CHEVAL DE PENNE
Ce qui tremble à tenir en éveil les rideaux
des champs de mon ciel
pend aux treilles le grain qui ne gonflera pas en vain
Je vais me disant, vas et buttes l’oeuf du grain blotti tout au fond de ta vision . Tu vas au ventre des deux mains, amphores plaines en cales. Quand du fond noir rugit ta colère, tes sabots dressent le buste hors du sable mouvant. Tu n’as pas le cuir sec de l’armure sur le coeur.
Est-ce un défaut que celui de vouloir aimer ?
La réponse ne vient jamais de là où la question s’est adressée…
Erreur elle est partie de Toi, puis te reviens après avoir fait ton tour
Nul ne peux te dire le chemin qu’il faut prendre en dehors de tes jambes motrices.
Lorsqu’au bord de la feuille blanche la toile s’arque au châssis, tu ne retiens déjà plus le bond de tes reins en la voyant plus ouverte que l’estuaire de ta libido génitrice. Ne retiens rien. Donnes au limon le cri de ta couleur sans penser peindre autre pensée que celle qu est toi m’aime en totalité.
Ton cheval la portera nue sur le courant de votre croisade.
Niala-Loisobleu – 9 Mai 2017

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