L’Adolescent Souffleté
Je fus d’abord anonyme. Lâché, ignorant tout du parachute. Mais pareil en tout cela que tous les autres marmots mis au monde.
Gardant la leçon première de natation in puris naturalibus.
Le premier aiguillage survient, c’est la règle imposée. Le bon comme le mauvais vont s’y trouver.
De toutes les naissances successives qui s’ensuivront, la plus importante se situe dès l’apparition de la règle imposée, elle s’appelle l’Equilibre. Auquel nous ne cesserons jamais de devoir faire appel. Ying et yang. Nôtre Porte Basse.
Je suis né d’une pierre brute
j’ai levé la tête
puis à genoux au sol ai tracé
Pierre
j’ai poli
j’ai monté rang après rang
pour atteindre la flèche
j’émane d’avant pour après
je construis ma cathédrale
mécréant sacré
Homme de Foi
Niala-Loisobleu – 18 Novembre 2016
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Mois : novembre 2016
MAESTA ET ERRABUNDA
MAESTA ET ERRABUNDA
MAESTA ET ERRABUNDA
(Triste et Vagabonde)
Dis-moi, ton coeur parfois s’envole-t-il, Agathe,
Loin du noir océan de l’immonde cité,
Vers un autre océan où la splendeur éclate,
Bleu, clair, profond, ainsi que la virginité ?
Dis-moi, ton coeur parfois s’envole-t-il, Agathe ?
La mer, la vaste mer, console nos labeurs !
Quel démon a doté la mer, rauque chanteuse
Qu’accompagne l’immense orgue des vents grondeurs,
De cette fonction sublime de berceuse ?
La mer, la vaste mer, console nos labeurs !
Emporte-moi, wagon ! enlève-moi, frégate !
Loin ! loin ! ici la boue est faite de nos pleurs !
– Est-il vrai que parfois le triste coeur d’Agathe
Dise : Loin des remords, des crimes, des douleurs,
Emporte-moi, wagon, enlève-moi, frégate ?
Comme vous êtes loin, paradis parfumé,
Où sous un clair azur tout n’est qu’amour et joie,
Où tout ce que l’on aime est digne d’être aimé,
Où dans la volupté pure le coeur se noie !
Comme vous êtes loin, paradis parfumé !
Mais le vert paradis des amours enfantines,
Les courses, les chansons, les baisers, les bouquets,
Les violons vibrant derrière les collines,
Avec les brocs de vin, le soir, dans les bosquets,
– Mais le vert paradis des amours enfantines,
L’innocent paradis, plein de plaisirs furtifs,
Est-il déjà plus loin que l’Inde et que la Chine ?
Peut-on le rappeler avec des cris plaintifs,
Et l’animer encor d’une voix argentine,
L’innocent paradis plein de plaisirs furtifs ?
Charles Baudelaire
(Les fleurs du mal)
Chariot tintinnabulant de ses dents de lait, que le Beau croque d’un crayon maîtrisé aux premiers matins d’un voyage, j’avance depuis plus longtemps qu’une couronne garde le mordant.En perles de sel, juchées au cou du récif, la vague éclate du rire saute-mouton, au jeu que la vie privilégie, par son innocence que tous les dangers menacent.
Tu n’es que soies et rubans glissant d’une mèche à l’oreille du chant, verdure, ondoyante dans la complicité des vents favorables. Les craies en larges traînées ont tracées des voies lactées dans un ciel encombré par le conditionnement des empêcheurs de rêves. Il y a un âge qui passe ou qui casse, aux portes de la première rentrée scolaire.
Dis-moi Agathe resteras-tu où pas cette bille aux couleurs internes qui roule en dépit des travaux de démolition ?
J’avais la fontaine sur la langue dès mon arrivée dans ce cloaque.
La rue de Verneuil, en tous points chaussée d’accessible m’a étalonné mieux qu’un Maître rue ban.Toujours rafraîchie du bleu nouveau de chaque vendange, elle va son cru sans besoin d’A.O.C.
Visage fouetté des embruns qui font l’exceptionnelle couleur des fougères, si tu même me suis, nous irons au-delà de la dernière falaise sans périr dans l’amer.
Niala-Loisobleu
17 Novembre 2016

RÊVE ALTITUDE
RÊVE ALTITUDE
Le silence au petit-matin, en couverture, ça rassure les yeux au terme d’une longue conversation qui n’a pas nuit.
La lune demeure expansive et libertaire. Elle se fout des yeux chiasseux qui matent d’une serrure à l’autre en se disant « cachons-nous jusqu’à nous m’aime, faut pas rougir de salaces idées ». Tâchons seulement de tout savoir de ce qui ne nous regarde pas
Lune et l’Autre, n’avons pas à nous souvenir du rêve qui de Nous deux n’a fait qu’Un, le jour le poursuit. Nous restons branchés sans craindre un soupçon libertin rajouté aux poivres d’épanchements de si nos vies (n’étaient pas ce que nous en faisons, nous ne serions que le regret de nous mêmes).
Tout au long de tes collines je continue à coller à tes flancs. Mains tenant les fauves qui ont le musc des feulements restés accrochés aux branches des voeux érectiles. La chaise sur laquelle mes fesses t’ont prises en amazone, andalouse, cheval à rab au manège ondulant, un toro noir dégainé chauve, traversant lô live à taper au noyau…
Ole ! Anda !
Non, ne parle pas, laisse ta langue allée
principale
par laquelle j’antre
parler à ces oiseaux multicolores qui nous excitent de leur plume hard
puits à ce chat
denseur du grand écart
laisse-moi , croix de bois, crois de faire, le salto de mes dernières pointes, chant de bon signe lancé à la volée, qui n’écrase pas sa balle, out dans le mur…
Niala-Loisobleu – 17 Novembre 2016

Bien sûr sans tes seins je coulerai, renversé dans la tasse…
Bien sûr sans tes seins je coulerai, renversé dans la tasse…
Il y avait une foi, une peau de lin que j’ai senti vibrer de sa percussion dans le chemin que ma pensée a offerte à mes doigts, ce matin. Les glaces des portes-fenêtres glissaient sur ta piste. Lumière poussant le gris sur le côté. Au fossé des jours sans.
Les journaux en sont pleins de ces vies débranchées…
Et on est mis dans le journal sans que nôtre non soit cité. Misères du quotidien qui tient l’existence dans son porte-monnaie. Putain de matériel, ça bouffe plus qu’un chancre mou, que des pertes blanches cette salope de vie là.
Pandora tu peux faire sonner tes écailles de cobra, serre-pan assomme-être. Fiel de mort hue, j’ai mon idée d’Absolu. Je la tiens par son os entre mes dents. Je nous soigne la couleur que la réalité a de malade.
Dis-moi sans cette transcendance on éviterait l’ulcère. Cette saloperie du neurone percé de toutes parts.
Ah sans nôtre ras d’ô, on seraient m’aime pas été foutus d’entrer dans nôtre mère pour apprendre à nager. T’es Belle quand tu nages le papillon. Tu décolles. Emoi. Jute ô pise d’un penchant de prunier ne voulant pas d’à jeun.
Bien sûr sans tes seins je coulerai, renversé dans la tasse…
Niala-Loisobleu – 16 Novembre 2016
L’AVALE HANCHES
L’AVALE HANCHES
Incertitudes de direction qui tiennent le vent en stase. Les tentations en ragent. Tellement facile de saisir le désarroi de passage pour en faire le caillot qui barrera le bon itinéraire en avale hanches.
Dis-moi ton nom? Le bon pas les autres…
je sais comment mauvais sang tentateur tu t’appelles.
Du sirop d’égo en intraveineuse, un billet pour la mort par suspension des godasses du sol fertile. Mirages. Première classe en vas donc couchettes, le plaisir d’essence en main carbure slip in ô riant express pervers…
Les Amériques et le camp serf du Colomb ouah la junkie parade de la poudre au né…
Une petite cuillère de ce type est du plus mauvais service qui se puisse mettre au ber saut.
Hallucinogènes rencontres, poursuite fatale, mort subite…Pêche au l’hampe haro…
Dans l’anse du pas nié le canot rugissant du tigre, tire la barque du pire, l’amour est enfant de Beau Aime,
Petite Fille ton Odyssée se sauvera du plus purulent marécage qui soit. La fosse aux crocodiles n’usinera pas son sac .
Fauve et charnel tout corps plongé dans l’ô reste sensuellement aimant par pôle positif.
Niala-Loisobleu – 16 Novembre 2016

Oust s’qu’à de la merde, j’t’ouv les cieux
Oust s’qu’à de la merde, j’t’ouv les cieux
Pour viv’ aux lampions
le valseur en apnée
le malheur des jours sang faut l’engrosser
à t’faire plaine !!!
N-L – 15/11/16
J’ai été…seulement voilà c’était avant…
J’ai été…seulement voilà c’était avant…
Ma première rencontre avec toi Léo eut lieu au bas de l’escalier de Castor et J-P , angle rue Bonaparte-place St-G-des-P. Il était très tard dans la nuit, bien tôt matin, instant propice au dosage de rosée, pour touiller délicatement le verre de lune. Moment où les électriques éclairages en sortant le boulanger par le soupirail, excitent par l’odeur du croissant show, annonce de la relève.
Les yeux d’un fou qu’une tignasse d’auguste sort de leurs orbites me frappent en plein cœur, il vient à peine d’ouvrir la bouche, que la rage s’est jetée à travers l’écart de ses dents.
Ce quartier de mon Paname, avait choisi tout seul d’être l’unanime asile des contrebandiers de l’espoir, en plein cœur d’une déroute de caractère, toutes ces années de laissés pour compte, naufragés de l’esprit, apogée du fromage-beurre, une pincée de sel, des tonnes de marché noir, servez horreur miss teint guette, maréchal nous voilà, cris de torture au Cherche-Midi à deux pas, avant le dernier tour au Mont-Valérien. La honte est plus forte que l’absence de scrupules. Au moment où elle est écrasée par le vide, elle tranche vif le nerf de l’espoir qui tient vivant
Ce matin, ces années là me revisitent, un couteau au milieu du dos.
Pas pour faire peur, au contraire pour m’assurer que j’ai eu tort de croire au sincère, que loin de les avoir éradiqués les actes de sombres complots, le temps présent de la déchéance la plus élaborée, la misère de tout et son panel de mascarade d’aide en tous genres d’indifférence, de prospérité promise, n’ont fait qu’acérer les dents au lieu de les limer.
C’était aussi lamentable, les politiques avaient faillis, les opportunistes s’étaient engraissés, la chanson était triste et les chanteurs, toutes proportions gardées, aussi mauvais que tous les tatoués d’aujourd’hui. Soixante-et-onze ans que l’Europe a pas joué à la guerre. Un manque dans l’équilibre naturel de la société humaine. Qui tente désespérément de se combler par des substrats extrémistes prêts à remporter la victoire.
Et dans son coin le lambda qui s’enrôle à la trahison naturelle.
Jusqu’ici j’ai été d’une résistance continue à tous les régimes (de privation). N’ayant eu que l’intime conviction que seul l’Amour signifie la Vie , lui donnant son seul sens valable, étant à m’aime de nous faire-à-part, en tant que nous-même, au sein d’un quotidien se montrant totalement étranger à ce concept.
J’ai été…seulement voilà c’était avant…
Léo, toi tu m’as jamais rien repris, ni fait passer de couleur la justesse de ta vision, la richesse de ton expression, la grandeur de ta présence, aussi, si t’es là ce matin, plus montré, c’est parce que tu m’as téléphoné de dire, que rien n’arrêtera l’incapacité à se refaire de chaque être qui se ment à perpète.
Qu’il s’agisse du premier venu comme d’un Hollande, l’obligation de la ramener d’un Obama, la révolte du désespoir de Kiev, comme du Caire, comme de Tunis et, et , et…Poutine n’a pas peur d’aller au terme de sa froide résolution, il sait lui, que la révolution qui détrône les tsars, en couronnera toujours un autre, jusqu’à ce que la civilisation des Césars fasse place à une autre.Les puissants ont déteint sur les êtres ordinaires, trahir c’est devenu si naturel qu’ils n’ont même plus conscience du parjure.
Léo, je glisse ici, un lien pour donner à ceux qui sont trop nombreux à pas te savoir, apprennent beaucoup de choses. Elles sont immensément porteuses d’espoir. Jacques Layani, est à mon sens, celui qui a su t’écrire dans le texte.
Sera-ce utile ? J’en doute, mais je me serais pas pardonné de pas l’avoir fait.
(Attention il y a là un immense mémoire qui donnera aux courageux, la possibilité de se rendre dans 3 années d’archives pour découvrir des informations complètes)
http://leoferre.hautetfort.com/
Salut Léo mon Ami, chante, chante, chante !!!!
Niala-Loisobleu – 15 Novembre 2016
LE RISQUE ET LE PENDULE
LE RISQUE ET LE PENDULE
Ce soir la lune fait son jour, une autre voie parle en son non. Dans mon portrait je ne me suis pas reconnu au premier chef. Il y a la mer dans un ciel à sec dévoilé Niala- Loisobleu 14 Novembre 2016
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TOUTE D’ECUME NUE
TOUTE D’ECUME NUE
Une chaleur de peau, velue d’ailleurs s’interpose entre l’appeau et l’habit.
Suint métronome, after-shave d’un faune après midi recréatif.
L’amour se la joue contre joue, serre yeux ; l’abrupt, le bon et le tuant avec les ongles pour seule cordée.
Au pourri d’un sol de feuilles jetées, des maux froissés traînent leur peine sur un Toi glissant. Si les souches n’accrochaient pas les cheminées, les mitres railleuses faucheraient les flammes avec des rafales de suie. Bistre blanc, pathologie nuisible de nitre, couvrant la respiration sous ses goudrons.
Faut-il en taire où convient-il d’en dire ?
Les dents jaunies des faux-sourires ne mordent qu’en caries.
L’Arbre Lui,
gardien du tant
fait étape aux vols libres
du premier cri
La petite-fille pousse et grandit. Son ventre, fruits-seins, épanouit l’océan pour dire le verger est là, gardant aux vagues et blancs moutons tout le sel du seul encrage. Au marais les carreaux ouverts, plongent leurs yeux amoureux dans la manche à air .
-Ma mer est rapporteuse de nielle à nos planches de salut, empreinte en soufre ornant la Lettre par chemins empruntés, chantonne-t-ailes…
Niala- Loisobleu – 14 Novembre 2016

TEL UN FILET ENTRE LES PIERRES
TEL UN FILET ENTRE LES PIERRES
Café au lait un matin des brouillards
accroché ci-et-là
ça commode
Morceaux de jour qui fument après l’amour
humidifient en corps cette sécheresse de discours. Peint chaud-doré, tapis au carrelage froid d’un perron se voulant ouvert côté jardin.
Quand l’épicier de chine klaxonnera devant le seuil
fais-moi penser à lui prendre du soleil frais
s’il en a
Ensuite nous irons au marché
je te prendrai dans mes bras, comme si de rien n’était
colorée anémones
sans papier-glacé, pour ne rien faire disparaître des chaleurs que ta peau m’inspire
Tu as les cils qui frémissent que je croirais sentir un parfum de rampes ouvertes sans longs couloirs souterrains
que seule tu me donnes à voir en plein sur les champs dépassant l’enrouement de toux-inclus d’un organisateur de mirages (amoureux, c’est plus grave)
Là où des mouettes
remontent à la charrue la vague des sillons
j’embrasse l’à venir
à deux mains
en remontant un à un les trous de ta nuisette
qui a glissé des bretelles
afin que nous demeurions petits-chemins
hors Descartes…
pour ne pas porter la poisse au rêve
Niala-Loisobleu
13 Novembre 2016





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