La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Une vague entre des milliers
Elle entre et court dans la maison
Toute légère et chuchotant
Monte et descend les escaliers
D’un pas prudent plein de poissons
S’excusant d’être si mouillée
Et d’un bleu si déconcertant
Et d’avoir tellement à dire
Qu’elle en a peut-être oublié
Ce qui est le plus important
Et qui l’empêche de dormir.
De Montevideo à Nice
Il y a tant de ciel et d’eau
Tant de navires feux éteints
Et tant d’épaves qui pourrissent
Tant de bateaux tant de radeaux
Qu’une vague y perd son chemin
Même en se dépêchant très fort
Même en marmonnant jour et nuit
Entre les lames et le vent
Même en sautant par-dessus bord
Des grandes cheminées de suie
Qu’elle rencontre à son avant
Une vague entre en hésitant
Et danse et saute autour de moi
Entre la table et le fauteuil
Toute confuse et me léchant
Grand épagneul d’eau et de soie
Qui pose sur moi son gros œil
Cherchant à faire pardonner
D’avoir oublié en chemin
Ce que le poète avait dit
Une grosse vague étonnée
Qui lèche doucement ma main
Comme elle fit à mon ami
Il y a des mois des années.
Quelle mélancolie ? Pas de mélancolie, un état des lieux indigeste un point c’est tout. Les hypocrites ont l’art de trouver moyen de se blanchir de leurs noirceurs par des biais qui leur donne à penser qu’ils s’inquiètent du fond des choses, alors que c’est faux. Cette histoire ne touche que moi, rien qui doit t’inquiéter ma Barbara
Une vague entre des milliers
Elle entre et court dans la maison
Toute légère et chuchotant
Monte et descend les escaliers
D’un pas prudent plein de poissons
S’excusant d’être si mouillée
Et d’un bleu si déconcertant
Et d’avoir tellement à dire
Qu’elle en a peut-être oublié
Ce qui est le plus important
Et qui l’empêche de dormir.
De Montevideo à Nice
Il y a tant de ciel et d’eau
Tant de navires feux éteints
Et tant d’épaves qui pourrissent
Tant de bateaux tant de radeaux
Qu’une vague y perd son chemin
Même en se dépêchant très fort
Même en marmonnant jour et nuit
Entre les lames et le vent
Même en sautant par-dessus bord
Des grandes cheminées de suie
Qu’elle rencontre à son avant
Une vague entre en hésitant
Et danse et saute autour de moi
Entre la table et le fauteuil
Toute confuse et me léchant
Grand épagneul d’eau et de soie
Qui pose sur moi son gros œil
Cherchant à faire pardonner
D’avoir oublié en chemin
Ce que le poète avait dit
Une grosse vague étonnée
Qui lèche doucement ma main
Comme elle fit à mon ami
Il y a des mois des années.
Claude Roy
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Lhasa, I have often listen to her. x
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Me too…
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Excellent music!
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Merci leegschrift
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Mis tout …enfin en français, j’ai compris bien d’autres choses…merci ma Barbara
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Pour rompre avec la mélancolie
Comme une envie de mille chevaux sur un dos de vague douloureux…
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Quelle mélancolie ? Pas de mélancolie, un état des lieux indigeste un point c’est tout. Les hypocrites ont l’art de trouver moyen de se blanchir de leurs noirceurs par des biais qui leur donne à penser qu’ils s’inquiètent du fond des choses, alors que c’est faux. Cette histoire ne touche que moi, rien qui doit t’inquiéter ma Barbara
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