CE MOMENT LA VENU
C’est à ce moment là que je me sépare pour me doubler. Rond-point bretellé d’étoiles, avenue du cosmos, boulevard des rimes, voie d’ô. Provence, fifre et tambourins, j’ail ici mieux qu’en endroit recommandé
A-pic abyssal, le Minotaure sort ses crocs aux vitrines du Dédale. Rougeoiement des rétines, point fixe de la cécité, un zèbre de feu vient de déchirer le ciel. A mes genoux les rotules des locomotives traversent la Crau, ormeaux hérissés vers les éclairs ouvrant l’invisible chemin à suivre. Entre deux rives je me lève Pont Langlois de haut en bas.
Comme ailes j’ai trouvé qu’à tout prendre un fou ne peut avoir d’autre asile que celui de son poitrail dégrafé. Les iris à Vincent dresseront nos cris hors de la culotte des ronces
Dans l’angle de deux murs une fenêtre bat aux tempes de mes délires. Dressés au départ du lointain Les Alyscamps alignent les repères de mes nécropoles, pierres qui parlent du cimetière de Trinquetaille.
J’ai trempé de semence les toiles de mon lit. Renversé les meules de ma chaise de paille. Retourné le miroir de mes attentes. Damé les coquelicots de mes tomettes. Et toujours ce soleil qui brûle mes nuits. Sillonne mes godillots au pavé d’Arles. J’ai mis tant d’appareillages aux barques des Saintes-Maries, que je roulotte aux lignes de mes paumes ouvertes sur les guitares des gitans.
C’est à ce moment là, qu’en campagne sur la Promesse, j’accouche de mon 3°.
Niala-Loisobleu – 29 Avril 2017

Et pendant ce tant là, le plus grand nombre brûlait les stops et roulait sur la bande jaune, se garait sur les trottoirs et les places pour handicapés, enfin disaient moi, j’suis contre…..
Merci affranchie.
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Tout n’est pas rose chers mani-pue-la-peur, regardez-vous, n’êtes-vous pas le contraire de ce que l’on peut modestement le plus espérer ?
Aujourd’hui, Célestine, seul le temps ne ment pas, il est désespéré à l’idée du prochain Dimanche…
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Il reste toujours cette île pour l’espoir…..mais l’amer devient dangereux…
Merci Poesitation.
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Magnifique ! ❤
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Je reste ce qui bats, d’un bleu sans désir de pouvoir.
Merci Elisa.
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Gardez tout de sa promesse, mais en exercice.
Merci isoptech.
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