ARBRES I
afin d’être chaque année plus criblés d’air
ARBRES II
il est conduit par de tremblants dédales
par des essaims d’étincelles et d’ombres
vers une grotte à peine plus profonde
Peut-être maintenant qu’il n’y a plus de stèle n’y a-t-il plus d’absence ni d’oubli
ARBRES III
Ainsi le cœur endurant peut-être, purifie
Je garderai dans mon regard
comme une rougeur plutôt de couchant que d’aube qui est appel non pas au jour mais à la nuit flamme qui se voudrait cachée par la nuit
J’aurai cette marque sur moi de la nostalgie de la nuit quand même la traverserais-je avec une serpe de lait
Il y aura toujours dans mon œil cependant une invisible rose de regret comme quand au-dessus d’un lac a passé l’ombre d’un oiseau
Et des nuages très haut dans l’air bleu qui sont des boucles de glace
la buée de la voix
que l’on écoute à jamais tue
Philippe Jacottet

Les caprices de l’informatique auxquels mon ignorance est jointe…sans que cela me procure de la peine…ont fait que les ARBRES 1 ET 2, ont été maltraites dans la mise en page…ceci bien sûr sans que je le veuille…c’est dommage, mais il est aussi fort possible que WP pas toujours clair, y soit pour quelque chose…je laisse comme tu m’as passé le tuyau, Barbara, pour la honte à eux…je me rattraperais pour ne pas abîmer Philippe Jacottet que j’approche grâce à Toi.
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Dommage que la mise en page est virée bouillon d’moules…merci je t’embrasse ma Célestine !
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On voit quand même s’élancer les troncs vers le soleil 😉
💜🦋💜
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Oui !
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Ils tiennent la vie en haleine…
A MA PREMIERE VUE
Je reste dans la perspective du réveil, non pas sortir de cette teneur d’illusion qui fait une réalité à partir d’une basse d’envol avérée
J’ai vu dans le froid du soleil retiré, denser par la chaleur d’une pensée à qui j’ai donné un nom, sans recevoir de non en réponse
Si je savais comment d’où je viens réellement, je m’aurais accepté cartésien, peut-être, mais voilà, je rêve aussitôt après être sorti de ma nuit, tant qu’à choisir pourquoi aller vers le pire, le bon du bonnet, le bon du bonnet, me répète en boucle le tunnel du métro matinal de mon adolescence. Je le prenais à Pyramides, c’est de là que j’ai des siècles qui contemplent…
Ce qui vient de l’amour tant ça humanise la barbarie terrestre que ça incline à panser positif
Et puis j’ai soif de ses seins dès le réveil, pas un enfant ne se méprend sur ce signe…
Niala-Loisobleu – 10 Février 2018
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Les oliviers sont des coliques de Vincent…
Merci Sisyphius47
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