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J’te poste à penser


 

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J’te poste à penser

 

Le quai de ces jours mal lunés devient boueux. L’amer passe au-dessus des bottes au point de vous faire la pensée chuintante. Sale effet visqueux où en dehors de la sensation tentaculaire on dégringole dangereusement dans la déconne. Le vice sans fin, ouah courage, fuyons ! Quand l’Atelier me regarde rien qu’avec des repoussements basés sur des arguments valables, genre y fait trop froid, je dis attention Loiso, danger, jette rapidement cette vérole sans te gratter, car plus tu t’ongles plus elle cavalera.. Bien sûr la période récurrente d’une merde qui me collera jusqu’au dernier jour, favorise haut la main ce genre de siège de Troie. Le mauvais ch’val, j’vous l’dis.. On a beau connaître l’histoire à fond, quand c’est Verdun qui vous est arrivé un jour, tu pouvez être le plus fort, tu pourrez plus trancher les alignements de croix qui hantent la douceur pastorale de ta campagne..Mais seulement j’te l’dis dans les yeux, j’t’émascule l’oeil du vice catin, je t’r’crache ton venin aux sourires, en un mot j’t’emmerde, tu peux me traîner ton ombre, j’en sors ta schizophrénie pour que tu joues tout seul avec. Chouette, tu vas pouvoir jouir. Le soleil tu l’as amputé le jour où tu en as parlé. Faudrait que j’vive dans le marécage de ta pensée pour le reste de mes jours ? Ben dis donc doux, doux, tout doux salope, pas pour mon paysage ton enfer, le maudit te va comme un gan, garde-le. Il y a dans cette saloperie terrestre assez de gens propres pour passer au-dessus du purin en volant. L’enfant est beau parce que son innocence lui interdit rien de croire. Ne me vole pas ça enflure ignoble !

Niala-Loisobleu – 28 Décembre 2017

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Perversion Narcissique


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Perversion Narcissique

 

Vénéneuse fleur

qui déploie son enveloppe en forme de coupe

couleur de souffrance purulente

où la pire MST corolle

au sein d’un calice de contrefaçon

 

N.B Existe dans les deux genres

 

Niala-Loisobleu – 27 Décembre 2017

Et maintenant aux fesses


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 Et maintenant aux fesses

 

« Et maintenant, aux Fesses !
Je veux que tu confesses,
Muse, ces miens trésors
Pour quels — et tu t’y fies —
Je donnerais cent vies
Et, riche, tous mes ors
Avec un tas d’encors.
Mais avant la cantate
Que mes âme et prostate
Et mon sang en arrêt
Vont dire à la louange
De son cher Cul que l’ange.,
O déchu ! saluerait,
Puis il l’adorerait,
Posons de lentes lèvres
Sur les délices mièvres
Du dessous des genoux,
Souple papier de Chine,
Fins tendons, ligne fine
Des veines sans nul pouls
Sensible, il est si doux ! »

Paul Verlaine

https://culturebox.francetvinfo.fr/arts/expos/et-maintenant-aux-fesses-la-face-erotique-des-poemes-de-paul-verlaine-155779

L’Arbre-Chaman


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L’Arbre-Chaman

Sur des marques de pieds humides

flottent des coques de fruits secs

L’instrument à vent se demande comment faire un auto-bouche-à-bouche

Le cheval frotte mon dos meurtri de sa douce crinière

en chassant les mouches de sa queue hélicoïdale pour amener l’équipage à reprendre la mer. Les poches de mes cuisses rechargent le ballast en cailloux. Le chardon remauvie sa fleur en  l’arrosant au pili-pili. Dans les roulottes les pieds frappent les cloisons nasales d’olés écossant les pois des robes gitanes jusqu’à l’aine. Une prédilection chienne tire  à casser la chaîne des aboiements vers le point du jour. C’est le mauvais sort de suivre la voix du GPS dit l’arbre-chaman. Ecoute l’humaine qui te lance des appels et suis-là par la voie putrèfactive de la renaissance printanière dans l’épreuve de son cycle. Des veines ouvertes d’un regain en attente, un indéfinissable mouvement murmure. On ne saurait le décrire tant l’impression a pris la place en excluant tout vide. Pour ma part, je dirai simplement  que s’il y a tant d’intuition dans le ressenti c’est suffisamment probant pour se brancher au courant.

Niala-Loisobleu – 27 Décembre 2017

ARROSE LES FLEURS


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« Arrose les fleurs »

J’ai reçu ce matin la lettre où tu m’écris
De prendre soin de moi et je t’en remercie
Que tu vas me reviendre et tout ça et qu’on s’aime
« Et arrose les fleurs une fois par semaine »Mon amour, je te jure, les fleurs, je les fais boire
Ensemble on est pétés, tu pourrais pas le croire
Je re-siffle ces mots « Je suis partie sans haine
Mais arrose les fleurs une fois par semaine »

À quoi me sert, sans toi, de me priver de clopes
Ou d’un Saint-Emilion? J’ai sur moi l’enveloppe
Où ta main a tracé « Je rentre sous huitaine
Mais arrose les fleurs une fois par semaine »

Avec toi, j’ai appris à parler végétal
Et je compte les jours comme autant de pétales
Je relis ton courrier et c’est pas un problème
Sauf d’arroser les fleurs une fois par semaine

J’ai reçu ce matin la lettre où tu m’écris
De prendre soin de moi et je t’en remercie
J’imagine un jardin où nos pas se promènent
En arrosant les fleurs une fois par semaine {x2}

 

 Allain Leprest

J’AI L’OEIL COLLE A L’OREILLE DE L’ARBRE THEÂTRE UNIQUE


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J’AI L’OEIL COLLE A L’OREILLE

DE L’ARBRE THEÂTRE UNIQUE

 

« Ce que le public te reproche, cultive-le, c’est toi ».
Jean Cocteau

Un soir divers
en plein été pas sorti d’hiver
je m’interroge

L’arbre est bien là
il frissonne
un vent d’encre quelque part
défile
bleu
atone
tapis
recroquevillé
quelque silence poignardé à l’écorce des mots de parole
par une main de papier-mâché
aux ongles piqués à la machine infernale

Parade

serait-il imaginable
puisque impossible
de trouver
un
M. Loyal ?

Le sais-tu toi Jean Cocteau
à moins que…

Pablo d’un âne sorte l’Abreuvoir
par l’aqueux de la crèche

Et nous le peigne
méconnaissable

Retour à la case départ

Satie met le cheval au piano
et coule la Seine préface
Guillaume

Ballet Moderne

« Etonne-moi !»

Ballet Moderne

Encore une fois

me revoici plongé au cœur des Ballets Russes
Serge de Diaghilev pointe à corps défendant
l’ombre d’un goulag dans mes fantasmes récurrents
la Paix
creusant sa propre tranchée à la saignée des chemins de frise de la gorge

J’ai les doigts à danser dans la buée des larmes
détachés du bras, en contre-allée de l’estuaire à l’estran
Bien d’une résonance sourde regimbant le rivage embusqué
derrière le blindage des ouies
comme la peau-morte des peintures qui s’écaillent aux portes de la nuit
en battant des nageoires au large du néant
refusant au comptoir des sucriers de boire la facilité
dans un dernier vers aspiré par les pieds de nez

Déchirer la nuit
détricoter la côte de mailles
armure factice de brouillard
dans la lice d’un tournoi d’un présent courtois
dérivant de tables rondes en rondes de nuit
autour du spectre d’un graal
qui se consume dans l’extinction d’un soleil déchiré de mon retour de croisade

Cracher ce verdâtre glaire à la gueule des automates clonés agitant le ballet mécanique d’un Monde Moderne qui s’essouffle en pédalant dans un rêve pétrifié. A remonter le temps à contresens d’une humanité désarticulée conditionnée en kit, que d’ultimes soubresauts d’éoliennes tentent d’héliporter aux bornes des sept merveilles du Monde à bord du spatial vaisseau baptisé Atlantide.

Des majorettes obèses, la cuisse coincée entre deux tartines, remontent un hamburger après l’autre, la Parade dans le crash des acrobates du bug d’une impossible imitation de cour des miracles signée Botero.

Tu es là, sève en corps battante, que j’ente sans frapper à la fourche de ton ventre, un scion échappé d’une genèse de mon esprit chaviré, venu du bois dérivé des deux créoles de l’arbre de nos hé, loctogonevert que je vide comme un poison pour ne plus avoir la moindre idée que je fais mal en étant là.

Niala-Loisobleu – 26 Décembre 2017

 

ET PUIS ON S’APERCOIT


« Et puis on s’aperçoit »

On arrive tout nu
Un matin au portique,
Parmi tant d’étrangers,
On est un inconnu
on découvre la vie
Tout comme une Amérique
On a soif d’être vieux,
Avant d’avoir vécuEt puis, on s’aperçoit
Que partir, ça sert à rien,
Et puis, on s’aperçoit
Que de rester, ça sert à rien,
Alors, on reste,
Alors, on reste, n’importe où.

On se trouve un matin,
On est deux, face à face,
On se trouve un matin
Deux dans le même lit,
On découvre l’amour,
On lui cède la place,
Mais il fait la valise
Avant qu’on ait compris

Et puis, on s’aperçoit
Que d’être deux, ça sert à rien,
Et puis, on s’aperçoit
Que d’être seul, ça sert à rien,
Alors on fait, alors on fait,
N’importe quoi!

On rencontre un matin
Quelqu’un qui nous ressemble,
Un qui est étranger,
Parmi ces étrangers,
On échange des mots,
Et quelques verres ensemble,
A cet instant, on croit
Que la vie va changer

Et puis, on s’aperçoit
Que de parler, ça sert à rien,
Et puis, on s’aperçoit
Que de se taire, ça sert à rien,
Alors on dit, alors on dit,
N’importe quoi.

On se trouve, un matin,
Tout nu devant sa glace,
Devant son ombre morte,
On est presque étranger,
On se retourne un peu,
Mais le passé nous glace
Et on s’étonne alors,
D’avoir tellement changé,

Et puis, on s’aperçoit
Que le passé, ça sert à rien,
Et puis, on s’aperçoit
Que l’avenir, ça sert à rien,
Alors, on meurt, alors, on meurt
N’importe quand!

Josh White – Jesus Gonna Make Up My Dying Bed


Josh White – Jesus Gonna Make Up My Dying Bed

 

Now in the time of dying
Or, dans le temps de mourir
I don’t want nobody to moan
Je ne veux pas que personne se plaindre
All I want my friends to do
Tout ce que je veux que mes amis à faire
Come and fold my dying arms
Venez me croiser les bras morts
Whoa Whoa well so I can die easy
Whoa Whoa, si bien que je peux mourir facile
Whoa Whoa well so I can die easy
Whoa Whoa, si bien que je peux mourir facile
Whoa Whoa well so I can die easy
Whoa Whoa, si bien que je peux mourir facile
Jesus gonna make up my dying bed
Jésus va faire mon lit de mort

Meet me Jesus, meet me
Rencontrez-moi Jésus, me rencontrer
Won’t you meet me in the middle of the air
Tu ne veux pas me retrouver au milieu de l’air
And if these wings should fail me Lord
Et si ces ailes ne devrait-moi, Seigneur
Won’t you meet me with another pair
Tu ne veux pas me retrouver avec une autre paire
Whoa whoa well won’t you meet me Jesus
Whoa whoa bien ne vous me rencontrer Jésus
Whoa whoa well won’t you meet me Jesus
Whoa whoa bien ne vous me rencontrer Jésus
Whoa whoa well won’t you meet me Jesus
Whoa whoa bien ne vous me rencontrer Jésus
Jesus gonna make up my dying bed
Jésus va faire mon lit de mort

I’m goin’ on down to the river
Je suis goin ‘on descend jusqu’à la rivière
Stick my sword up in the sand
Plante mon épée dans le sable
Gonna shout my trouble’s over Lord
Va crier sur ma peine au Seigneur
I’ve done made it to the Promised Land
Je l’ai fait fait à la Terre Promise
Whoa whoa well I’ve done crossed over
Whoa whoa bien que j’ai fait traversé
Whoa whoa well I’ve done crossed over
Whoa whoa bien que j’ai fait traversé
Whoa whoa well I’ve done crossed over
Whoa whoa bien que j’ai fait traversé
Jesus gonna make up my dying bed
Jésus va faire mon lit de mort

Ever since I been acquainted with Jesus
Depuis que j’ai pris connaissance avec Jésus
We haven’t been a minute apart
Nous n’avons pas eu une minute d’intervalle
He placed a receiver in my hands
Il a placé un récepteur dans mes mains
True religion in my heart
La vraie religion dans mon coeur
Whoa whoa well I can ring up my Jesus
Whoa whoa bien je peux téléphoner à mon Jésus
Whoa whoa well I can ring up my Jesus
Whoa whoa bien je peux téléphoner à mon Jésus
Whoa whoa well I can ring up Jesus
Whoa whoa bien je peux téléphoner à Jésus
Jesus gonna make up my dying bed
Jésus va faire mon lit de mort

Goin’ on down to the river
Goin ‘on descend jusqu’à la rivière
Stick my sword up in the sand
Plante mon épée dans le sable
Gonna shout my trouble’s over
Va crier ma peine au cours
I’ve done made it to the Promised Land
Je l’ai fait fait à la Terre Promise
Whoa whoa well I’ve done crossed over
Whoa whoa bien que j’ai fait traversé
Whoa whoa well I’ve done crossed over
Whoa whoa bien que j’ai fait traversé
Whoa whoa Jesus gonna make up my dying bed
Whoa whoa Jésus va faire mon lit de mort

 

Gueule de Bois


 

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Gueule de Bois

Une touffe de serpentin avachie

descend le caniveau

dans les mains d’un lanceur de javelot

Le stade l’oeil bas sur l’ola

ronfle emporté par sa précédente clameur

Quelques traces de fesses disséminées

charrient des restes de pom-pom girl

C’est Noël aux gradins vides de son symbole

Niala-Loisobleu – 25 Décembre 2017

Un Conte de Loiso de Noël


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Un Conte de Loiso de Noël

 

Je me regarde assis, debout dans ma démarche, et vois couler les mots d’un bout à l’autre de la place qu’ils ont occupés à l’occasion qui leur correspondait.

Une petite-fille, des fourmis, une guitare et un foutu bordel de cigales à l’endroit d’un été. Contre le fil de la rivière, un prestidigitateur versé dans la haute-couture dessinait la poupée que t’avais dans  l’éclat des yeux. Du coup, voilà que le gel d’hiver demande au garçon de ressortir un parasol, pendant que l’anis  suce son vert. Il fait soleil comme quand d’amour le père Noël n’a rien à y foutre…les mots frappent à la porte de l’encrier, j’aime cette photo-montage merci, le papier d’emballage ne sera  pas nécessaire. La poupée est de chair, elle supporterait pas la cage. Non c’est pas de la Barbie.

Les magasins sprintent
plus que quelques heures avant ripailles

Sur mon frein tu vas et viens en prenant tout ton tant

Un pont ronronne tout contre la rivière
il fait le gros dos
c’est bon de laisser glisser les ronds dans l’eau

Entre des feuilles mortes, l’herbe s’est éveillée, elle a dessiné une robe de vie pour aller danser, sans perdre aucune de ses chaussures et sans demander une citrouille par téléphone. Elle a rejoint l’ailleurs, sans faire la vaisselle, ni balayer les râclures des mauvais esprits, après tout, les contes ça se règle mieux à l’amiable qu’avec huissier…Enfin je le croyais.

La vie est pleine de solutions de barrières suspectes. Les passages à niveau m’en parle pas. Les sabots que nous avons taillé au canif de nos rejets des conventions devraient éviter les blessures aux pieds. Rappelle-toi au moment où nous avons allumé le feu dans la cheminée, le bois venait d’être livré par un train électrique sortant d’un tunnel à toute vapeur. La flamme qu’il avait mise dans le battement de coeur du gosse aux pieds nus, nous a semblé lui avoir ôté la gelée des pieds. Pour les chocolats et autre poularde grasse on a pas cru bon d’en faire une priorité. Les oranges ont l’inégalable en matière de sensation. Parce que nous nous sommes attachés à ne jamais faire de notre vie une prison. Cette nuit les rennes rejoindront l’étable des rois de la carambouille, un chinois à la guirlande fera cramer le courant pour que  personne ne touche à ton rêve mon Petit Enfant.

Niala-Loisobleu
24 Décembre 2017

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