Ce qui tient la route échappe au faussé


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Ce qui tient la route échappe au faussé

Le lit d’où je te parle me tient dans un sommeil éveillé. Par la fente des volets passent des images que je cherche toujours. Il fait noir, pour les regrets j’ai décommandé les rendez-vous..  Les tapis sont en embarquement Porte 3. Puis sans qu’un signal ait lancé une demande, tout s’arrête. Est-ce que les sourires, cachés dans leurs trous sont figés aussi ? Je me demande en même temps à quelle heure la signification des fleurs se lève. Toi tu es seule à le savoir, bien que tu ne m’en aies jamais rien dit. Il n’y a qu’échange des doigts dans un titre de peau, ce qu’on retient de la voie par les lèvres ouvertes. Être tout l’un pour l’autre, suppose d’abord avoir son silence propre. Pas celui qu’on laisse abêti par les niaiseries des commentaires internet. Nous ne portons pas les mêmes souliers, ça n’empêche pourtant pas nos pieds d’aller à la rencontre. De voir l’arbre, son écorce déboutonnée, donner de la sève à la raison d’être fou sans aliénation. Quand tu lis le tableau d’un ton pareil à la couleur que j’ai mise sous le vernis, tu co-signes l’expression de sa sensibilité.. Bien sûr au départ, avant le premier trait, tu étais toute plume trempée déjà dedans. On a de l’insecte qui libellule ensemble, décollant de deux endroits pour le m’aime point de rencontre. Là, par exemples, vaquant au milieu d’un bruyant quotidien, nous nous dérangeons de son emprise pour passer derrière l’écran du bouche-trou. Tes mains, dans cet instant précis, ont ce geste si tendre. Celui qui, quand obligée tu pars,et que tes doigts me restent. Il y a bien plus fort encore, cette fusion qui entre par naturel dans chacun des mouvements de nos cellules, puis demeure au glissement de l’archet sur le violon de nos journées. Quelque soit le mouvement du passage, lent, rapide, nostalgique, romantique. Le fil du temps, se développe au coeur du noyau, sans faire fausse-route à changer tout l’temps de direction.

Niala-Loisobleu – 21 Novembre 2017

Illustration: L’orphelin de Velletri 1973 – Léonor Fini

 

Osmose


Osmose En découpage la buée d’un désir passe entre deux planches tendre mousse posée sur la barbe d’une ronce où le passage d’un garenne a laissé de son odeur Il n’y a rien qui se perd hormis la percée du regard que l’on ne veut plus entendre. Jeter au dépourvu arrange. Pourtant là-haut le gardien […]

Figurations


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Figurations

par Michel Deguy
 Nous soucions-nous encore de notre nature, ce devrait être en cherchant du côté de faits, sans doute, mais circonscrits d’une manière singulière, comme on écarte
avec douceur un buissonnement pour y fouiller à une échelle inhabituelle, celle de l’étrange ressemblance de situations telles

quand nous entrâmes dans ce petit poste douanier à la frontière patagonienne du Chili et de l’Argentine, cherché de nuit dans la boue, alors le même sous-officier
débonnaire et aux aguets, les mêmes tuniques salies dans la pièce de bois enfumée par le poêle, le même soulagement après les vérifications officielles
sous les cartes et photographies épinglées, notre réserve un peu anxieuse et gaieté un peu simulée, empressement un peu excessif, et la circonval-lation de même
nuit bientôt réduite et déportée en longues files de captifs à chemises grises par l’est

quand nous entrâmes, sur l’autoroute de Baltimore, dans le même restaurant assombri avec ses passagers semblablement dispersés aux recoins, à voix basse, attentifs aux
arrivants comme aux signes de la fin du monde, alors cette lente concrétion du laps pareil à tout autre en train d’échapper comme les poissons invisibles à ceux qui
pèchent en l’eau interdite de l’autre côté du temps uniforme et brillant et nulle prise ne comblerait une espérance énorme : (jeu de la différence
repassionnée dans la chasse entre l’imprenable et le geste procure un calme inapaisement le nôtre de sorte que par la proie toujours rare, allusion au dénouement, ce temps est
souvenir et le savoir est songe) ; alors le même contentement à s’abriter de la pluie, à se restaurer encore une fois entre amis, la même fois unique, le sentiment sur cette
rive ni espoir ni désespoir de frôler d’une ligne jetée encore le symptôme de ce que Proust dernier peut-être appelle une essence, dans la même tendresse pour
cette distance, douce et implacable surface, entre nous qui mangeant parlions de rien d’aucune manière capitale et le leurre de vérité d’un moment figuré par lui-même,
comparable en tout point de son cours à soi :

chérissant la déception, résignés à cette récompense qu’il y ait abri ainsi dans le monde multiplié de l’insignifiance possible, qu’elle soit devenue notre
demeure à chaque méridien

quand les paumes en or de l’heure de Cologne s’ajointaient, l’oiseau machinal progressait sur les bords, fleuve et voie cours à cours son corps fat son corps vif, jeunissaient les visages
autour de nous, la pelleteuse saccadait sur les berges, le Rhin entraînait l’aube dorée du temps, son corps lent son corps lourd se croisaient cours à cours

quand, passé le graphique Manhattan des crises sur le ciel (d’un coup lisible les chutes les pointes sur le ciel, le bilan d’Amérique apposé bétonné sous la lune
grêlée comme une balle de golf, le gong heurté par les productions Rank) la taverne à poissons sur les docks, reflets de l’East-River sous les piliers des routes, la
violente saleté des trottoirs, le bitume cloqué des avenues où sous les couvercles de fonte bout le sous-sol des Açores, et la foire sur la route de l’aéroport où
les écarts sont devenus inoffensifs, Locus Solus où les Hopis, les Dogons rejouent d’une manière douce et vidée les mêmes danses, terre exsangue, léthargique,
assourdie, asile où le dément rejoue son psychodrame indolorisé

(quelle perversité ce fut la domination de blancs sur la richesse neuve au blason d’épices, l’inépuisable mine à ciel ouvert, les esclaves femmes odoriférantes et les
fruits; leur nonchalance parmi les choses incroyables, bleues-or-noires-chaudes, nues; l’assouvissement de tout désir aussi élégant et direct que se pencher à la source pour
y boire avec ses mains, sourire à cette femme, longer ses hanches noires avec les mains sans secret, et diriger la force vers un service; quel règne sur l’autre côté de la
terre, avec son verso de nostalgie comme un très lent cancer, et peut-être les peintres ont ce plaisir désuet, doux, devant le modèle qu’ils aiment vaguement, laissant
mûrir sa nudité pendant des heures, et, plutôt que la lutte à peau nue, cette transfusion car voici une négresse qu’il conviendrait de poser sur un socle et longuement
dessiner, longuement aimer de peinture; peut-être non moins, est-ce un amour de ce type que nous continuons de rêver d’entretenir avec la « nature », et la femme le
modèle, le redoublement, la perle noire de cette attirance qui rêve d’être entourée par de lents modèles, comme Baudelaire incliné j’imagine demandait à
Jeanne de vaquer dans sa nudité

de ce corps aimer comment jusqu’à l’écorché les nervures les pétioles la veine ouverte reconnaître l’éventré de ce ventre le sang comme une eau de novembre le
lichen des os aimer l’agrandi d’aréoles les pores déserts veiller le scalp et l’orteil les lombes gras comme un plat le cadavre fragile Pévasement des humeurs le dicton
fétide de la bouche la série des oreilles l’horripilé la céramique du derme refroidi

— noirs, je désirai un poème pour vous, mais en quelle langue, votre mélancolie, votre diversité, comme si vous n’étiez pas fixés dans l’espèce, mais
d’argent, de roux, d’ébène friables comme les fleurs jaunissent, dérivent tel un genre littéraire, à Chicago où les blanches pourrissent par les seins, lentisques,
chapeaux, gencives, variqueuses, jalouses des femmes de Matisse dans le salut bleu de leurs membres, it used to be a sea of grass but now le fibrome de votre aire

car la terre hésite entre les deux terres, étroite langue entre la haute terre du Phédon et la bolge des cruels : ce détroit aux oiseaux enciellés, de mon vivant
persistante clairière, l’insignifiance de cette sortie, de cette montée, descente, de cette halte où s’abrite l’amitié spacieuse, au moment où nous entrâmes chez
le fripier de Valparaiso pour changer les dollars, entre les phrases nous feuilletions doucement ces chemises, ces pantalons

autant d’espaces que les choses! Miracle en pains en pans en poissons en couleurs Sa Multiplication; qu’il est chute de lui-même, se prit en plis en nappes en pommes en marteaux, tables,
se cassait aux coins se moulait aux conduits ruissela chaise stalagmisa fleur : le vide passant ici traça bouteille noire, un joueur une goutte un cheval, ça ramifie palmes seins
palmiers drapeaux dentelles philodendrons chemises pantalons

insignifiant qui est le mémorable où nous apparentons, nous repartons sans autre férule que de mots qui font un bois dormant, ce roncier, ce taillis, ce désert, la
connaissance de quoi, puisqu’il n’y a pas congrès pour cet aveu, ce qui nous ruine, ce fin silence toujours recouvert reclus à la maison comme les recluses de province enfermées
trente ans sur une litière de femme laissée à la maison, mais ne faudrait-il pas que le scandale éclate, comment

comment passe le temps, il passe ici ainsi, par une longue île de haies, par un hongre au pré, un cyprès, traînant, longeant les passes de buissons, l’espace de
désœuvrement pour l’œuvre, le monde loin du monde, le centre du caillou non moins présent moins absent que celui de la terre

repère fini mais fui comme une femme aimée, ce livre qui passe, Nô d’unevérité déjà déniée en pensant aux possibles, giration chaude au centre
« l’estomac », plexus pivot de l’alerte qui s’émeut corps de ce qui surviendrait ardente annulation du double désir de planter la tente sur ce Thabor et de quitter tout pour
aller à tout, tandis qu’entre en opposition au viscère la fleur de Van Gogh, l’herbe descend vite à la mer à côté des tempes, la lecture descend le rapide des
signes, le linge jappe, fuir à vide déferle ce matin

où tout est attaché sauf le vent, qu’on ne voit pas, qu’on entend; les herbes, le chemin, les cailloux, les troncs, les poteaux, les cimes, les maisons, les lignes —
attachées à la glèbe; le vent est de passage, non visible, le bruit là nettement détaché de toute montre, bruit pour tous assoiffés linges, branchages qui
s’étirent s’exhaussent se tendent vers son lit, la rumeur est là dense rt fixe à la manière du fleuve passant elle varie comme le ciel comme l’eau dans un cours, lieu berge
de la coulée qui gronde pour autres que les yeux, débit du non-visible le seul qui bouge il fait pivoter l’ensemble, donne un axe tout gire sous le nord-est ou le nord il
boussole

Ithaque le matin reconnaissant, dehors qui est le dedans par les façades redressées plus réelles que leurs loges, la place de pavé, ia foule des arbres prétendant,
l’air invité quand pareil aux ouvriers les bourgeons changent lentement les contours, l’allégresse de n’être rien, errant hémisphère pour l’avance oisive avec le geste
du travail qui rend le monde à l’invisible par moitié au verso de mémoire : poème? nulle allitération d’odeur, mais qu’une phrase ébranle, comme un cuivre le
musical, la langue, c’est à chaque fois l’invention de viole pour l’audible ou de triangle ou de hautbois

un grand clapot des mains dans le lexique, arrose-nous, mais l’image m’arrête des cuves d’eau noire au fond du Trianon, quelle surprise l’obstacle sans bouche, la pensée de l’autre
devenue pierre. Sillage dans la langue et cap sur l’agora des biens, le poème triangulaire comme une figure d’octroi émet la position : Reverdy se règle sur ce qu’il a en vue
pour le chef-d’œuvre de mots dans la soufflerie; le chardon mauve comme la mer anémone… ô folle déclaration d’amour à cette langue! Elle a reçu son territoire,
elle est d’ici où la fleur cyanosée qui repère la mer défilante accroche les mots qui la frôlent, et transforme en sa gloire ce qu’elle touche, j’aime voyage insalubre
comme une île, et lacustre comme un lac éteint, il est à respecter des choses que les r.iots ne nomment pas mais qui les gagent, accords de ressemblance oblique, immortelle et
tourbe, la vraie leçon qui est fable, les tendres emblèmes je déraisonne et comment se rangent malgré nous le mauve l’impair et cet animal, ô voyelles
généralisées, liberté que nul autre ne peut prendre le temps même au vol imploré bat d’aile noire d’oiseau dans le soleil, le jusant me laisse à cette page
épuisée, le sang contre la falaise interne et le roc referme le capot de la mer; là vivre limitrophe s’esquisse; je me suis tu longtemps Madame et vais encore — plaider
comme la mer; silence où passent de longues pages, ressac avant le testament avant le testament contractons la dette

( Illustration : L’accouchement du serpent – Léonor Fini)

L’Espoir


 

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L’Espoir

Un moment pour rêver d’herbe
sans les pieds sur le tapis de ciment froid

Quand l’épicier de chine klaxonnera
fais-moi penser à lui prendre notre part de soleil frais il reste une grande part de lune

Ensuite nous irons marcher
sans papier-glacé dans les eaux chaudes du berceau à voiles

Tu as les cils qui frémissent que je crois sentir le parfum des baies libres sans les  longs couloirs aux barreaux des fenêtres
Bleu comme seule tu repeints quand sans le vouloir
là où il devait y avoir des mouettes s’est posée une épave de tristesse
Je remonte la vague des sillons la trotteuse court à l’eau pleine d’entrain
j’embrasse l’à venir à deux mains sur les fesses infantiles d’un nuage
en remontant un à un par les trous de ta nuisette l’intérieur de ta peau pour conter notre histoire au son de la respiration pulmonaire du carton perforé de l’orgue de notre  manège de chevaux-de-bois

L’espoir n’a que Nous pour Auteur

Niala-Loisobleu
19 Novembre 2014

IL Y A TOI


 

Il y a le parfum de la terre juste après le coucher de soleil, le grincement du volet le soir quand on le ferme. Il y a l’odeur des vieux livres dans la bibliothèque, une petite couleuvre dans l’ombre des capucines. Il y a une mouche prisonnière qui frappe à la vitre pour sortir, le […]

via Bruno Ruiz / Toi — Bruno Ruiz dans le désordre

 

Bord de mine


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Bord de mine

En se taillant

Le copeau se tord de rire

Crayons oui

Mais de couleurs

Dessines-moi un mouton

Avec l’haleine de mon ventre

Sans compas pour le sein solaire qui fait la ronde sur la poitrine de ce jour du seigneur Là où les grands oiseaux blancs battent les prochaines moissons, il y a un grenier qui nous attend Ne le laissons pas vide La fête sera un jeu de construire des galipettes pour les enfants.

Une idée qu’elle serait bonne, serait celle à tout faire

Rimons-nous les uns aux autres à dessin

« La sculpture, c’est du dessin dans tous les sens » Antoine Bourdelle

Niala-Loisobleu – 19 Novembre 2017

CE SOIR ME BRANCHE


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CE SOIR  ME BRANCHE

Les jours et leurs écumes se vivent mieux la marée passée. Je pense souvent que l’épaisseur des choses, bien qu’omniprésente, ne se libère que dans les virages qui peuvent redresser  les lignes. L’égoïsme des occupations prend ses aises sous couvert d’une nécessité tolérante, qui broie les fibres essentielles, ces petits brins verts, minuscules gravillons, poussières d’étoiles, palpitations poitrinaires, sève où je me nourris, rattaché au primordial sans lequel rien n’a de vie. La vie n’a pas de consanguinité avec l’ensemble du mode aléatoire du temps dispersé, la vie c’est toi, c’est moi tels que nous sommes dans une entité.

Niala-Loisobleu – 18 Novembre 2017

LA BOÎTE A L’ÊTRE 28


 

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LA BOÎTE A L’ÊTRE 28

TANT QUE …

Le sifflement d’un avion vint aux oreilles de la tour de contrôle
il est tard Mac rentre tes mous tons
Protège lui le coeur contre les bruits des lices
les tours noient la campagne sous le manque d’attrait des chevaux vapeurs

Tant qu’un brin d’herbe résistera aux charabias
tant qu’un souffle remontera de lèvres en lèvres
tant que le vif de l’oeil allumera deux regards de la m’aime espérance
tant qu’au goudron les petits cailloux s’opposeront
tant qu’oiseau ne s’écrira pas cage
tant que le silence élèvera nos enfants hors des basses-fosses
tant que rien qu’à se voir on n’aura qu’en vie de nulle part ailleurs
tant que crottés de glèbe on roulera nos mues en un semblable cuir tanné

Tant
Tant

Tant que commencé d’un Bon Jour le soir nous aura gardé emboîtés mortaises et tenons

Tant qu’avant que les liserons s’acharnent
nous aurons pugnacé d’une irréfragable volonté de nous aimer à en mourir
nous n’aurons rien fait d’autre que vivre
comme fleur des prés
sauvagement simples
les magasins pourront vanter leurs prix singuliers
nous n’en deviendrons jamais le produit…

Niala-Loisobleu
18 Novembre 2014

TROIS ANS APRES

Tant et plus se disent encore

sans que les moins aient gagnés du terrain

N’est de Bon Jour que celui qu’on embrasse au matin

N-L – 18/11/17

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C’est le concert qui est truqué


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C’est le concert qui est truqué

Un visage de papier mâché

roule de trottoirs en caniveaux

La rue est vide

ce qui dénote

qu’à moins qu’un con sonne

je vous aveux

que je n’ai pas assez de voies y’ailes

Le pianiste ne sait pas chanter, c’est le cheval qui est ventriloque L’armée du salut joue, uniforme, en dehors des couloirs du métropolitain.

 

Niala-Loisobleu – 18 Novembre 2017

Isthme à ailes Prophétie


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Isthme à ailes Prophétie

Aux cris d’une longue écharpe d’oiseaux blancs, le bleu de la mer se fit plus pressant. Je crois que d’aller précéder la larme, lui a donné cette virginité que seul le large possède. Elles se balançaient de leurs rondeurs multicolores les balises du cap. Seule Niki de Saint Phalle pouvait les avoir sorti du noir de l’incommunicabilité. La tête au feuillage, les pieds dans la racine, en matière de safran tu ne peux pas espérer mieux. Ce bois qui fait le flotté, imagine-le d’un zest de mangrove et d’une pointe de corail, tu pourras alors toucher une autre approche du mystère. La dérive des incontables nous a donné la frigidité des veillées. La chanson de geste amputée des troubadours  se mit en quête de l’autre courtoisie. Roulée d’estran la mousse légère se fit écume. L’ astérie sortit de la nuit des myriades de consonnes et de voyelles en phrases musicales. Un conteur au piano, le grand pavois s’allume, les jupes remontent et les corps tanguent. Sur le né d’un phoque pas de balle, sur le ban pas d’home non plus. Il reste la substance, elle sait le bon emploi de la rareté.

Niala-Loisobleu – 17 Novembre 2017