
J’Ai Beau


D’un point du bord à l’autre d’un ô séant
Que les arbres naviguent à bout de rames
A la découverte d’une côte qui recule à façon
Sans s’émousser d’aiguilles rocheuses ancrées par-delà les chênes télévisés d’un voyage organisé pour Cythère . Bardé d’un monticule-piton pornographe éventé. Que pas un baliseur de métier ne montrerait en parure à sa braguette. Non. Plus sain tu moures. Tellement porté parle cœur. Des espaces de noirs en tirets à n’en plus finir que la voie coupée se fit de rigueur. La nuit la plus longue que pas un exquis mot n’a jamais sucer
Et sans même que le moteur des avions trouble l’émotion, l’apparition magique de deux anneaux dans la pensée du ciel bleu.
Niala-Loisobleu – 14/08/17


La plage endormie laisse toute la place au silence qui parle. Etoile de mer au sein. Shérif la prison vide ne tourne pas la pensée au râtelier à fusils. Il y aura toujours des méchants pour endeuiller les robes de mariées. Restes donc seulement nue. L’habit ne pourra pas alors trahir ta parole, te gardant nette, en donnant à l’encre de ta peau ta nature véritable. Sillons d’argent des mots. Le trait vif de la nageoire, respire à pleins poumons par ses ouïes. Montant l’échelle de corde reliant nos ponts, l’air nous tient en lévitation ancrés l’un dans l’autre. Les pierres lapidaires en triant les défauts de pureté, polissent la façade pour valider l’intérieur. Vertébrale charpente qui fait vibrer les hanches des hauts-bois. Que le mouvement des seins métronomes dièse. Un murmure laisse entrer l’unisson sur sa langue.
Niala-Loisobleu – 12 Août 2017

Un Caillou dans la Poche 3
2017 – Niala – Acrylique s/Canson Aquarelle, encadré s/verre 30×40

Des tourbillons peuvent soudainement arrêter le courant, plongeant la Lumière dans l’étranglement. Les nuits de pleine-lune sont friandes de ces complications paradoxales. Alors qu’on y voit comme en plein-jour, des éboulis invisibles vous bloquent la voix. Respiration coupée la forêt bat des branches, étouffée par des blocages de la sève respiratoire.
La Voix Bleue sort l’enfant du cauchemar dans lequel ses jambes trop petites n’arrivaient pas à sauter le barrage.
Par la face du carreau, on peut voir le fond du Sel. Les moulins à ô tiennent toujours l’aube à portée de la clef de sol. Ce qui sombre est étranger à ce qui coule, quelque soit la nature du courant.
La gorge se désobstrue. La page est à l’ouvrage, Encre levée. Entends comme le caillou respire dans la poche.Son poumon. L’Oiseau-Coeur respire à plein vent.
Niala-Loisobleu – 12 Août 2017

Un Caillou dans la Poche 2
2017 – Niala – Acrylique s/Canson Aquarelle, encadré s/verre 30×40

« La marée on l’a dans le coeur », tu l’as si profondément chanté Léo, que même l’imbécile que je suis ne pourrait s’oser à en douter. Le bruissement du sel quand ça vous secoue le coeur, rien de ce qui peut se prétendre être anti- séisme n’y résiste. La plage se creuse d’émoi d’été passé, descendant au plus creux de sa cavité reprendre du sel au sein. Le grenier tenant le poids du ciel d’une charpente chenue. Bon cru, on ne change pas la bonne qualité de l’exposition. Dans le grincement des haubans, le claquement des reins de la voilure, il a vu passer tant de bateaux qu’il sait que le matricule de la flotte d’amour ne s’apprend pas au poker. Si les pédalos n’étaient pas sous la coupe des marchands de glace, je suis sûr que les pores ne se boucheraient pas d’un usage de trop d’ombre solaire. Un vélo sur la mer m’amphibie, en me gardant bien hétéro. Il faudrait mettre des puces aux sirènes, on les entendrait venir de loin, là où se tient leur domaine tentaculaire de la séparation. Assis au bord d’une prochaine lune, posé du bout des fesses sur mon cerf-volant, le cri de l’oiseau-hunier scrute, prêt à ne rien taire. Mécréant, je lis dans le texte les pierres de Compostelle qui entourent la cabane. Sans rien dénaturer du Sacré que leurs clochers dressent au centre d’espaces non clos. Sur la corde tendue d’un horizon colin-maillard, l’archet ouvrira l’aire quand le temps sera venu. Paradoxal mouvement, la silhouette d’enfants innocents, marche sous la protection d’une grand-mère veillant à les protéger des rites sorciers. Leurs châteaux font avec les sceaux et l’appel, le composant du rire aux lèvres de l’écume éternelle. Comme ce qui reste de ce qui est passé, je procède du monte-lune, machiniste initié à l’emploi des cordes de la Vie, ne cherchant qu’à libérer le poumon du corps-mort .
Niala-Loisobleu – 11 Août 2017

Un Caillou dans la Poche 1
2017 – Niala – Acrylique s/canson Aquarelle marouflé, encadré s/verre 40×50
Quand du miroir sort la m’aime déclaration sans relâche;
un jour au bout des autres où jamais rien n’arrive
l’envie de la boucler se montre peu à peu.
Le droit de réponse
un juste retour des choses
qu’aucune des mille et une propositions pour éluder ne propose.
Niala-Loisobleu – 10 Août 2017

Il ou elle n’a pas eu ou su trouver les moyens de faire parler chaque parcelle du corps dans lequel il habite. Ils se squattent chez eux en bernard-l’ermite. Peut-être que l’intime en se dévêtant face à eux et en dehors des autres, préfère contourner le mur plutôt que le démolir, façon de fuir un endroit de qu’ils refusent de voir. Ainsi m’interpella ma pensée après que je l’ai entendu me dire : aujourd’hui occupe-toi de donner de l’aide aux autres. Qu’elle aide ? A vrai dire, ce n’est rien que de plus naturel que d’aider les autres. Seulement chassez le naturel et il vous revient à l’envers, plein la poire. D’un seul coup on devient l’accusé. Chui-là qui montre ce qu’on dissimule. Dans quelques heures je remonterais la côte par la Coubre. Juste à proximité du Zoo de la Palmyre. On peut aussi, comme un animal, avoir son passé en cage, ça rassure de le voir enfermé. Seulement aller passer la journée chez des amis, je peux pas assimiler cela à une visite chez son derrière soi.
M’en fous. Trop de monde cache la mer. Son identité c’est le large. L’horizon comme on le conçoit dans trop de situations présentes, mis derrière un mur, c’est à jamais sans à venir. Eiffel n’aurait jamais pu imaginer qu’on enferme sa tour. Voilà la paradoxale façon de concevoir la vue du haut par le bas d’un présent qui se fait peur….
La plage se balance aux vagues, sûre d’Elle-m »aime. A se lécher le rocher. Que le vent lui soulève l’écume de sa dentelle dans la compagnie des mouettes, le plus loin possible du front de mer et de son béton.
Niala-Loisobleu – 9 Août 2017


En face de l’anse, les pêcheurs chargent leurs paniers d’un espoir répété chaque jour de la semaine. Sauf le dimanche de la fête de la mère où il l’honore d’un ex-voto, Un autre marmot viendra ajouter sa station au chemin de croix. Si on pouvait deviner, on serait mieux renseigné sur le plaisir du cadeau con fait. Vas savoir si le jour que la mer est plate, tout doit changer du fait des paires. Y a des matins où je me pose des réflexions existentielles si profondes que je crois être comme le gras du bouillon, Le seul à faire surface.
Niala-Loisobleu – 8 Août 2017

La table est dressée, tout autour les arbres se mettent à chanter
Au pied du promontoire
les fourmis sont aux fourneaux
Un levé d’odeurs
alléchantes
ondule les cheveux des branches
Les tasses
en avons-nous bues….souviens-tu tant ?
Derrière un tronc il y parfois pire que l’obole à donner
Le coeur cogne au coing des haches
Ces ombres ont beau vouloir étendre leurs prises
me voici au seuil de la cabane
Le gros arbre s’est ouvert le bas-ventre
accoucherait-il d’espérance
qu’il ne s’y prendrait mieux
de son vagin réconcilié avec lui-même
l’utérus germe
les sèves qui porteront le cri de la vie au plus loin
J’ai mouché les flammes des girouettes
trop d’étincelles font artifice de leur bois
en galbant le mollet du jambage
pour dire vois ce que j’ai pour toit sous le manteau
Antre entre donc en moi
je suis la sorcière de ton bûcher
La clairière vient d’ouvrir son dôme
un bain de soleil descend
pour m’indiquer la route
le ban publié
fait annonce
il y aura mariage entre la
Poésie et l’Absolu
Le Chevalier, hérault porte la nouvelle sans recours avoir aux anges
L’Araignée silencieuse
omniprésente
ne s’est en rien laissée distraire
Les mythes du monde sont sans dents contre sa toile
Tu peux la maudire comme autant que tu voudras
elle s’en fout
Elle tisse
tirant de l’au-delà un temporel où l’éternité se retrouve
Nous avons du feu pour tous les hivers
la forêt nous couvre de ses flammes chaleureuses
la ressource de l’amour est naturelle
ce que tu coupes repousse en corps plus fort
Niala-Loisobleu
16 Septembre 2014
La trace en corps saignante, impossible de se perdre en ce Dimanche réconcilié avec le paysage. Il m’a suffit d’entrer dans l’estuaire pour ôter des façades la partie fausse de leur architecture. Aux trumeaux le miroir est d’un tain qui dissipe l’ambiguïté du doute contaminé. Quant aux tables saillantes de la pierre, j’ai senti que les colonnes les laissaient parler en raison de leur connaissance du silence. Paix d’une joie simple qui vous prend par l’intérieur. Bonheur macéré dans la confiance. Un Autre matin est à poindre. Sans que les torpilleurs d’une escadre pirate puissent en gâter la pulpe. Il n’y a de vent que celui qui a appris le dessein du sillage en ayant su garder le premier signe de la voix.
Niala-Loisobleu – 7 Août 2017

Brrrr, c’est pas vrai qu’il puisse faire froid comme ça, au point que le bois se remonte les taillis sur les épaules en s’enfonçant dans l’ô rayé du chaud d’aimer. Presque à cogner aux portes des chemins pédalés en vélo-chantant. Des fois que les mots fassent le vain chaud. Un retour sur le coeur gros pour re-nager dans les larmes de la joie d’être au monde, quelque soit le jour de merde qu’il soit. Mon ah lin, senteur de chant tout bleu, viens m’asseoir sur le tapis des feuilles mortes. J’ai d’oubli la percée dans les nuages qui me revient. A faire d’y penser toujours, d’y penser en corps malgré les apparences. Oui tuer ce silence qui ronge, ce muet d’un cinéma usé accompagné au clavier d’un piano aux dents grises. Guignol en a marre des gendarmes qui lui cavalent au train alors qu’il a rien fait de mal. Il doit bien rester sous les pierres assez de flamme jamais éteinte. Le monde se salit de n’oser se montrer propre. Si on casse les notes du murmure serein du ruisseau, la sécheresse mangera l’herbe où coucher avec Elle, mon vieux Desnos.
Niala-Loisobleu – 6 Août 2017
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