EN Ô DE LA VALLEE
Et pourquoi je te dirai pas notre amour en plein vent ? Les gens y coupent des fleurs pour les coller là d’habitude. C’est cette foutue manière d’être choqué du bon usage des mots. Ils vivent que pour et par le cul, seulement ils l’emballent dans du papier cadeau ce mot trop cru. Moi les mots croisés, c’est mes bras dans tes cases. Et mes revues c’est nous sur cette Seine d’une rue de vert n’œil qui vient au bord de ta colline te montrer les carreaux de mes tabliers d’écolier. T’as la Scie musicale dans ta vallée.Le sol y loque quand trop de désherbant nitrate le silence. Chut ne me dis pas de me terre. Marre des p’tits zhommes qui font que vers que dalle. Si je meurs tout à l’heure j’auras pas voulu ton absence au moment précis où j’allais te dire qui faut que tu vis. On sait rien de demain, on peut plus faire confiance, prends une autoroute qui te dit que ce sera pas une déviation à la sortie du péage, hein qui te garantit que tes enfants sauront se faire le bonheur que tu leur a toujours voulu, est-ce que tu crois que la mer elle sera toujours mouillée, elle va finir par se dégonfler, dégoûtée comme tous les autres par le contraire du c’qui faudrait et du s’qui pratique, tu crois pas qu’à attendre que ça ciel ça devient de moins en moins bleu ?
Mais tu vois je veux pas que tu ignores jamais mes yeux comme y t’aiment, de cette force qui élimine toutes les autres raisons de vivre, parce que sans ton amour c’est m’aime pas survivre. Alors j’me fous dans ton tiroir à en devenir tout rouge de bonheur. Garde-moi à clef toute seule. Je garde ce parfum indéfinissable d’un toi plus existant que ce que j’ai touché à portée de main, sans rien sentir.
Oui j’ai la voie de Barbara qui chante ô et fort.
Niala-Loisobleu – 26/05/18

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Tu avais déjà ces gouttes de vouloir décidées qui perlaient à ton front d’enfant de la Rue de Verneuil et je te regardais, timorée franchir la porte des musées ,sans le sous ,avec la complicité des gardiens totalement acquis à ta cause et au bleu de tes yeux…
ô tu n’avais pas besoin de tirer sur mes nattes pour m’annoncer ton arrivée, elles se recourbaient et devenaient perchoir et hâvre de paix pour l’oiseau qui tachycardait de tant de beau et tu posais un bec apaisé à mon cou…
Des années après, au peint de mes murs, mon armoire normande se fit malle aux trésors…et je porte fièrement ma tignasse emmêlée sous le perchoir de l’oiseau qui ne m’a pas oubliée et qui tresse avec la même obstination que naguère d’inouïs chemins de traverse….
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Re-Tresseur de tord dans le jargon des habitués des ateliers qui jalonnent les Buttes et mon Parnasse c’est mon métier. Chui-là qui tisse partout. Un genre de saltimbanque de l’amour courtois. Je rime à rien en usage dans la bonne société. Pensez être qu’un amoureux de la vie c’est pas sérieux. Il faut pour cela apprendre à marcher si longtemps que peu de jambes résistent à l’usure. Mon Normandie a moi il en a des solides. Il vogue en corps que le France est plus. Ma Ria c’est par là qu’il trempe à ses estrans.
Du sel au ventre pour battre les vœux en écume. Obstiné comme bon sang ne saurait mentir.
Merci ma Barbara🔆⚓️🔆
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Les chemins d’évidence sont héliotropes, toujours…on n’a pas à s’y user les jambes. mes sandales sont nattées d’essentiel. C’est une peau rare.
merci mon Alain…
Je guette l’orage qui tourne au-dessus de mon jardin, je vais de ce pas et dans mes sandales de peau lui ordonner de faire demi-tour. bon rayon ne saurait pâlir.
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L’orage traverse le pays comme le reproche justifié adressé par la nature aux mauvais hommes. N’aies craintes tes fleurs sont du bon jardin, je le sais, affaire de nez…
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Nez pas grand manitou ou chien truffier qui veut… Tu en nez.
Les clématites ne peuvent mourir avant leur entrée en scène…Pourvu qu’elles ne se mettent pas à me chanter du Dalida au strabisme de la grêle annoncée…
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Il venait d’avoir 18 en…
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Même temps que la nattée qui n’osait pas franchir les portes du musée…
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la natte est sur le pis lotie..
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bien lotie…
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Merci lesfaitsplumes.
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Merci Carole
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J’ai dévié la course des orages pour l’instant…Je le devais aux clématites.
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Ô suis content 😀
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Il faut que je reste vigilante quand-même…
Tiens, un poème:
Un jour, je sus peu à peu qu’elle venait à moi.
J’eus la bouche pleine de son amour.
Mes yeux n’ont qu’un chemin, ils te parcourent entière
et mes rêves vacillent au creux de ta rivière.
Tes bras rives de douceur, à tes yeux, en cortège, des rêves de velours
toute l’eau des neiges fond aux perles de tes doigts
et tu offres ta grâce sans désir de retour.
Chacun de tes sourires déchire un peu de roche.
La fraîcheur des rivières au bord des yeux du jour
coule par tes reins fragiles oasis de faiblesse
la rose de ton cœur réclame sa chair de lune
l’amour perle au collier de ta gorge légère.
Je t’aime, la gorge nouée aux fibres de l’été
chaque aube m’éveille tes yeux au fond de mon regard
ma femme heureuse jusqu’au bord des paupières.
Nos rires feront trembler des miroirs d’eau légère
Ton corps offrit un été plus pur à mon corps privé
de sa saison.
Ta cuisse où perle le long filet de ta vie intérieure.
Et le merveilleux éclatement de ton ventre,
séjour nocturne d’obscures espérances
dans le jaillissement de la redoutable fleur
à jamais offerte
fruit de la seule apocalypse.
Toi
enfin nue.
Georges Chaliand, Feu Nomade.
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Quand l’eau sourd de ton ventre vibrant la verse est
à voir la fenêtre grande ouverte…
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Et elle arrive…
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J’écarte le volet à la lisière de l’haine…
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Merci Jo-Ailes.
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