Un rêve glisse
Ce matin le Toi est mouillé
la nuit n’a pas pu retenir ses larmes
Le brouillard
a mis la lune au cabinet noir
Niala-Loisobleu – 22 Novembre 2017

Ce matin le Toi est mouillé
la nuit n’a pas pu retenir ses larmes
Le brouillard
a mis la lune au cabinet noir
Niala-Loisobleu – 22 Novembre 2017
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Un plasticien conçoit le changement de temps.
Merci Marguerite
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Le bébé lune nage
Brouillard apprivoisé
Il sein venir le Jour
Merci ivanitch
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Quand les larmes auront glissées la terre toute gonflée d’en Vie libérera le souffle.
Merci je suis une nocturne.
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Sur l’humeur du carreau
Le sel
Posé sa fleur
Merci Luciole
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Sur le pavé bleui de pluie, vous verrez peut-être, un soir d’étrange lune, de bizarres confettis d’aluminium tremblant à la lueur des réverbères. Laissez-moi vous dire que je connais bien cette texture particulière. Ce n’est pas de l’aluminium.
C’est qu’à l’équinoxe, il arrive parfois que des cristaux de pleine lune se détachent de l’astre mort, et viennent se poser à terre en tempête silencieuse. La mousse des prés devient translucide sur leur passage. La mer et les forêts, opalescentes. Les hiboux miaulent. Les chats hululent. Le vent se tait soudain. Aurez-vous un jour la chance d’observer ce phénomène de vos propres yeux ? Car d’ici-là je sais bien que vous ne me croirez pas. Et pourtant…
Les cristaux de lune et leur lumière diaphane et scintillante se posent sur les objets et les détraquent. Comme des doigts de fée, ils laissent de leur passage une empreinte indicible, un courant d’air subtil d’ultrasons. Mais un œil averti reconnaît bien leur marque : la petite aiguille des pendules s’arrête et repart à l’envers, ainsi que les ailes des moulins, d’ailleurs. Tandis que la grande aiguille continue sa course en avant. Il en résulte une distorsion du temps et de l’espace pendant laquelle tout semble possible. La maison et tout ce qu’elle contient se mettent à ronronner, à danser, à trépigner, les murs se déforment comme de la guimauve dans un conciliabule d’ustensiles et d’appareils mal lunés chuchotant dans les corridors. La rampe de l’escalier se prend pour un serpent et ondule sous vos pas. Les chaussettes esseulées errent dans la quatrième dimension à la recherche de leur moitié perdue.
Les cristaux de lune et leur lumière diaphane et scintillante se posent aussi, parfois, sur les gens. L’effet en est très différent. Leur cœur explose alors en mille battements d’étincelles, versant des fleuves d’ouragan. Leur peau se met à palpiter. Leurs mains cherchent d’autres peaux qui palpitent. De fines ailes leur poussent aux chevilles. Leur âme vogue dans un bain frais de gentiane et de menthe poivrée. Et leur sourire fait fondre en sorbet tous ceux qu’il touche. On dit que leurs yeux portent à jamais dans leurs prunelles de fines particules d’or.
Célestine. 15 Mars 2017
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Je les ai vu ces soirs
Et par la grâce de plumes comme la tienne. Magnifique, émouvante, douce et moins quand il faut remettre les choses en place. Franche, nette comme l’herbe dans laquelle on déjeune de bonheur sur la nappe à carreaux. Tu as l’oeil du bleu qui fait pleurer de joie de vivre, la Vie nous unit sans tricher ma Belle Célestine !
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