LIBRE-ECHANGE
Là où les vagues ne sont plus qu’entre ailes
l’oiseau
bat mot né
Île d’Amour
très loin au large des trottoirs du négoce
Niala-Loisobleu 6 Juillet 2016

Là où les vagues ne sont plus qu’entre ailes
l’oiseau
bat mot né
Île d’Amour
très loin au large des trottoirs du négoce
Niala-Loisobleu 6 Juillet 2016


Tant d’écrire je t’aime que, retroussé au vent, j’hâlais dessous ton écriture pour qu’elle ne sèche pas et me laisse à l’encre, balloté.
Sillon s’aimait
Aréoles
Cap devant
Iode d’aisselles restée au varech…
Niala-Loisobleu – 5 Juillet 2016

Juste entre ce qui n’a d’importance que ce qui n’est pas mis en racolage divers, voilà tout ce qui résume mon mode de vie. La journée d’hier en est le bon exemple. Un espace de cabane et 17 passagers, vas-y roule ma Poule, on s’est pas plaint d’être pas parti à Vesoul, où d’ailleurs j’aurais pu trouver personne pour cause de départ ailleurs.
Rire quand la sangria fait chanter les guitares au centre du patio, c’est un mélange de fruits dans le vin rouge qui se prend à la paille du chapeau. Le monde, pas un qui ne sache ses turpitudes, l’espagnol en a connu, que civil j’ai vécu. Pour l’autre c’est la santé qui le bouffe comme une vacharde. Quant aux trucs qu’une société en crise est capable d’inventer, y en a pour tout le monde.
Le temps qui se la traînait depuis des mois, était en tête de table. Pas de flotte, un soleil un peu cossard sur la chaleur, mais sans poil à la main pour la présence.On ne pouvait souhaiter mieux.
Alors Tonton Georges dessous sa plage de Sète, nous a embarqué dans son pointu. Puti, croyez-moi, les croisières Costa sur leur bulding-flottant, c’est de l’enflure pour marin d’eau douce. Nous on est tous Capitaine, les présents, les qu’ont posé sac en terre, on a toujours de quoi remplir nos verres !
Pour une fois j’ai pas écrit mais qu’est-ce que j’ai pensé à toi où que tu sois !
Niala-Loisobleu – 5 Juillet 2015

J’ai toujours cherché la rencontre avec ces petits matins où, les yeux encore collés, on se laisse embrasser par leur fenêtre ouverte. La température fraîche sent le fournil, l’aurore de la croûte qui dore en laissant gonfler la mie hors du soupirail jusqu’aux pierres du trottoir. Enfant ouvert à la découverte je suis né et reste. Je ne rencontre que des situations rayonnantes de mystère dans lesquels je me propulse avec la complicité naturelle que la foi procure.
Des gens décalés peuplent mon jardin. Pareils à des fruits se balançant aux branches d’arbre-médecine d’un mental ne se souciant que du battement de son coeur. J’ai les Tuileries traversés de la rue de Verneuil sur l’autre berge de la Seine. Un Louvre que je laisse aux midinettes, les rois n’ont jamais été mes cousins. Je manège, je théâtre de verdure, je Maillol le vert du bronze par l’obélisque m’offrant la perspective du Nil. Ce que qu’un simple vasistas au plafond de sa chambre peut ouvrir est infini.
Bois, disait celle qui
S’était penchée,
Quand il pleurait, confiant,
Après sa chute.
Bois, et qu’ouvre ta main
Ma robe rouge,
Que consente ta bouche
À sa bonne fièvre.
De ton mal presque plus
Rien ne te brûle,
Bois de cette eau, qui est
L’esprit qui rêve.
Yves Bonnefoy (Les planches courbes)
L’histoire n’est qu’une guerre qu’un traité de paix met en trêve. Une perm pour les tartarins qui ont toujours un lion dans le maux t’heurt. L’histoire de petits nains montés au pinacle est faite pour servir d’alibi aux imposteurs vivants en exercice.. Les peintures noires de Goya ont autre chose à dire que la prophétie napoléonienne en haut des pyramides. Des conquêtes l’or a toujours été le motif. Je n’en retins que la disparition de l’inca, préface aux holocaustes à suivre.
Je rêve d’amour, oui pas d’être un con qui s’t’adore !
Niala-Loisobleu – 3 Juillet 2016


Les agapanthes qui se dressent sur la pointe des pieds étoilent d’un bleu azuréen l’amas de nuages coincé au barrage d’actes d’hommes en déchets.
La cabane est ouverte sur le large. Un foc dort encore au banc de sable.
Tu sais déjà comme je t’aime.
Mais ça c’était avant, aujourd’hui c’est plus.
Rien que Toi soleil !
Niala-Loisobleu – 2 Juillet 2016

Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ;
Le violon frémit comme un coeur qu’on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.
Le violon frémit comme un coeur qu’on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige.
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige…
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !
Charles Baudelaire
Aux cernes de nos nuits le matin ajoute la marque de nos lèvres laissée dans nos odeurs de peaux . Ce qui reste incline à poursuivre, dans chaque doigt de nos mains il y a l’ongle du labour et le jeu de paume des phalanges.
Ton souvenir en moi chante le soleil de la rivière où je me baigne.
Niala-Loisobleu – 1er Juillet 2016

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