LA BOÎTE AU L’ÊTRE 8


main-header_father-nature

LA BOÎTE AU L’ÊTRE 8

AUBADE

Chemin tremblotant dans l’épaule, le long d’un long coude qui monte dans la brume du matin rampant au sol.Quelques étoiles falotes se balancent entre les premières fermes du village. Suivies des aboiements de chiens qui tirent sur la chaîne les retenant, le jour qui se lève laisse le bois dans la pénombre au chevet d’une nuit pleine lune. La cheminée s’est endormie vers l’aube, sous le poids des rondins qu’elle a réduit en cendres.

Dans les plis des vêtements pendus au perroquet de l’entrée, l’enfant n’a pas ôté les cailloux que ses doigts ont polis à force de prières. Ils reposent avec les morceaux de ficelles effilochés qu’un noeud retient à la filature de l’histoire. Mieux que des cadres, ils retiennent plus d’images du puzzle, qu’un album, où faute d’air, elles jaunissent sous l’entêtement des  érosions du temps.

Ta poitrine en me battant au coeur, nourrit ta présence en dehors des repas. J’aime le balancement de tes seins au clocher de ta poitrine. Tantôt nonchalant, il m’emporte à l’intérieur du fourré, derrière lequel pousse notre rêve. Ou tantôt plus ardente, en s’ouvrant la porte du corps sage libérant les chiens.Loin des bavards qui ne tarissent pas d’histoires sans goût. Ils ont l’instinct affuté tes seins.Je reste émerveillé, sans rien dire, en les voyant comme deux animaux que rien ne sépare, ne rien laisser échapper de la moindre manifestation de leur environnement. D’instinct ils sentent les changements de temps qui vont survenir.

Quelquefois, au bord du vent, ils se mettent à courir, se jetant en avant, joyeux de savoir qu’ils peuvent arriver les premiers au bout du sprint. Joueurs comme des chiots ils se roulent l’un sur l’autre, en se mordillant, sous d’inoffensifs coups de griffes.Ils se mordillent, et font des sauts en l’air en jonglant avec leurs balles.

Le tant et venu les incliner vers le bas. Faisant monter leur beauté beaucoup plus haut. Ils tombent, chargés de générosité. En quête de la coupe de mes paumes où ils se libèrent des bretelles des balconnets et de la marque des baleines domestiquées.

Nous irons à la mer voir le gonflement des voiles. Et nous prendrons le gulf-stream pour le marché aux fleurs des quais de l’Ile au Trésor. La tête lavée des histoires de gens qui n’arrivent jamais à rien d’autre que se décevoir en boucle dans les pannes d’ascenseur à répétition.

Loisobleu
30 Octobre 2014

b2a8bea978367c421fea0c0605a78da2

À voir te faire


À voir te faire

Se déroulent les étangs d’art 

Petit Têtard 

L’haricot maternel

A germé 

Et moi ton Arrière Papou

Je t’ouvre les secrets du Jardin

des deux mains mon Nao

Niala-Loisobleu – 17/08/16

JE SUIS LE CHANCRE PIGNON


JE  SUIS LE CHANCRE PIGNON

A saute-mouton du dernier trio du vague

alors que l’amer s’entre-déchirait

un premier réflexe étincela en un éclair l’engourdi de ces ciels de traîne

Cessant de se demander la sempiternelle réponse

d’un lob réussi

il plaça la question au poteau rose

Ah le voir sourire

non de diou

ça vous change tout d’un cul

comme si d’être fendu

c’était plus inné qu’acquis

Et puis debout

on voit son visage

sorti de la paille

qui

en l’absorbant en faisait l’accusé d’assises

qui a pas dit toute la vérité

Viens saute

rebondit

éclate

danse tango-tango

et devient la boule du bande aux néons

l’éperon qui tape au fond

J’ai toujours eu l’esprit qui fit celle

enceinte d’un ballon

Mais à les entendre se gausser je me serais trompé

épris dans mes propres barbelés

l’utopique coquelicot assiégé par les engrais

A deux mains

aujourd’hui

vas-y ducon chante ave aria !

Niala-Loisobleu – 17 Août 2016

Ô si vous saviez comme j’aime avoir toujours pris le parti d’aimer !


Rue de Verneuil

Années 40, Jeannot et Alain,devant le 51 rue de Verneuil Paris 7°

Ô si vous saviez comme j’aime avoir toujours pris le parti d’aimer !

Jeannot, Eric, Christian, où êtes-vous ? Nos maternelles se sont sevrées d’elles m’aime, c’est le plat du jour que la cantine met à la carte. Ribouldingue à pieds entre le Louvre et l’Elysées-Montmartre.Nous y voilà au pavé, puti c’est que ça cogne dans la poitrine quand la java tourne au pugilat. « L’Année terrible »pour les enfants du même nom, un cocktail molotov que les guerres allument épisodiquement

– Le monde n’en finira donc jamais de devoir être refait, fait un quidam aux guichets Rivoli ?
– Pardon Monsieur mais tout entrepreneur qui gagne le marché s’y emploie. Sitôt adoré, sitôt brûlé pour non respect présumé des attentes.

Le gogo ne demande que ça. L’apparence il en veut.
Mon tailleur est riche, c’est faux de dire que le peuple va nu pieds, il se fait tailler des costards sur mesure. Du prêt-à-porter il en veut pas.Doit y avoir une différence entre le devoir et le droit. « Moi-je ». Dupont & Dupont, me le disaient avant-hier, dans les années 80, travailler plus pour gagner moins c’était  absurde quand on pouvait s’inscrire au chômage et gagner plus en foutant rien. Nous vivons de la combine, les années du loisir on primé sur le goût au travail. Ah le mythe errant, un foutu jocrisse, raté d’la droite a viré à gauche pour gagner. Ce fut vivement Dimanche…pour caviarder Jaurès.Qu’en reste-t-il du tant de la cerise ? Que dalle, même pas le gâteau.

Les balais s’emmanchent les uns aux autres. Je vieillis à rajeunir de jour en jour. A preuve après plus de trente ans de perte de mes enfants v’là t’y pas qu’un de mes petits-fils dit à ses parents :

« Pour mes 18 ans j’veux connaître mon grand-père ».

Ouah ça tangue mais attends c’est pas fini, dans le même colis j’apprends qu’un petit Nao me fait arrière-grand-père pour la seconde fois.

J’savais bien que la méchanceté, fusse-t-elle d’une mère égocentrique pouvait pas aller à terme. La justice immanente, ben ouais ça existe. L’amour j’lai payé au prix fort. Mais il est là plus vivant que jamais. Et sur mon grand bassin des Tuileries je flotte avec mon Coeur à bord.

Ô si vous saviez comme j’aime avoir toujours pris le parti d’aimer !

 

LES TUILERIES


Nous sommes deux drôles,
Aux larges épaules,
De joyeux bandits,
Sachant rire et battre,
Mangeant comme quatre,
Buvant comme dix.

Quand, vidant les litres,
Nous cognons aux vitres
De l’estaminet,
Le bourgeois difforme
Tremble en uniforme
Sous son gros bonnet.

Nous vivons. En somme,
On est honnête homme,
On n’est pas mouchard.
On va le dimanche
Avec Lise ou Blanche
Dîner chez Richard.

On les mène à Pâques,
Barrière Saint-Jacques,
Souper au Chat Vert,
On dévore, on aime,
On boit, on a même
Un plat de dessert !

Nous vivons sans gîte,
Goulûment et vite,
Comme le moineau,
Haussant nos caprices
Jusqu’aux cantatrices
De chez Bobino.

La vie est diverse.
Nous bravons l’averse
Qui mouille nos peaux ;
Toujours en ribotes
Ayant peu de bottes
Et point de chapeaux.

Nous avons l’ivresse,
L’amour, la jeunesse,
L’éclair dans les yeux,
Des poings effroyables ;
Nous sommes des diables,
Nous sommes des dieux !

Nos deux seigneuries
Vont aux Tuileries
Flâner volontiers,
Et dire des choses
Aux servantes roses
Sous les marronniers.

Sous les ombres vertes
Des rampes désertes
Nous errons le soir,
L’eau fuit, les toits fument,
Les lustres s’allument,
Dans le château noir.

Notre âme recueille
Ce que dit la feuille
À la fin du jour,
L’air que chante un gnome.
Et, place Vendôme,
Le bruit du tambour.

Les blanches statues
Assez peu vêtues,
Découvrent leur sein,
Et nous font des signes
Dont rêvent les cygnes
Sur le grand bassin.

Ô Rome ! ô la Ville !
Annibal, tranquille,
Sur nous, écoliers,
Fixant ses yeux vagues,
Nous montre les bagues
De ses chevaliers !

La terrasse est brune.
Pendant que la lune
L’emplit de clarté,
D’ombres et de mensonges,
Nous faisons des songes
Pour la liberté.

Victor Hugo

La cabane laisse l’horizon s’entrevoir entre ses planches. Par la Cayenne le chenal est ouvert. La route de sel que j’aime flotte de tous ses rubans !

Niala-Loisobleu – 16 Août 2016

CIMG0083

Ah la Musique, la Musique !


    Marco 3.

Ah la Musique, la Musique !

 

Je voulais que mes doigts de poupée pénètrent dans les touches. Je ne voulais pas effleurer le clavier comme une araignée. Je voulais m’enfoncer, me clouer, me fixer, me pétrifier. Je voulais entrer dans le clavier pour entrer à l’intérieur de la musique pour avoir une patrie. Mais la musique bougeait, se pressait. Quand un refrain reprenait, alors seulement s’animait en moi l’espoir que quelque chose comme une gare s’établirait ; je veux dire : un point de départ ferme et sûr ; un lieu depuis lequel partir, depuis le lieu, vers le lieu, en union et fusion avec le lieu. Mais le refrain était trop bref, de sorte que je ne pouvais pas fonder une gare puisque je n’avais qu’un train un peu sorti des rails, qui se contorsionnait et se distordait.

     Alors j’abandonnai la musique et ses trahisons parce que la musique était toujours plus haut ou plus bas, mai non au centre, dans le lieu de la rencontre et de la fusion.

(Toi qui fus ma seule patrie, où te chercher ?

     Peut-être dans ce poème que j’écris peu à peu.)

Alejandra Pizarnik, extrait de « Figures du pressentiment », in l’Enfer musical (1971), Œuvre poétique, traduction de Silvia Baron Supervielle, Actes Sud, 2005,

 

Le bruit des aiguillages va et vient. Les petites gares que sont-elles devenues ? Sales des pas perdus ou consigne de voyageur sang bagages ? Je n’ai jamais regardé le panneau horaire des départs, guidé d’instinct vers celui  des arrivées. Peut-être faut-il chercher là la réponse aux trains demeurés fantômes. Restés en cours de route, coincés dans une nuit sans bout. Ces navires partis lourds vers l’Absolu, cales pleines de promesses, qui passent inévitablement par le Triangle des Bermudes.

Avoir toujours tenu les siennes ne croyez pas que ça allège la tare. Il y a au centre même du bonheur des poids morts qui vous gueusent l’envol avec toujours un retour à la case prison. Pourtant ce n’est pas d’avoir vanté le bleu à tort. Je l’ai, plus pugnace qu’une couleur indélébile. Seulement il peut arriver qu’il soit tagué contre sa volonté. Se trouvant recouvert par un dessein parasite.

Ah la musique, la musique c’est bien là que tout s’embrouille. L’instrument se prend les pieds dans le tapis. Devenant dans l’esprit du joueur un jeu de chaises musicales. Le fond se retrouve le cul par terre au profit de la forme qui fonce sans scrupules se poser les meules n’importe où.

Je me souviens avoir appris à évider le sureau. Certainement par inadvertance à tout calcul de formation musicale. C’était au bord de mon premier ruisseau pour accompagner au flûtiau le petit moulin propulsant ce bateau en papier sur lequel il faut croire que je dérive encore. Comme un enfant d’Marie qui s’est cru au ciel.

Niala-Loisobleu – 15 Août 2016

bird_house_by_machineroom

 

 

 

 

Flop


 

Flop

 » La musique n’est rien si l’audience est sourde » 

Walter Lippmann 

16 - 1 (3)

Dans l’injure vers de gris

la maladresse déplacée

d’un coup ternit la lumière étalée tout au long du jour

Trop tard

le petit garçon tiré du jardin des fous

se retrouva dans le cabinet noir des grands

Acte conscient ou inconscient ?

Ne demandez pas à un enfant d’apprendre à jouer pervers.

Niala-Loisobleu – 15 Août 2016

PAS M’AIME UNE ABSENCE


smutek

PAS M’AIME UNE ABSENCE

Une ancienne cigarette aux lèvres d’hier volute encore à sa façon aujourd’hui. Marie lande dans l’air. Assomption en vue. Le briquet est allongé de tout son long au bord de la cheminée. Je me demande si un chien ça peut avoir des rêves d’amoureux. Sans doute, ne suis-je pas un chien quelque part ?. Là au coeur du feu de la tomette, c’est entre les cuisses de ta cheminée que je suis mon Coeur.

La table de ferme soupire. Hier au soir nous ne l’avons pas desservie. On voit les traces de nôtre dessert. Le jour se lève sur tes vêtements froissés. Ta peau pelée à côté de mes mains nues sur un bord, la bouteille s’est renversée aux coulures de la bougie. C’est à peine si l’herbe de tes pores a jaunie, elle est encore toute humide d’amour. Je vois un trèfle chanter des quatre saisons. Je me rappelle t’avoir répété que ce ce que j’aime dans tes bretelles c’est les faire glisser.

Comment ?

A pleines dents !

Comme ce Dimanche a envie de durer jusqu’à Lundi on va monter jusqu’au tertre.

Pourquoi on aurait pas droit de monter au ciel nous aussi ?

Le temps qu’on existe peut avoir une grande différence avec le tant qu’on vit. Faut pas se tromper de l’intérieur. L’âme n’a pas le m’aime ressenti que celui du costume que lui impose le quotidien. J’te trouve toujours plus belle, plus blanche, plus naturelle en ton intérieur. Aussi j’préfère t’avoir en vrai de l’Esprit qu’en faux d’une présence de comédie.

Comme tu me touches

d’un trait de ciel

au bleu du regard de ta présence !

Niala-Loisobleu – 14 Août 2016

 

 

Mon Héros Scope de ce 13 d’Août que j’suis ce jour


13.08.16 - 1

Mon Héros Scope

de ce 13 d’Août que j’suis ce jour

Vous êtes spontanément généreuse, mais du coup, vous avez parfois l’impression de vous faire avoir. Il est vrai que certaines personnes n’hésitent pas à abuser de vos largesses et ne savent pas doser leur demande. Vous avez pourtant un atout majeur dont vous ne vous servez pas assez, c’est votre flair. Vos intuitions et vos instincts sont d’excellents guides si vous savez y être attentive. N’hésitez donc pas à suivre votre première impression, qui est souvent la bonne !

Merde serais-tu passé cage aux folles ?

Te v’là au féminin

Non, Bouffi, comme dab t’as rien compris.

Moi j’ai toujours été Androgyne et je m’en flatte

pour mieux comprendre les deux genres. Pour le flair ça me l’affûte.

Pas superstitieux non plus le fait que la prédiction citée en haut soit pour un 13 me fout pas le traczir. Je passe sous les échelles sans tourner la tête.

Mon grand-père a été chui là qui m’a mis en garde contre les abus naturels des hommes. Tout petit, il m’a dit, tu auras des problèmes, tu donnes d’abord, sans te faire de réserves. Surtout ne change pas. Ouvres ton nez en grand pour repérer le profiteur qui va t’abuser. Pour repérer le fond de la nature humaine t’es super doué mon P’tit-Gars !

Je l’ai toujours dans mon présent mon René. Avec Marthe. Tous les deux ils m’ont donné l’innocence qui n’a pas pris une ride après un sacré bout de route. Je roulotte toujours, le coeur sur la main, passant au milieu d’une pourriture qui ne départira jamais. Oh des je t’aime j’en trouve plus qu’il n’y a de pétales à une marguerite. Les coups dans la gueule que les menteries me donnent ça me fait si mal que je le tairais. Je tiens à ne pas ternir mon bleu.

La vie monte ses murs, moi je fais des trous dans le plafond pour m’envoler. Que l’haleine des fleurs me tricote des arias si le choeur couac de sécheresse. J’tiens debout comme je suis et suis pas une béquille à paumés, encore moins un jouet..

Niala-Loisobleu – 13 Août 2016

16532512_1983197_66889647

Combien sont-ils à tendre l’oreille en coupe de mains, vain espoir qu’ils se sont plantés au coeur ?


16 - 1

Combien sont-ils à tendre l’oreille en coupe de mains, vain espoir qu’ils se sont plantés au coeur ?

Le bruit de l’horreur monte en flèche. L’emballage en papier métallisé, bolduc de circonstances, décline ses promesses. Le Président se gargarise. Quelle aubaine que l’obscurantisme pour se relancer en campagne après un mandat de nul. Néron lui aussi est en vacances sur la côte d’azur. Que ça flambe. Hollande va retrouver l’incendiaire, je le promets qu’il a dit le ouistiti !

Viens dans mon humilité il y a un grand bain limpide. Plus bleu qu’un lagon. Plus banc d’amoureux que banc de sable conduisant au naufrage. Juste un simple tabouret celui de mes genoux pour t’asseoir mon Coeur. Le frémissement d’ailes des deux pigeons de ta poitrine au derme d’une randonnée à la mienne.

Nous avons laissé les automobiles aux impasses. Quand tu marches sur l’herbe des landes, que je vois comme tes seins balancent, j’entends venir les abeilles pour tirer le nectar. Gelée royale. Au plus large de l’estuaire de ton ventre ouvert j’embarque pour l’odyssée.

Nous rêvons bien sûr. Preuve que notre Amour est totalement lucide. Les conditions difficiles qu’il entraîne ne nous sont imposées par personne. Choisir un amour marginal c’est refuser un amour de comédie du quotidien. La souffrance est naturelle au bonheur. Ce qui est anormal c’est quand il n’y a que de la douleur et pas de bonheur.

On a peut-être pas les sous mais on a le dessus.

Les prisons les plus pleines, je ne crois pas que ce soient celles des condamnés par les tribunaux. Je pense que ce sont d’abord celles des gens libres qui se volent leur vie.

Niala-Loisobleu – 12/08/16

 

Anna Kapustenko 56

Le Remouilleur de Port se Laine


Sogni  a  bolle

Le Remouilleur de Port se Laine

Un champ d’élingues, des mouettes et une porte battante, pour le reste rien de nouveau. Voici le bon moment pour aller faire ses courses, les vacanciers ne sont pas encore dans leurs voitures. Un marché s’installe, sur son vélo le marchand de chichis sort de chez lui sans façons. Heureux moment d’Août le calme débloque la respiration. J’en profite pour aller voir la mer. Pendant qu’il n’y a pas de serviettes la plage a son visage au naturel. Qu’elle est belle. J’ose pas penser aux tronches des Bouffis qui ont en corps les yeux collés d’avoir fait du toboggan géant dans le bassin du camping, de la moule frites en barquette et du pince-fesses sous contrôle du DJ local. Guetta se faisait ailleurs.On dit qu’ils viennent se reposer des grandes villes, dommage qu’on taise qu’à la campagne personne ne souhaite avoir des usines à boucan.

J’ai le ver luisant pour me guider la nuit quand j’entends ton appel. La pinède au repos sur un lit d’aiguilles c’est autre chose que l’Ibis étoilé . La terre  parle. Les belles histoires que l’arbre raconte de ses racines sont magiques. C’est fastoche de penser aux milliards d’individus qui se sont aimés là où les paumes font du peint. Un sacré ressort dans les ébats. On peut crier l’amour avec la nature. Pareil que les fleurs, les collines, les lacs, dans les marques des p’tits lapins, la course de la biche, le brame du cerf, les p’tits ch’mins, les meules, l’herbe en poussée, le caillou qui trace, la craie qui gardera la preuve écrite.

C’est le m’aime endroit d’où parti le cri originel.

ou que là je recolle la vie avec …

Niala-Loisobleu – 11 Août 2016

1.08.2016 - 1