L’Amoureux Bleu


Copie de L'ATELIER DU PEINTRE - 2011 - NIALA -

L’Amoureux Bleu

Casser les placards à coups de cris déployés

pour naître qu’un chien griffes écrites

tenir les hanches du soc, sillons ouverts à la semence

Le verre se souffle tous les jours de l’en vie

De Paris me reste le billet gagnant

jamais je n’ai joué  les Tuileries contre une rue de Verneuil

voyez un peu la Seine que ça aurait fait d’ici que n’import tout

Une maigre de Maillol prédisant une grosse de Botero ça berce du nichon les balises à l’entrée du chenal. R’donne-my du roudoudou dans ta piscine Maman.

Par les temps qui font frire les oignons pour faire pleurer que reste-t-il à saisir à deux mains qui ne tournerait pas au drame d’une baleine prise en marée basse malgré la volonté de Jonas, tirant  de toutes ses forces sur la bricole, à part le fil où on s’accroche ?

Dans la nuit l’enfant fugue, monte dans son camion de pompiers et file un coup de pied dans la grande échelle appuyée contre le vide. Pour rejoindre son cheval de bois. Avant de partir il a mis superman et l’homme-araignée a détartrer la conduite de ses parents éloignés. Posé ses peluches entre les cuisses de l’amer, en défi à l’abandon de la nature. Sans laisser un maux, il a déserté l’école. Puis renversant son chocolat de goudron, s’est déchaussé la plante des pieds du potager, sans le pace-maker, cœur à nu, pour faire prendre l’air à l’âme de toute chose. D’un grand shoot dans le hamburger il a mis le mac d’ô entre les deux poteaux, pété, roté, pissé sur les marques, pôle emploi, contrat jeûne, piétiné les robots et cloué la porte à la Marine après avoir cassé la clef dans le pêne.

Tout seul au milieu de la clairière de La Concorde, il a noyé le djihad dans le grand bas sein du luxe en bourre, puis à jeter le trou sot de clefs que le roi fait néant s’apprête à brandir devant sa Cour à la fin d’un mandat d’abus de pouvoir.

Emerveillé aux pieds des yeux endormis de son Amour, de ses lèvres de poète, il laisse sa main écrire le silence de l’émotion que lui inspire sa Beauté Sauvage.

Que dirait-il qui viendrait mentir la simplicité d’être juste

l’Amoureux Bleu ?

Il écoute battre son coeur jamais endormi

Niala-Loisobleu – 10 Août 2016

 

A ma Muse, Que si je ne l’aimais pas seulement je mourirai


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A ma Muse

Que si je ne l’aimais pas

seulement je mourirai

Niala-Loisobleu – 09/08/16

Yannis Ritsos – La Symphonie du printemps

Symphonie du printemps
Publié en 2012 aux éditions Bruno Doucey un texte de Yannis Ritsos dont c’est la première parution en français, en version bilingue avec une traduction du grec de Anne Personnaz.

Cette Symphonie du printemps date de 1938. Dans le Poète d’aujourd’hui consacré au poète en 1973, Chrysa Prokopaki écrit : « La  découverte de l’amour, l’euphorie de la vie grâce à l’amour s’expriment dans le livre suivant, Symphonie du printemps. La présence d’une femme qui vient effacer les traces d’un passé morne, apportant la vie et la jeunesse, domine tout ce poème. Les jours anciens reviennent dans la mémoire comme une contrée lointaine, au goût de cendre. Aux yeux éblouis du poète, s’ouvre un monde tout frais, tout neuf. »

Je quitterai
le blanc sommet enneigé
qui réchauffait d’un sourire nu
mon infini isolement.

Je secouerai de mes épaules
la cendre dorée des astres
comme les moineaux
secouent la neige
de leurs ailes.

Ainsi un homme, simple et intègre
ainsi tout joyeux et innocent
je passerai
sous les acacias en fleurs
de tes caresses
et j’irai becqueter
la vitre rayonnante du printemps.

Je serai l’enfant doux
qui sourit aux choses
et à lui-même
sans réticence ni réserve.

Comme si je n’avais pas connu
les fronts mornes
des crépuscules de l’hiver
les ampoules des maisons vides
et les passants solitaires
sous la lune
d’Août.

Un enfant.

In Symphonie du printemps, © Bruno Doucey, 2012, p.19

Dans la préface du recueil Bruno Doucey écrit : « Un hymne à l’amour, à la nature, à la vie. Plus encore, un chant de haut vol, dans la pure tradition des chants que nous offre la littérature grecque depuis Homère. La publication de ce texte, enfin traduit dans notre langue, pourrait paraître commune si elle ne répondait à deux exigences majeures de toute grande littérature : Symphonie du printemps est d’abord un antidote à la crise effroyable que traverse Yannis Ritsos dans les trente premières années de sa vie. Ce texte écrit en 1937-1938 prend aussi, dans le contexte actuel, une autre dimension. Comme si le soleil d’hier s’étirait sans se rompre jusqu’à l’horizon d’aujourd’hui. »

Ritsos allie l’art des mots simples au passage du personnel à l’universel. C’est la marque des plus grands dont la parole grandie dans une histoire individuelle, ancrée dans une culture, porte son écho à tous.

Nous tendons nos bras
au soleil
et nous chantons.

La lumière gazouille
dans les veines de l’herbe
et de la pierre.

Les cris de la vie
ont déployé les branches
arcs puissants.

L’écorce des arbres
verte et luisante
brille
– robe rayée déployée
sur de seins naissants de paysanne.

Comme nous aimons
nos corps sensuels.

Ne nous priez pas de partir.
enfermés dans notre corps
nous sommes partout.

Chaque oiseau
qui plonge dans l’azur
chaque petite herbe
qui pousse au bord du chemin
nous apporte le message de Dieu.

Les êtres
passent près de nous
beaux aimés
revêtus
de notre rêve de notre jeunesse
et de notre amour.

Nous aimons
le ciel et la terre
les hommes et les bêtes
les reptiles et les insectes.
Nous sommes nous aussi
tout à la fois
et le ciel et la terre.

Notre corps orgueilleux
par la beauté de la joie.
Notre main toute puissante
par l’ardeur de l’amour.

L’amour dans son poing
contient l’univers.

Ibid, p.77

Dans un numéro de la revue Europe d’octobre 1993, Charles Dobzynski conclue un Pour saluer Ritsos par ces mots : « La poésie de Ritsos est cette exigence tenace : déclencher entre nous et nos mots, entre nos mots et nos actes, entre nos actes et les choses, entre les choses et leur commune désignation, une sorte de transfert d’énergie, un courant inversé qui aurait le pouvoir d’irriguer et d’iriser notre intelligence du monde. Les données de notre existence appartiennent à l’ordre élémentaire, à l’ordre tellurique, à l’ordre complexe et mutable de l’univers. Mais le donné ne nous est jamais offert, ni acquis. C’est lui qu’il faut intercepter et extraire des ténèbres primitives. Et le langage de Ritsos, dans la mine de notre nuit, me semble à coups de pic, à coups de mots et d’images inouïes, abattre des blocs de songe pareils à l’anthracite, des éclats de diamant pareils à ceux qui nous parviennent des plus lointaines étoiles comme un signe de la naissance de l’univers.

Et le poète grec Yannis Ritsos nous a donné cette joie-là, qui nous demeure comme un legs, d’assister, dans la poésie, à la naissance d’un univers. »

Le jour se lève.
La brume se retire.
Les choses
dures brillantes et non démenties.

Je ne sais combien de mois nous dormîmes.
Oubliés nous fûmes oublieux
dans un éblouissement dense
de nuit et de soleil.

Je ne pleure pas
parce que le sommeil m’a renié.
Derrière notre jardin
existent aussi d’autres jardins.

La mort gravit
échelon après échelon l’échelle
qui mène au ciel.

S’enfuit l’été
mais la chanson demeure.

Pourtant toi qui n’a pas de voix
où te réfugier à l’abri du vent ?
Comment accorderas-tu la lumière à la terre ?

Ouvre les fenêtres
qu’entre la lumière
l’indomptée rafale du vent
l’haleine âcre
des montagnes grandioses.

Regarde l’inépuisable sourit
devant les bras croisés.
Délie les bras.

Ouvre les fenêtres
afin de voir l’univers en fleurs
de tous les coquelicots de notre sang
– que tu apprennes à sourire.

Tu ne vois pas ?
Dès lors que s’éloigne le printemps
derrière lui arrive notre nouveau printemps.

Le voilà le soleil
par-dessus les cités de bronze
par-dessus les vertes terres
en nos coeurs.

Je sens aux épaules
le fourmillement intense
alors que poussent
toujours plus jeunes et plus larges
nos ailes.

Relève tes cils.

Le monde resplendit
hors de ta tristesse
lumière et sang
chant et silence.

Mes chers semblables
comment pouvez-vous
encore vous courber ?
Comment pouvez-vous
ne pas sourire ?

Ouvrez les fenêtres.

Je me lave à la lumière
je sors sur le balcon
nu
pour respirer à fond
l’air éternel
aux fortes senteurs
de la forêt humide
au goût salé
de la mer infinie.

Le monde resplendit
infatigable.
Qu’il soit regardé.

Ibid p. 133

 Source La Pierre et le Sel 10 Mai 2012

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L’Amitié – Pablo Picasso

QUESTE


 QUESTE

Sur l’infinité

Main n’ayant de ligne de flottaison que son bras où l’aisselle vaque aux herbes folles. Jamais traitées

Laisse la mort à la haine-ignore le rictus d’incapacité- le couple se traduit spontanément casse la grammaire de l’écriture automatique

Où se tait une douleur partagée, avance la croisade sous le trait du rai

Elle déployée

inestimable présent ignorant  toute distance

Emoi de m’aime

venu, vogue de concert

Mon Autre deux mains

noué monte à cru

foulard insigne de sa blancheur

bat l’anse au graal

Niala-Loisobleu – 9 Août 2016

 

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VIGILANCE


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VIGILANCE

 

Je me lève. Rien. Lavant mes yeux à partir du premier instant pendant tout l’encours de ma pensée, je fais la toilette du sol sur lequel je marche.Mon intention : conserver l’espoir de vivre sur le toit des abysses. Entre les dents du bonheur.

VIGILANCE

A Paris la tour Saint-Jacques chancelante

Pareille à un tournesol

Du front vient quelquefois heurter la Seine et son ombre glisse imperceptiblement parmi les remorqueurs

A ce moment sur la pointe des pieds dans mon sommeil

Je me dirige vers la chambre où je suis étendu

Et j’y mets le feu

Pour que rien ne subsiste de ce consentement qu’on m’a arraché

Les meubles font alors place à des animaux de même taille qui me regardent fraternellement

Lions dans les crinières desquels achèvent de se consumer les chaises

Squales dont le ventre blanc s’incorpore le dernier frisson des draps

A l’heure de l’amour et des paupières bleues

Je me vois brûler à mon tour je vois cette cachette solennelle de riens

Qui fut mon corps

Fouillé par les becs patients des ibis du feu

Lorsque tout est fini j’entre invisible dans l’arche

Sans prendre garde aux passants de la vie qui font sonner très loin leurs pas traînants

Je vois les arêtes du soleil

A travers l’aubépine de la pluie

J’entends se déchirer le linge humain comme une grande feuille

Sous l’ongle de l’absence et de la présence qui sont de connivence

Tous les métiers se fanent il ne reste d’eux qu’une dentelle parfumée

Une coquille de dentelle qui a la forme parfaite d’un sein

Je ne touche plus que le coeur des choses je tiens le fil

André Breton (Le revolver à cheveux blancs)

L’intuitif extraverti que je suis vérifie la couleur des pavillons claquant au vent. Un doigt mouillé pour l’orientation. L’ordre affiché est le plus vieux piège que trouva l’homme pour ne pas annoncer la couleur de ses véritables intentions. La chasse primordiale était ouverte. Les moulins à prière aussi.

Foin de ces manèges, ne cherchant pas le trône, je ne vais pas me tourner vers sa foire. L’aspect politique du monde s’est rendu propriétaire de l’individualité. Piétinant toute conviction propre à chacune des cultures, il est devenu vain de penser renverser la tendance. En revanche le Sentiment intrinsèque doit demeurer sain. Tourner le dos en mettant son coeur de face derrière un grillage c’est travestir son battement. J’accorde toute ma vigilance.à ne rien dissimuler de l’honnêteté du mien.

Niala-Loisobleu – 08/08/16

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Ouais dans le fond que serait devenu l’homme sans son vice sans fin ? Rien d’autre que ce qu’il est Bouffi, un écrou déboulonné.


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Ouais dans le fond que serait devenu l’homme sans son vice sans fin ? Rien d’autre que ce qu’il est Bouffi,

un écrou déboulonné.

 

Alors qu’au loin se rapproche l’incertain, on voit entrer le bruit de l’errance à la grille. Quand bien même il sonnerait juste, qui l’entendrait vraiment tel qu’il est. Sa voix de loup, pelote déjà Petit Chaperon Rouge avec le beurre emballé dans la culotte. Il s’était tapé grand-mère en entrée, dès le début.A moins que ce soit un cardinal de Lyon qui sortirait la tentation du retroussé de la soutane. Mais c’est pareil, tout ça c’est qu’un abominable  suppôt qu’on s’est eu dans l’cul en fin de genèse.

Merde Jérôme c’est Bosch y a plus personne pour essayer d’éclairer la noirceur de l’homme. Hormis les cornes en tous genres se posant comme un brame sur le front des lambdas  toutes catégories, nib de licorne pour apurer une lubricité permanente. J’ai peur que la vierge à l’appeau noir soit plus portée sur l’épaule des gitans au bain de mer, mais vienne tout droit en provenance d’un dégrise-guerre de Bangkok. D’une pédophile sociéty où on s’abonne à curer l’enfant unisexe.

Un qui se prétend religieux ne proférait-il pas ces jours-ci que toute femme qui n’est pas voilée doit-être violée-en tournante recommandée-ben dis donc sous la jupette du derviche faire la ronde ça n’a rien d’un printemps comme dit l’adage.

« …La licorne était connue de par les textes grecs antiques. Dans un passage du Physiologus traduit par M. Freeman la licorne est décrite au bord d’un lac dans lequel les animaux viennent boire. « Mais avant qu’ils ne soient rassemblés, le serpent vient et lance son poison dans l’eau. Alors les animaux remarquent bien le poison et n’osent pas boire, attendant la licorne. Elle vient aussitôt vers le lac et, faisant le signe de croix avec sa corne, elle détruit le poison ». Ce texte est réellement fondateur de la légende de la licorne au moyen-age.  Sur le panneau gauche du triptyque du Jardin des Délices, l’animal totem du diable ayant commis son forfait remonte sur l’arbre de la connaissance à droite du lac… »

Ouais dans le fond que serait devenu l’homme sans son vice sans fin ? Rien d’autre que ce qu’il est Bouffi, un écrou déboulonné.

La couverture Dieu-and-co ça tend à réchauffer que du serpent dans son saint.

Heureusement ma laïque croyance ne m’hameçonnant pas au péché et à enfer à côté d’mes pompes, l’idée profonde qui m’habite est au-dessus de ma ceinture. La femme dévoilée révèle la Beauté intégrale de la Nature. Elle n’en retient pas que le nuage.. Et ceci en dehors des canons. L’amour c’est canon, que tu sois de n’importe quelle taille, de n’importe quel poids et surtout de n’importe quelle couleur.T’es toujours Beau dès lors que tu te respectes tout seul à ne pas voir les Autres sous une quelconque condition.

Ah la lie corne !!!

Niala-Loisobleu – 07/08/16

 

Deja-Vu

Lune dans l’Autre


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Lune dans l’Autre

Dans ce rien bougeant en corps, la lune garde sa langue collée aux étoiles. Du garage où le moteur s’est éteint, l’odeur de cuir chaud reste aux sièges de la dernière randonnée.

Tout dans cette alternance a séparé la matière de l’esprit, abordant l’orée du nirvana.

L’immobilité que les vagues horlogent au balancier de la franc-comtoise océanique fait vivre un mouvement autre.

Les aquifoliacées du chemin se sont limées les ongles , tant en houx allons-nous qu’en que qui sommes n’houx . Crécelle abusive du veilleur de nuisances. qui s’imagine qu’avec du ruban autour on rend la vacherie comestible.

Des minutes contées je n’ai entendu qu’agréments des bretelles des dentelles et soies élastiques shorty respirer le large  au grand air de la nature hôtelière.

D’iode toute humide ton pore me garde à son flanc incliné

les grands oiseaux blancs veillent au calme des herbes

pendant que l’oeil du phare fait manège aux hippocampes

Quand l’herminette déshabille le bois, tu me dis que tu sens mes mains te mettre au chenal chaque vertèbre de ta charpente maritime, pour que nous nous ah marions l’un dans l’autre sans les bossoirs !

Niala-Loisoblu – 06/08/16

 

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Ballade en auto gare


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Ballade en auto gare

Au petit matin

un reste de brouillard se balance

au dégoulinant des branches des vergues

L’éther assoiffé n’a pas la gueule de bois

Perdu

de l’eau d’un côté comme de l’autre

le hunier ausculte l’horizon

Ô voilà sans vin jour qu’on navigue

j’ai plus de sel sur la langue qu’au bout de l’aqueux

marmonne l’équipage

en tirant des bordées de la veuve poignet

Le con qu’a dit que le matelot à une fille dans chaque pore

devrait être mis en gars l’erre

pour apprendre que 1569 pour 1 mousse

ç’est bien trop long pour chaque un son tour…

Niala-Loisobleu – 05/08/16

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Son Voyage à Soi, l’Arbre des Forêts !


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Son Voyage à Soi, l’Arbre des Forêts !

Une pensée d’arbre quand ça me branche c’est un voyage qui se présente. Soit par une projection dans la cinémathèque de mon vécu ou bien parce que mon sac a des fourmis dans les pattes et s’apprête à partir en vol. Décoller c’est libérer son présent d’amarres négatives, hostiles au créatif permanent.Depuis un lointain passé, je sais que ne peut mourir que tout ce qui n’a jamais eu de réelle existence durant ce que les imbéciles appellent leur vivant. Durant sa propre traversée on garde lumineuse la présence vivante de feux brillants.

De l’enfance j’ai une telle mémoire qu’en fait, à mon âge, est toujours présente. Je crois qu’un enfant malheureux par et pour quelque motif que ce soit, ne peut faire un adulte épanoui. Il lui manquera toujours la grandeur magique de ce passage où tout est du domaine du possible.Le monde est totalement disproportionné pour l’enfant. Rien de ce qu’il est n’est fait à sa taille. Il va devoir le convertir à lui. Dur dur. La famille, les bons éducateurs, les « grands » vont lui bloquer tous les passages pour lui indiquer les leurs – faits d’un mélange de leurs regrets du passé et de la mode du moment –  comme pour projeter sa réussite par leurs ratages. Devant se défaire de ses idées propres. Ne retenir que celles des autres. Ah la joie qu’ils éprouvent à le mouler…

Je suis un gosse qui vois passer des quantités d’années en étant devenu lucide grâce à mon évolution personnelle. Combien de fois on tilt à se faire propulser d’un con à l’autre. Oh comme elle brille, comme elle est grande la tentation des plots avec leurs gros numéros à gagner. Non je dirai plutôt à perdre. Prendre la vie comme une machine à sous, un billard électrique….grrrr…ça  me pétrifie. Comment pourrait-on savoir ce que c’est que le Vrai en ayant été formé par l’artifice ?

Et l’amour est là. Il ne s’est jamais écarté de nous. ni caché derrière un doute quelconque, non plus dans la pochette-surprise d’un implacable destin qu’on aurait chopé comme une vérole. Présent m’aime au fond du plus tricheur des septiques. Ces matamores se vantant de faux exploits qu’ils iront en dehors de la foule, penseront-ils, noyer dans le premier expédient à portée, alcool, drogue, dérision, extrémisme…

L’Amour avec son grand A qui pourra seul nourrir l’âme. Faire de sa vie un voyage réussi. Réussi sans programme organisé. Son voyage à soi, l’arbre des forêts !

Niala-Loisobleu – 4 Août 2016

 

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