EXTRAIT


EXTRAIT

Lorsque la mort pourra mourir,
les galaxies ramèneront leur bétail de lumière,
les longues heures voyageuses n’auront plus de passé dans le ventre et laisseront tomber longtemps leurs souvenirs éteints.
Plus de vivants pour les tombes, de livres pour dorer les rois.
Les légendes resteront vraies.
On ne pourra plus rien contre elles.
L’atome défera ses épousailles.
Les comètes traîneront leur queue morte en se mangeant le cœur…
Andrée Sodenkamp
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AQUA R’AILES


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AQUA R’AILES

D’où que je viens il m’est doux d’avoir en vie d’être

C’est que j’ai des chapeaux de roues en épargne

Alors prendre la mer quelque part c’est l’encre à l’abordage

Que j’a pareil à m’aime pas peur

Tout à rosée d’embruns, la bruyère a goût de selle

Lande des r’nord a pas fini d’m’en causer

Le taiseux se fait tout oreille a sonder la portée des échos sous-marins

Trois pousses et un coup d’pied c’est plus profond qu’une pensée d’BHL

Noeud t’en déplaise Barbie

Un fat dans les rochers ça n’éclaire que l’étoc en surface

Bonjour le naufrage

Pour avoir pris le train dans toutes les gares des musées de mon enfance

J’ai gardé du ballast la granulométrie de la nuance

Aux aiguillages du sic le littéral est en corps niche

Qu’est-ce que c’est beau la terre vu d’en haut

D’au-d’ssus tu découvres à toucher ce que le bas occulte

C’est pareil qu’une histoire d’ô

Tellement de fois j’ai vu des chercheurs avec des cartes vendues à la t’lasse

Que l’aiguille se déroutait de l’étoile, la borne en bide ben d’homme

La foi se porte en soi

Les tas lisses ment c’est gris gris que tu te bourres l’oeil charre latent

Mon bleu pourtant innocent pire qu’un naïf, se délave pas au soleil

A croire qu’il azure mieux qu’un agrégé de sciences ô cultes

Vert entre jaune et bleu, des chemins cachés jouent à glisser contre la peau de l’émotion

Pire ils trempolinent, coeur grand-huit dans le frisson du passage d’un doigt 

hérissant le triangle engazonné

Sans savoir lire ni écrire

J’ai fresqué une genèse dépouillée de l’usine à produire la fausse-idée

J’m’en fous du « elle dort à dos », j’me sens si riche contre son ventre nu, que la télé vision peut se la jouer Narcissique dans l’émir.

Du baille les z’aimirats c’est qu’harem toute la s’maine.

Garde tes migraines

Je résonne comme un fou

A la volée

Ouvrant les murs de « Je taime » non épars pillés au hasard du mensonge

Un goût de lèvres aux fruits du verger fait battre les lices du coeur

Tu me manques à peine que tu bats des cils

M’aime que je sais qu’en dehors de la même godasse nos pieds se cherchent pour ne pas sortir de l’amble

C’est pas grand chose

Prends-moi

Je t’aime jusqu’après l’amor

ma Claire Fontaine

en te chevauchant le canal sans besoin de gondole

Niala-Loisobleu – 13 Ooctobre 2016

Qu’il est Beau mon Visionnaire


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Qu’il est Beau mon Visionnaire

 

Car nez de bord,

n’est déjà pas n’importe qui

dès le départ

serait-ce-t-il de ceux dont on fait les deux vins qui voient venir de loin ?

L’entre deux mères nom d’un siège…ah non me dites qu’ils étaient Troie…

Avec une pointe de blanc de plain-pied dans le rouge

la rosée mouille cul sec en Provence

fauché comme les blés

Ventoux

et garde rien

Juste la nue-propriété

de l’abondance

pour mieux tout découvrir

c’est moins que la ficelle d’un string

Un chemin sans péage mène atout

l’autoroute mène à rien avec des sous

entendus

à 130 sauf quand y pleut

c’est 110 de der

alors que quand y mouille toujours

les sentes chêvrent ce gain au soleil des jours

Mon Capitaine en voyant mes yeux remplis de lointain

tire le radeau du fond des Minquiers

Viens me dit-il de sa voix bonbon Gare de l’Est

maintenant que j’suis lainé

on aura plus froid aux bans quiz

La polaire est bonne conseillère

Quand j’ai vu les moutons à perte de vue

j’ai sorti mon crayon et mon tableau de bord

l’abstrait m’est devenu connu

rien n’était plus clair que les vagues

du menteur national de la raie publique française

Le bleu n’avait eu jusqu’alors cet éclat noir sans désir

pointillé qu’il était des poings rouges, jaunes, verts, mauves

de qui

Seurat Seurat 

a fait une chanson pointée vers le futur

L’amour qui se trempait la moitié du soleil

dans la tombée du jour

fit un bond d’ô fin

à faire flipper

les grands classiques du ras d’eau

comme qui dirait médusés

Ce visage nouveau de mon âme

en abstrait

n’avait jamais eu de plus figurative représentation

au point que je dus reconnaître m’avoir reconnu

pour ce que m’étais jamais dit

Se parler de soi sans se mentir

à parfois un don d’éclairage différent sur les autres.

la preuve

dans ma montagne avec juste le soleil pour feuille de vie, je te vois ô Toi mon Amour comme  la raison majeure de m’arroser la plante pour tenir tige dressée.

Niala-Loisobleu – 12 Octobre 2016

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TOI EMOI PIEDS A VIF


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TOI EMOI PIEDS A VIF

 

Sans que rien ne me désenlise du marécage que j’ai déchiré au bas de ton ventre, te voilà émoi avec à me remonter en plein des dents

Oeil au centre de ton bûcher

sur les bouts durcis de tes seins

poils de ton carré d’aromates dressés

yeux en orbite du délire des rétines

une focale ne pouvant plus restée en chasteté

 

je te s’aime à mains plaines

au sillon de ton isobarique isocèle

comme on laboure au cheval pour en fer porte bonheur

Autre Vie

peinte sur le seuil de ma folie que ton échine asile

par refus d’accompagner d’un champ en jachère

ce que nous avons ouvert  aux ô séants

Ton âtre qui ronfle telle un go d’un à l’autre

ne peut se coudre d’un terni de bleu à paupière

Que nenni

d’un lit mis en cendres froides

fausse-note qu’un mal habite en con tr’eux

Nageons en corps

plongés au fond du dernier sceau

l’encre au diapason des feuilles de la partition

où nous nous perdrons

mordus dans l’aqueux charnel

du seul duo musical

 au vibrant  orgasme

Niala-Loisobleu – 10 Octobre 2016

 

 

La Générale…


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La Générale…

Une semaine pour les derniers accords

l’amour te fourmille dans les iambes

les violons touchent à cordes

ce la lalala

Ici et là

Tout proche

de ce prochain acte de foi

qui est comme un naitre à chaque fois

Combien

Je m’y tends

tant temps tant

A battre de vie

Tu entends mon Coeur

en fait nous ne  laisserons

de Nous

que ce nous aurons su s’aimer

Je t’enfonce

de tout ce souffle

N-L – 10/10/16

Le feu d’Eté est rentré dans les ordres de sa confession naturelle sans toute foi passer au béat


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Le feu d’Eté

est rentré dans les ordres de sa confession naturelle sans toute foi passer au béat

 

Les encres vont aux feuilles de tous leurs hors

Stase ?

Non on découd point

On ravaude, démonte, trempe, graisse, retend, règle les je, cale, repeint, astique,change le papier-toilette des murs  pour un transit sans occlusion

au bout du grand couloir

à travers le tant de ce que nous avons d’en vie de ne point laisser pour conte.

Cet Amour

qu’en avons-nous fait

noyé dans les dernières baignades

attaché à l’arbre providentiel comme le chien de la saison d’avant

mis aux arrêts

d’AVC

mouru d’un manque de bouche-à-bouche par négligence

Voici l’Automne venu

allez chasses tes fatigues molletières

tes courbatures du grand sympathique

ces lenteurs du lâcher des startings-blocks

pour la bonne cause

du préparé au renouveau printanier prochain

secoues-le ton cul

Il faut tenir l’Amour en dehors des fadaises du quotidien

c’est mains tenant

pendant qu’ils forgent leurs fausses promesses de nous rendre le bonheur

que nous devons agir par

Nous-Mêmes

Niet au baratin électoral et à l’indécence du redressement social

mieux qu’un transfert de TGV sur voie secondaire ne servant qu’à maquiller le lion de Belfort en chat domestique, réagis, bordel

hein en dehors d’aimer sans modération tu veux me dire ce qu’il y a de bon dans ce monde de profiteurs ?

TOI

que Rien d’Autre

EMOI

c’est mon chantier d’Automne mon Coeur !

Niala-Loisobleu – 9 Octobre 2016

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TRAIN DE NUIT


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TRAIN DE NUIT

La nuit roule ses ronflements

dans la penderie

des soleils décrochés

remuent

par le col fermé

je crois que m’aime la lune-cigare est déconnectée

plus rien n’allume la consigne

Gare

Sur le quai des affectés

un mouchoir

fait sale d’attente

Y a que les yeux

pour deviner dans les fumées

le sel des larmes

des anciens transports fer ô vert

Niala-Loisobleu – 8 Octobre 2016

Selfie, perspective aux yeux fragrances


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Selfie,

perspective aux yeux fragrances

En bouche le goût métal d’une musique de rue

dont mes tempes cherchent à s’affranchir, pouce circoncis au stop d’un carrefour

Au loin, la chaume a du mal a se rafraîchir la mémoire. Que reste-t-il après cet étouffement latent, sinon un tant larvé dont rien ne laisse à espérer.

Les trois côtés du triangle montent en un seul point inexorablement à l’envers de l’effort. Dans le dit plus la moindre trace du fait.Les règles sont des enseignes dont la lumière s’est éteinte d’une rupture de fils conducteurs.

Les trous de la chaussée font stase. Il y a des fuites dans tout le système de canalisations

Mes phalanges et mes paumes

âme son sans appâts

tendent grand les oreilles

Je ne suis pas des passants qui vivent dans la mort

Intérieure

ma force infinie dans son réseau de racines

trace en se jurant de détruire le caillot qui voudrait la bloquer

poussant des reins bandés l’échafaudage à se dépasser

les pierres à s’extraire

à se tailler

en voûtes et linteaux, rosaces et trumeaux; marches et clés, flèches et gargouilles

avant que les promoteurs aient fait disparaître la moindre place de l’ultime embrun

Tendon de viole

gambe de bois

oeil de vert

des hauts-bois la-voici s’extirpant des hauts-fonds

ruisselante de tous ses pores

touffe en bataille

Qu’elle crie, oui et d’un silence vibrant à percer les tympans

pour que les chapiteaux libèrent les animaux du bestiaire

et qu’on entende jusqu’au delà d’une vie temporelle

les fifres et les tambourins

la tracer

aux jambes des âtres

dorée comme une miche fumante

cette artère sanguine

coeur truelle

cette verticale sans compromis

cette percée d’un regard en attente de se greffer à l’autre

pour y voir clair

simplement

clair

en nôtre jardin refusant de loger la friche de Vie en bouquet

Selfie,

perspective aux yeux fragrances

Niala-Loisobleu – 7 Octobre 2016

 

Le Bateau-Ivre-Ouvert


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Le Bateau-Ivre-Ouvert

Un jour d’eau montée trop haut

Décembre 1982

je flottais de part et d’autre

hors de ma maison et de ses peintures

Rien de billet d’espoir à mettre en bouteille

que le désarroi entrouvert sur le marin cimetière

J’en aurais perdu des choses chair dans ma putain de vie

mes enfants etc…

à part mes illusions qui, elles, me suivent fidèlement

Au détour d’une Place au sec

je fis

alors

en renaissance

(une parmi d’autres)

l’Atelier du Duodénaire

Jacques Goguet vînt s’y inscrire avec sa fille Marie-Christine

pour apprendre de moi à dessiner, ce qui disait-il manquait à son art de photographe, au sommet de la couleur du N&B . Humble comme peu, grand comme effacé, cet invisible personnage à l’oeil planté dans l’humanité m’a remis sur pied.

Ce soir grâce à l’Exposition que le Musée d’Art et d’Histoire de Cognac lui consacre, j’ai revécu de très forts moments d’un authentique échange humain.

Merci Jacques

Marie-Christine quel plaisir de vous avoir accompagné

Dans cette cette vie de merde, vous êtes de l’exception qui confine à l’espoir !

Niala-Loisobleu – 6 Octobre 2016

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L’Atelier du Duodénaire à Cognac en 1982