ECHO LOGIS


 

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ECHO LOGIS

Qui d’eux porte l’arbre ? Le sang qui, en nouant la branche, a su amener la terre à s’offrir, ou la nuit cherchant l’aube qui a pu pleurer le jour, alunie ? Sel du rêve essentiel au Jardin.

La mer présente, comblant le voeu parti naviguer depuis la nuit des temps sans couper l’ombilic des marées, a fait en sorte qu’aucun connard curieux ne stationne sur le pont. Laissant le mystère au cru. Tout commentaire s’autodétruisant par la vertu du silence avortant la parole monstrueuse.

Un tremble me traverse, tes seins sautent, le germe éclate le noyau. La rage fend l’inerte d’un signe de présence.

Niala-Loisobleu – 09/06/16

 

NICHE A LETTRES


NICHE A LETTRES

La double-vue est un lourd handicap au départ des courses journalières. Aux passages des haies, elle fait plus souvent chuter. Le fait d’avoir dit la bonne mesure et la profondeur de la rivière entraînant des remarques tombant à côté.

Les démonstrations de groupe m’ont toujours fait fuir.

Il arrive qu’on forme sa pudeur au contact de personnes qui n’en saisissent pas le premier mot. Je tiens de ça au départ, c’est vrai. Ensuite on trouve à ce qui se cache sous l’herbe tellement de vrai, qu’il n’y a plus photo quand vient la question du choix.

L’apprentissage de l’écoute de l’autour de soi à un pouvoir magique sur sa vision.

Le plus touffu retient le plus clair.

J’aime la couleur que porte un son avant que la bouche en propage les déformations. La pensée n’est pas une phrase c’est une page qui n’en finit de se taire pour mieux dire ce qu’elle a à communiquer.

Niala-Loisobleu – 09/06/16

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NÔTRE TAIRE QUI EST Ô CIEUX


 

NÔTRE TAIRE QUI EST Ô CIEUX

Nous avons une terre avec nos paysages qui ne sont a personne d’autre qu’à nous.Nos petits vélos font l’à cheval sur mon bidet qui s’en balance de la gueule de circonstance qui  fait pencher le ciel du côté qui pourrait vomir. En face des fois, plus souvent m’aime qu’on voudrait, l’icelle ou i-celui qui a une moitié de l’ensemble et plus que ça subséquemment, n’est plus bon. Un signe d’erreur non dissimulé. Se refaire les paramètres à la taille de nos ambitions en voilà une idée qu’elle est bonne. Qui que tu sois tu referas pas le monde.

Une seule solution vivre dans le sien mis en jardin dans la friche collective.Je suis venu ce matin, encore pas lavé d’hier. Au moment plein qu’on passait entre deux cabanes, dans les fleurs où jamais personne n’entre. Elles sont là. Devant tout l’monde. Vécues comme le mauvais trottoir d’une rue commerçante.

Avec du papier ciel

j’ai frotté un bout de bois flotté

d’où qui venait, j’en sais rien

je l’ai entendu parler

Quand j’ai posé l’oeil sur le son

j’ai entendu que t’avais rien sur la peau

On cause en corps à l’heur qu’il est

Quand je regarde l’eau aller d’un bout à l’autre du sel, je mélange tout de mon âge. La peur pousse ma témérité à se prendre pour un flibustier. J’aborde ta coque par les deux bords, faut dire que ton architecture navale me transforme en bouteille de champ boulimique de baptême. Tu vois ces vignes de sable font peut-être une mauvaise piquette, on s’en fout, parce qu’à courir sans palisses on a les pinèdes qui rendent bon le pin quotidien.

Niala-Loisobleu – 08/06/16

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Tu peux tirer l’échafaudage m’est avis que tu tiens debout en corps


Tu peux tirer l’échafaudage m’est avis que tu tiens debout en corps

Je ne me laverai pas les pieds. Trop marché ce après-midi  dans le regard que tu me disais en me montrant l’éclat de rire de la mouette qui laissât aux vases du chenal la marque du tampon de vie. Simple trace d’un visa pour l’amour vivant bien au-delà de la mort. Un grand bateau blanc passa sur la route. Allant à la cale prendre l’ô à deux bras.

Tu peux tirer l’échafaudage m’est avis que tu tiens debout en corps. Vu comme les fleurs passaient au-dessus de l’ombre, il te reste de la lumière en tige.

Niala-Loisobleu – 07/06/16

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COMME UN PAPILLON BLEU


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COMME UN PAPILLON BLEU

 

Acrobate saoul, quelques pensées bleues aux antennes

j’hâlais aviné d’air par monts et par vignes

chemise à rayures ouverte

Les marches n’indiquant que la présence du possible changement de degré, en montée ou en descente, mieux vaut prendre la température du changement de niveau.avant de se lancer. Quelques points de repère faisant lieu de garde-fou, le chemin s’éclaire.Cette colline à l’extrémité du chemin du Pendu, il me semble que quelque chose l’a rabotée. Bien qu’encore confus, un début de paysage se laisse voir par-dessus son épaule. Il faut ajuster la part de souhait recherché depuis des jours et la vue sans mirage qui apparaît aujourd’hui. Pour l’avoir trop vécu, je sais ce que coûte l’enthousiasme d’un semblant de décrue quand les eaux noires vous ont tout inondé.. C’est le talon d’Achille de l’optimiste de ne jamais retenir en premier la possibilité d’un piège. Je me sens libéré du poids d’avoir honte d’une envie de recevoir. Un juste besoin d’équilibre, rien de plus qui se précise.

Mes idées naturelles grimpent à la tige des hautes herbes

entresol d’une chambre bonne atout fer

haut lumignon d’un phare resté aluné au réveil d’un rêve érotique

La bonne odeur de croissant étalant des toiles

fit comète un arrêt sur image

Pierrot bien que fou n’avait rien de furieux

assis fidèle

longs poils frisotant d’humides boucles

zébrées de maitres à rubans

aux nattes de la clef de sol

presque sur le sommet du ris des vagues

mains tenues en chapiteau

de mon compost ailes…

Niala-Loisobleu – 07/06/16

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D’un soleil habillé en « parti sans laisser d’adresse », l’horizon n’est pas amoindri par la moindre coulure de rimmel.


D’un soleil habillé en « parti sans laisser d’adresse », l’horizon n’est pas amoindri par la moindre coulure de rimmel.

Il est insupportable de se sentir part solidaire et impuissante d’une beauté en train de mourir 
par la faute d’autrui. Solidaire dans sa poitrine et impuissant dans le mouvement de son esprit. 
Si ce que je te montre et ce que je te donne te semblent moindres que ce que je te cache,
 ma balance est pauvre, ma glane est sans vertu. Tu es reposoir d’obscurité sur ma face trop 
offerte, poème. Ma splendeur et ma souffrance se sont glissées entre les deux. 
Jeter bas l’existence laidement accumulée et retrouver le regard qui l’aima assez à son début 
pour en étaler le fondement. Ce qui me reste à vivre est dans cet assaut, dans ce frisson.

 René Char

Alors construire aujourd’hui reposerait sur tout casser à deux mains ? La bravoure du super anar qui du ku-klus-klan n’a retenu que la morale de la cagoule pour te casser la gueule en s’en faisant sa récré. Pauvre je.Rien de ce qui a été construit ne finit en suicide du futur.

Tu peux te faire moche, prendre la langue de travers, te tâcher derrière un condensé de tes restes de  vomis, être à faire peur, t’arriveras jamais à faire fuir ce que d’amour tu possèdes intrinsèquement. Je ne fais pas crédit à l’arnaque quelque soit son déguisement. Tu n’aurais pas été belle sur le fond que j’aurais jamais pleuré d’émotion à te vivre. C’est l’homme qui a inventé les dieux, pas le contraire. L’amour ça passe ni par une apparition ni par la voie de Jeanne d’Arc ! C’est incamouflable !

Niala-Loisobleu – 06/06/16

10t-Dariusz Klimczak

Contrevent


Plus timide qu’une envie refoulée le temps clair est en station. L’envie ne paraît pas faire de doute. C’est clair au coeur du jus de chique des nuages. Fais-moi une bise et ravale ton bistre dit le bouchon sans le prononcer. 

L’Autre il faut en extraire le signe personnel avant de généraliser l’avis.

N-L 05/06/16

DO NOT DISTURB


DO NOT DISTURB

Traits d’un frisson

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les plus hautes herbes penchent la tête

que subsiste-t-il de l’inspiration des abeilles ?

Là-bas après l’attente

qui pourrait dire avoir franchi l’embargo

à moins que tout ne soit que pure hypothèse

Aux ardoises les craies prises aux falaises

ne serviraient alors à rien d’autre que vivre à crédit ?

Je tremble à l’idée cruelle que les marelles pourraient n’être qu’usurières

prêteuses de coeur fléchés d’initiales juste bons à faire souffrir les arbres

Ne dérangez pas ma chambre

du rêve qui jamais n’y dort

il lui reste du bleu à manger toute seule

 Quelques calcaires ondulant aux courbes des fûts

n’ont pas déshabillé les strates du goût des crûs

Dehors la rivière volage

Le chais tient l’effusion au frais prêt a embuer le coeur du vers à pieds

pour la tracée du nouveau chemin

Un bourgeon hiverne sous sa calotte

dans l’humus sphère australe

A la fourche le nid perle

Un peintre tout vêtu de bleu outremer

s’apprête à faire monter la mer

au-delà d’ailes

pinceau à l’encrier d’un autre continent prêt à s’écrire

en lettres vacantes

pour tirer les pieux émergents du ponton

avec l’archet du violon

Plus qu’un jour

la vie reste éternelle

Ô séant

Niala-Loisobleu – 05/06/16

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Je t’aime sans qu’une seule de mes cellules soit d’un avis contraire.


Je t’aime sans qu’une seule de mes cellules soit d’un avis contraire.

1

Nicodème mon nom, comme je dirais l’autre visage, qui vient pour témoigner, à toi.
Te voilà parole, face à moi. Nous allons ensemble.
Nous suivons les faucons dans l’air chaud, un battement large
dans la poitrine donne sa mesure : sang et poussière, notre passage.
Au-dessus des oiseaux de proie, le bain éternel des photons contredit l’existence de la nuit. C’est un discours de ciel ouvert.
Personne ne peut saisir
la lumière
qui nous traverse, ce serait poser sur la blancheur une main sale,
aussi tout le poids du jour et ce qu’il fut,
la première cause.

2
Il y eut. La fraicheur d’un parfum, une invitation. Il y eut
la saleté sur nous où les paumes s’étaient posées, nous appelâmes la langue, pour lécher.
C’est ainsi, le début. Je maintiens : je ne me suis jamais lassé, je n’ai jamais laissé mon amour qui est encore. Sur le corps entier
un mot, compagnon, s’écrit de lui-même. Je rassemble pour témoignage entre les pages des livres une histoire une autre, la moindre différence, tout, ongles brisures cheveux noirs qui sont la ramification du Noir, je dis : ils rempliront ma bouche.
Pour une autre naissance.
C’est peut-être là. Nous serons remis en cause.
J’écouterai les avis contraires comme une ombre à midi.
Je pèserai le jugement juste dans le silence du ventre.

3
Il y aura. Dans la matière. Quelque chose qu’on ne peut toucher,
il y aura un prolongement.
Tu vois la chair passant, encore chaude, la possibilité d’étreindre.
Tu vois, il y aura entre nous plus. Une certitude ou une idée. Me crois-tu ?
Nous deviendrons d’autres nous-mêmes, ne doute pas de cela.
Nous apprenons l’absolu en fréquentant la mort sans savoir ce qui nous permettrait de dire. Sommes-nous comme des enfants ?
Nous croyons d’avoir vu, le ciel pour le ciel, ou ce qu’il est, un drap tiré sur cette lumière sans fin qui nous traverse, ainsi
de part en part. Nous voilà
baignés par la nuit.
À l’aube renouvelés…

Stefanu Cesari (Une fenêtre sur la mer- Une anthologie de la poésie corse actuelle)

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Polyphonies déliquescentes ? Le chant des vagues tape aux Gouffres du Diable en version désintégrée. Le sauvage qui en émane n’a plus les senteurs du maquis.Un fusil se braque derrière chaque minute d’un jour qui ne se lève. Rien dans la composition de mon bleu n’a fait tourner la sincérité. Au bord du précipice il garde la lancée des cordes de son pont de singe à tue-tête. Où donc est coincé l’écho ? J’hurle comme le vent de la douceur profonde du refus de me coucher. L’amour je te le porte de cette force qui s’adresse à chaque tous les autres, cailloux d’une longue croisière.

Je t’aime sans qu’une seule de mes cellules soit d’un avis contraire.

Niala-Loisobleu

4 Juin 2016