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Un camp décence…


Un camp décence…

Rien ne se répare sinon les mots
s’il n’y avait pas les mots
il n’y aurait que la mort
mots anti-mort mort anti-mots
rien ne se creuse sinon le lit
où coule l’eau torturée
chaque goutte perdant la vie
en touchant la goutte suivante

et ainsi et ainsi dans le fleuve des mots
qui se nomme Histoire
on se fout pas mal que
réparation soit due aux peuples
jamais ne se regonfleront
les mollets les enfants les martyrs
les morts de faim
un quelconque mai
on peut tirer en leur honneur
des salves d’adjectifs
qui ne les concernent pas
il n’y a que des transferts
jamais de justice
à moins que la douleur ne soit une justice
dans ce cas
plus besoin de mots.

Thérèse Plantier

Alors je revins à la racine de ta pilosité

restait ses gouttes qui font les bébés-nageurs

Alors que le tremble était immobile

d’un coup de rin je fis tout

Et quand ton râle couvrit la forêt bien au-delà de l’Arbre de Vie

me parvint le clapot des feuilles soulevé par tes nageoires

Nous ne sommes et resterons rien que

Nous

race d’Homme de couleurs confondues…

Niala-Loisobleu – 25 Octobre 2016

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De Blanc en Noir


De Blanc en Noir

passent les jours de peine

Pour que nous nous gardions

Je te s’aime

ô mon Amour

Ouvre-moi ton si on

Niala-Loisobleu – 24 Octobre 2016

 

Fire On The Floor


 Fire On The Floor

 L’amour est une fièvre

Et brûle-moi en vie
Il ne peut pas être apprivoisé ou satisfaits
Il n’y a pas de pitié
Pour ceux qui sont tombés ou pour les faibles
L’amour est un vilain mot pour parler

Je ne veux l’aime pas plus
Il n’y a rien comme l’homme que j’aimais avant
Mais la douleur est réelle confortable
Quand tout y a obtenu
Les cendres et la fumée, ils ne peuvent pas concurrencer
Pas même l’enfer peut prendre la chaleur
Je serai glisser hors de mon siège
Pour sa flamme

Son amour est comme le feu sur le plancher
Il m’a en cours d’exécution pour la porte
Mais je serai de retour pour plus rampais
De son feu sur le plancher

Il n’a pas d’importance ce que disent ya
Vous ne pouvez pas survivre, il n’y a pas moyen
Alors ce soir, je vais rester
Et jouer avec son feu sur le plancher
Voulez-vous jouer avec son feu
A l’étage enfant, enfant

Cet amour un peu
Ne pas besoin pas de draps de lit ou de satin
Rien doux
Rien doux ou sucré à boire
L’amour est une leçon
Vous êtes né pour ne jamais apprendre
Et votre âme mendier à brûler

Je ne veux l’aime pas plus
Il n’y a rien comme l’homme que j’aimais avant
Il y a un panneau au-dessus de la porte
Dire sans issue
Les cendres et la fumée, ils ne peuvent pas concurrencer
Pas même l’enfer peut prendre la chaleur
Je serai glisser hors de mon siège
Pour sa flamme

Son amour est comme le feu sur le plancher
Il m’a en cours d’exécution pour la porte
Mais je serai de retour pour plus rampais
De son feu sur le plancher
Il n’a pas d’importance ce que disent ya
Vous ne pouvez pas survivre, il n’y a pas moyen
Alors ce soir, je vais rester
Et jouer avec son feu sur le plancher
Je vais rester
Et jouer avec son feu sur le plancher
Je vais jouer avec son feu sur le plancher

 

CONTRE-VERITE


CONTRE-VERITE

Malmené, je cherche des mains a planter le sentiment dans sa graine, pas dans sa récolte marchande..

Je n’ai de moi rien à vendre

JE SUIS QU’UN BATEAU ESPAGNOL

plaire m’est étranger

Je déplais sans le chercher

JE SUIS QU’UN BATEAU ESPAGNOL

Ceci n’est, parmi d’autres, que l’erreur dont m’affuble la vie salope

Eh vous n’en savez rien quand j’ai mal

tant pis servez-vous ailleurs

JE SUIS QU’UN BATEAU ESPAGNOL

Niala-Loisobleu – 24 Octobre 2016

FLUCTUATIONS (Extrait)


FLUCTUATIONS (Extrait)

Inspire
L’univers entre en toi avec ses printemps éphémères,
ses fièvres éblouissantes
Tu respires l’odeur envahissante
du thym sauvage
des souvenirs ramassés sur la plage
Tu bois le lait de vie
Ouvre la fenêtre
Il n’y a plus de dedans, de dehors
Seul, ce présent d’éclair et de surgissement,
Cette hâte d’aimer et de connaître
Tant de messages, de caresses,
d’écorchures
Tant de promesses nous traversent
Le monde extérieur maintenant te pénètre
Les sons ruissellent
Les odeurs pétillent
Respire le réel,
Il t’appartient et tu lui appartiens
Ouvre la fenêtre
Que le souffle s’engouffre dans l’embrasure
Agrandis l’orifice
Interstices, fêlures, lézardes,
agrandis les
Déchire, lacère, brise et broie tes prisons
Creuse des trous dans la muraille
Perfore l’indifférence et la résignation
Ouvre toutes les fenêtres, toutes les portes
Le vent t’appelle
vers des clartés insoupçonnées
Ose franchir le seuil
Approche toi de l’au-delà
sans précautions
Ferme la fenêtre
La menace est partout
dans le manque et l’incertitude
dans la présence et dans la solitude
Nous sommes fissures, gerçures, et déchirures
Où donc est le secret
qui ouvrirait la voie du vrai ?

 Colette Gibelin

 

Oh oui…

« Où donc est le secret
qui ouvrirait la voie du vrai ? « 

D’aider à le faire appréhender à d’aucuns

ce soir

me laisse seul  à boire la tasse du doute

dans les ténèbres des pensées qui m’entourent…

 

N-L – 23/10/16

 

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A VOUS


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A VOUS

Soudain on s’aperçoit. Un jour, qu’on ne s’en était pas rendu compte, c’est entré dans le coeur et la tête à tisser, t’hisser, tellement que la côte est devenue visible…

 

Il est des heures qui nous ouvrent les mains
et retournent comme un texte fané
la leçon fatiguée qu’est le monde.

L’initiative ne nous appartient pas.
Les choses se déprennent ou s’ouvrent
comme s’il y avait des ondes, des courants
ou des motifs
qui parcourent le temps et l’espace
changent les situations
corrigent les substances
dépoussièrent des textures
et peut-être même inventent
de nouvelles manières de l’être,
des variations ou des échappements.

Roberto Juarroz

La tête de tous les jours ne va plus avec la pensée qui déborde. Les costumes étouffent par l’étroitesse de nos épaules. Comment j’ai pu faire ça de passer à côté de Moi ? Oh, vie de merde, tu m’as foutu des défis dans les bons chemins, genre Tartarin j’ai foncé, joué les Zorros et me voici enlisé dans mon bayou. Marais cage. Héron cendré, j’aime plus les lentilles, faut que transhume !

Un espace blanc de lin étale sa virginale possibilité. La toile me cligne de l’oeil. ö Amour sans Toi que serions-nous devenus. Une fausse idée de soi, un fac-similé de réussite,un projet constamment à l’étude, c’est tout le désir des autres qui est réuni là. Mais l’égo dans tout ça, il est où hein mon P’Tit-Gars. La Divine Comédie ouah bonjour tristesse…Je me ouvre, je me extirpe, je me vomis, je me transite…me purge. Les personnages sortent et entrent des petites-maisons dans les arbres. Voilà, ça grouille de vie, peins, peins ne renferme rien aimes que dans un Cri !!!!

Niala-Loisobleu – 23 Octobre 2016

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Ce qui point d’un long temps de rien…se veut Tout


Ce qui point d’un long temps de rien…se veut Tout

Mes doigts sentent l’empreinte génétique

de l’Absolu

racine du cri originel

terre d’ocre sur la pierre

que les bisons posent en bandes dessinées

La paroi devenue symphonique

renvoie ses couleurs acoustiques

Le timbre du silence

tessiture

Nous y sommes

« Diapason »

pourrait devenir le nom de la série qui déjà lance des coups de pieds

Tu l’entends, n’est-ce pas mon Coeur, cogner à ta poitrine ?

Niala-Loisobleu – 22 Octobre 2016

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VERNISSAGE


 

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VERNISSAGE

Ce déplacement d’air qui roule sa croupe

à la saignée de l’écorce

vibre sous les sabots de l’inconnu granitique

Une rivière de Nous a des retours à la fontaine

perpétuel tarissement au-devant du créatif

que la parole pétrifiée redonne au silence

Ô Voyage

me voici en corps nu

seul au milieu de la foule habillée

Pouls tendant la peau de son tambour

roulant à rompre

la surdité, lâché-prise de l’initiation…

Niala-Loisobleu – 21 Octobre 2016

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