sur ce jardin qui fera la différence…
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Certes c’est l’Art dans toute sa splendeur de ne pas se laisser enfermer dans un stationnement ventouse…il faut débloquer pour créer.
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Certes.
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Il est beau ton art. Coloré comme ton rire.
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Mon rire est mon propre de l’home
Il rayonne au jardin fleuri !
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Qu’il continue alors sous de mêmes ciels mon Alain.
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Le lieu est là, les murs percés de passages. Fait d’une coque vertébrée marine que le souffle gonfle de vent. Petits cris, spasmes orgasmiques et rire cascade au sein d’un champ d’amour. Quand le jardin se lève à l’eau de la marée la crevette lâche la base de l’antenne. Olfactive sensation.
Sourd à bulle, je n’entends plus que le parler couleur. Mon œil incendie la toile d’un gravier reçu par vacherie, le caillou du Nil et la poche pédalent à part. J’ai reçu l’éléphant de Birmanie tout à l’heure. Pe tu l’orage à tout fait pour dévisser. Mais le pachyderme a tenu bon et tiré le teck de la forêt cramponné à son siège.
J’ai rendu l’atelier humain. Il est Femme en plein…
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Pas grave, c’était un tout petit commentaire sans importance… 😉
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Bonne soirée Célestine!
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Oh oui ton atelier il est femme en plein..
Tu lui a donné corps mon ALain…
🌟
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Merci ma Barbara, nous nous sommes vus passer du garage tout noir à la haute sphère. Entend l’atelier rire l’atelier ❤️
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Un rire frais,
Un rire d enfant…
Demain il faudra fêter le jardin…
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Bonne idée 💥🌈💥
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Je sais des enfants inlassables
à jamais perdus dans leur corps sans destin
perdus pour l’eau fraiche du rire et la rumeur
qui monte dans l’été des collines,
des enfants liés à leur souffle, à leur silence,
qui ne sauront
ni la rémission du baiser
ni le tremblement de la caresse;
cette naissance d’oiseau dans la paume.
Sévères architectes,
Ils bâtissent un monde sur un grain de sable
et leurs rêves sont les défaits d’un livre
dont la mort coud les pages.
S’il advient qu’ils veuillent jouer dans leur repos amer,
ils nous lancent leur pensée
comme un ballon plein de terre
et cela tombe de nos mains.
Des enfants, inlassablement des enfants.
Ils ne pleurent ni ne chantent, ils savent
qu’aimer est une guerre
dans l’instant même de la vie, leur paysage.
Jean-Pierre Siméon (Lettre à la femme aimée au sujet de la mort et autres poèmes – Poésie/Gallimard – Septembre 2017)
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Un frère de sang ce Jean-Pierre que je découvre avec bonheur. Rien de tel pour dissiper la pesanteur moite de ce matin encombré, je vais préparer le jour à l’amour…
Bon Jour ma Barbara.
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c’est simple en soi de préparer ce jour à l’amour: il faut aller là où il fait beau…
Bon jour mon Alain…
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Et trouver la couleur idoine du parapluie…oh, c’est facile faut le prendre bleu, ça lui confère une innocence telle qu’il n’est qu’espoir….
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Je voudrais une ombrelle…
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