Tu es là, raison de plus
pour que tu viennes
T’as les pieds dans tes godasses,
regardes quand même si le sens des chaussures est bien à l’endroit.
La signification de l’ensemble a le même fondement, ce qui varie sans doute, c’est sa façon de faire. Tu sais c’est l’application du rêve où tu cours sans avancer. Tout est en place et il manque le principal. Peut-être faut-il monter dans la cabine de pilotage et te mettre à la chek-list ? Rappelles-toi le principe du palais. Tu places l’aliment dans ta bouche et laisse monter son goût, tu sens la saveur des arômes envelopper ta langue, la saveur va descendre dans ta gorge….si rien de ceci ne se passe, tu peux dire que tu as seulement bouffé sans avoir rien goûter.
Voilà c’est exactement ça, t’as trouvé, je suis à table mais pas dans l’assiette, ni dans le vert, je cherche à croquer. Rien. Je veux laisser ma langue fermer les yeux pour glisser à l’entrée du pore. Qu’elle aille reconnaître le relief. S’insinue dans les creux. Se glisse sous les fourrés. Descende les crevasses. Plonge dans le flot d’un battement sanguin. Sous-marine dans le vaste aquarium de la volupté des grands-fonds.
Oui, se laisser retourner la peau des lèvres à l’émail des écailles qui tournoient de haut en bas et de bas en ô. C’est l’onctuosité et le râpeux tout à tour, le sucré-salé, cette rencontre qui ne peut se décrire que tu cherches à retrouver.
Niala-Loisobleu – 10 Novembre 2017

CLAIRE BATAILLE D’AMOUR DU POEME
Il y a ces cœurs en cohortes insondables
Et tous ces vainqueurs d’amour aux portes aimables
Pour tout ce temps fertile qui bat la chamade
Où nous pourrions là nous dire bons camarades
Nous inventorions des issues toutes joyeuses
Au labyrinthe que nous impose la Gueuse
Déjà – ici – nous accueillons le bel exil
Et nous ne marmonnons plus en quête d’une île
Nous grandissons dans nos mains le glorieux courage
Que nous aurons fait briller sans aucune rage
Et du précipice de la fausse distance
Nous sortons sans sacrifice de la présence
Alors – claire bataille de notre poème –
Nous creusons au lit de son travail pour qu’il sème
Les lumières de la nuit dans son petit bruit
Nous avalons le verre tout plein de l’ennui
Mais nous ne brûlons pas aux ailes des amants
Qui comblent fêlure d’un monde désarmant
En nous accordant au vol au sein de son charme
Pour qu’il touche le sol si profond de nos âmes
La mesure alors de leur mètre à calculer
Les chemins où – heureuses – elles s’en sont allées
Ne dépend de maîtres qui leur ordonnerait
Une voie unique où pouvoir s’aventurer
Le poète aussi s’arme de cette puissance
Son âme qui du hasard fait bel art et science
S’instruit de l’éveil et de la veille aux rencontres
La musique et le sens de ses vers le démontre
Alain Minod
Merci viduité
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Ils avaient dit l’endroit, le jour pour pas l’heur ?
Merci Anne, du gris va falloir touiller pour arriver jusqu’au bleu !
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Ce ne sont pas les absents de corps qui sont toujours les absents de Cœur.
T’embrasse ma Sally ❤️
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Bon jour,
Tout est dit dans ce texte et pourtant il ne manque que la mise en bouche du … réel 🙂
Max-Louis
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Comme parfois réel ment, nous resterons sur le goût savoureux laissé.
Merci iotop.
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