TEL UN FILET ENTRE LES PIERRES
Café au lait un matin des brouillards
accroché ci-et-là
ça commode
Morceaux de jour qui fument après l’amour
humidifient en corps cette sécheresse de discours. Peint chaud-doré, tapis au carrelage froid d’un perron se voulant ouvert côté jardin.
Quand l’épicier de chine klaxonnera devant le seuil
fais-moi penser à lui prendre du soleil frais
s’il en a
Ensuite nous irons au marché
je te prendrai dans mes bras, comme si de rien n’était
colorée anémones
sans papier-glacé, pour ne rien faire disparaître des chaleurs que ta peau m’inspire
Tu as les cils qui frémissent que je croirais sentir un parfum de rampes ouvertes sans longs couloirs souterrains
que seule tu me donnes à voir en plein sur les champs dépassant l’enrouement de toux-inclus d’un organisateur de mirages (amoureux, c’est plus grave)
Là où des mouettes
remontent à la charrue la vague des sillons
j’embrasse l’à venir
à deux mains
en remontant un à un les trous de ta nuisette
qui a glissé des bretelles
afin que nous demeurions petits-chemins
hors Descartes…
pour ne pas porter la poisse au rêve
Niala-Loisobleu
13 Novembre 2016

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