Mon Coeur, éloignons-nous, ils ne sont plus fous !


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Mon Coeur, éloignons-nous, ils ne sont plus fous !

Le ton plomb-jaunasse tiré d’un culot de pipe éteinte que le ciel n’arrive pas  à s’ôter du bec, est de nouveau en pleine déverse nicotine. L’observation qui s’impose à mon esprit foreur me dit que la seule harmonie qui subsiste est bien la rancoeur ambiante entre l’homme et la nature. S’il n’y avait pas le combat des fleurs pour sauver l’éclat, tous les chemins de halage mèneraient aux récifs.Naufrageur le comportement ? Pas qu’un poil mon Cousin, à fond les manettes !

Je vais gerber en m’embarquant pour la cabane. Mais avant, il me faut aller à l’atelier vidanger. Les hauts-le-coeur du système faut que je les purge. Que tu me sentes le boyau propre ma Muse, puisque ces histoires de sabordage ne nous concerne en rien. On a pas le genre à se scier la branche de l’assise, pas plus que celui d’une mode que le net opaque développe. Se filmer passant l’ultime seconde avant que le train t’explose, en voilà une idée intelligente La dernière super-pub pour démontrer la fiabilité de notre SNCF qui déraille de tous les bords? Des fois je me dis qu’on rejoue les premiers chrétiens, tu veux que je te dessine un poisson partout sur les murs mon Amour ? As pas peur de la craie j’en ai des carrières.

Mon Coeur, éloignons-nous ils ne sont plus fous !

Niala-Loisobleu – 12/05/16

 

Zurab Martiashvili  5

Pis…raté, ou comment pas ce gâcher le mot râle


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Pis…raté, ou comment pas se gâcher le mot râle

L’histoire de moi que je viens raconter là est d’un autre. Je vous l’assure et sans aucun doute mieux que les avantages inexistants du prêt que l’arnaqueur proposait après avoir piraté mon compte sur Fesses de Bouc. Un incident bien ordinaire sur c’t’endroit où traîne le pire en gences.

Mais voilà, au monde du jour d’aujourd’hui comme le franchouillard aime à dire, il a de la culture le bougre, c’est d’un banal à mourir. As-t’on besoin de plus de pauvreté, de moins d’honnêteté, d’encore plus affligeant ? S’il-te-plait Bouffi lâche-moi les basses quêtes. On a besoin de rien. En la matière on est en surconsommation. Notre représentation présidentielle est l’exemple du mieux placé. Y a pas photo, t’écoutes Valls et tu denses plus jamais qu’en le roi faits néant apparaît.

Je veux vivre en aimant en corps ça.

Il pleut sur la mer

Il pleut sur la mer et ça sert à rien
Qu’à noyer debout le gardien du phare
Le phare, y a beau temps qu’il a plus d’gardien
Tout est électrique, il peut bien pleuvoir
Aujourd’hui dimanche
Sur la Manche

Il pleut sur la mer, c’est bien inutile
Ca mouille la pluie, c’est du temps perdu
Les mouettes s’ennuient, blotties sous les tuiles
Il tombe des cordes et l’eau s’est pendue
Aux plus hautes branches
De la Manche

Il pleut sur la mer et ça sert à rien
A rien et à rien, mais quoi sert à quoi ?
Les cieux, c’est leur droit d’avoir du chagrin
Des nuages indiens vident leur carquois
C’est l’été comanche
Sur la Manche

Il pleut sur la mer, l’eau, quelle imbécile !
A croire que la mer se pisse dessus
Saborde ses ports, ses cargos, ses îles
T’as l’air d’un moineau sous mon pardessus
D’une corneille blanche
Sur la Manche

Il pleut sur la mer et ça nous ressemble
De l’eau dans de l’eau, c’est nous tout crachés
Et nos yeux fondus au cœur de septembre
Regardent rouler des larmes gâchées
Curieuse avalanche
Sur la Manche

Il pleut sur la mer, c’est con comme la pluie
Peut-être c’est nous qui sommes à l’envers
L’amour a des nœuds plein sa mise en plis
Ca nous fait marrer, il pleut sur la mer
Aujourd’hui dimanche
Sur la Manche

Allain Leprest

Celui-là  d’Allain, il fait l’exception, pareil à Dimey, des êtres d’une telle grandeur d’âme qu’ils ont allés se sublimer au moyen de leur propre destruction. Se foutant en l’air à s’ouvrir à vif jusqu’au sang  que moi j’en hurle autant mais en vivant. Malgré le mal que trop se donnent pour tout démolir. Qu’ils soient foncièrement méchants, simplement maladroits dans leurs propos comme dans leurs actes, sots à bouffer de la bougie, ça change rien à la démolition. On construit la ruine. Vivant au contraire sur le mode létal. J’ai reçu la cathédrale en humanité, j’vais pas renier ma truelle pour me faire mauvais compagnon parce que c’est in d’être que dérision…pôvre de nous.

Quelque soit l’à venir, mains tenant j’lâcherais rien de mon « Je t’aime », j’tiendrais parole d’homme sans cracher ailleurs que sur vos tombes félonnes

Niala-Loisobleu – 11/05/16

Les couleurs que l’oiseau porte dans ses vols ne sont pas de plumes en cage


Les couleurs que l’oiseau porte dans ses vols ne sont pas de plumes en cage

Jupiter le Grand Bénéfique voilà des mois qui m’a foutu en quarantaine, j’suis tricard du bonheur renvoyé, enfin celui qu’on doit trouver en équilibre sur l’autre plateau de sa balance par rapport à ce qu’on a mis du sien. Aujourd’hui bien que ce soit pas plus Dimanche qu’hier, le vent passe juste ses bruits de claquements sous les portes. La mauvaise alène, la celle qui coupe les signes normaux de la chaude présence, laisse juste les cuirs de ses erreurs grammaticales. Faut corriger la barre. Cappadoce ? Oui,  la transposition tire de la dérive. Sortir d’une opacité byzantine où le brouillard avale les repères, par la voie claire d’une cheminée des Fées c’est revenir à la base de mes débuts sur le pavé parisiens.

Quand j’ai senti que la peinture manquait de sa poussée pigmentaire naturelle je n’ai pu me cacher que le minerai ne décollait plus de la gangue. Le végétal qu’avait-il fait des talents naturels de l’Arbre à Médecine ? Quelle pâleur pour des primaires !

Les couleurs que l’oiseau porte dans ses vols ne sont pas de plumes en cage.

La métaphysique du vol contient des spécificités qui ne sont en rien comparables à une couleur passée comme la série exsangue « Les Feux de l’Amour » qu’on balance comme si l’éternité était de cette vie. A moins de considérer que l’amour est l’archétype du faux  il n’y a pas un baiser dedans (en dehors du gogo téléspectateur) qui soit vrai.

La Mémoire des Muses c’est pas mon histoire ancienne c’est mon journal de bord de chaque jour avenir avec ses maisons qui volent de luminaire en luminaire. Fleurs sauvages non porteuses de senteurs artificielles, mains tenant.Une générosité sans 49.3 au pied du lit.

Niala-Loisobleu – 11/05/16

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El pájaro


 El pájaro  

Mírenme, a la vida vuelvo ya…
La la la …
Pajarillo, tú me despertaste
Enséñame a vivir.
En un abismo yo te esperé.
Con el abismo yo me enamoré.
Pájaro, me despertaste.
Pájaro, no sé porqué.
Mírenme, a la vida vuelvo ya…
La la la …
Pajarillo, tú me condenaste
A un amor sin final…
En un abismo yo te esperé.
Con el abismo yo me enamoré.
Pájaro, me despertaste.
Pájaro, no sé porqué.Mírenme, a la vida vuelvo ya…
La la la …
Pajarillo, tú me condenaste
A un amor sin final…
En un abismo yo te esperé.
Con el abismo yo me enamoré.
Pájaro me despertaste.
Pájaro yo sé porqué.Mírenme, a la vida vuelvo ya…
La la la …

L’oiseau

Regardez-moi, je reviens à la vie…
La la la…
Petit oiseau, tu m’as réveillée.
Apprend-moi à vivre.
Dans un abîme je t’ai attendu.
Et je suis tombée amoureuse de l’abîme.
L’oiseau, tu m’as réveillée.
L’oiseau, je ne sais pas pourquoi.

Regardez-moi, je reviens à la vie…
La la la…
L’oiseau, tu m’as condamnée
À un amour sans fin…
Dans un abîme je t’ai attendu.
Et je suis tombée amoureuse de l’abîme.
L’oiseau, tu m’as réveillée,
L’oiseau, je ne sais pas pourquoi.

Regardez-moi, je reviens à la vie…
La la la…
L’oiseau, tu m’as condamnée
À un amour sans fin…
Dans un abîme je t’ai attendu.
Et je suis tombée amoureuse de l’abîme.
L’oiseau, tu m’as réveillée.
L’oiseau, je sais pourquoi.

Regardez-moi je reviens à la vie…
La la la…

 

 

 

 

Je suis l’enfant qui doit se dire des histoires.


Je suis l’enfant qui doit se dire des histoires

Le miroir n’aurait peut-être pas du vouloir prendre l’air. Sur le mur revenu il est sans autre image que celle de l’absence ramassée au-dehors. Allons, juste quelques mètres à franchir, les pinceaux, les tubes et la palette vont devoir intervenir.

Il y a toujours une larme de couleur pour laver un mensonge de soleil. La musique va le long des chants de coton poser quelques courbatures à la rencontre d’un chien errant. S’il en reste aux tiges, un retour de senteur d’épices remontera le cours d’un souvenir.Entre le jauni et la corne des pages les lunettes ont des talents de conteur.

Je suis l’enfant qui doit se dire des histoires. Chevalier reprend ta monture, la forêt bruisse de merveilles. Un autre monde pour les oiseaux preux. Pas de château, juste une cabane, île d’amour. Où l’imbécile que je suis signe heureux.

Niala-Loisobleu – 10/05/16

 

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N’aimer plus vivre que les doigts dedans !


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N’aimer plus vivre que les doigts dedans !

Jeter par dessus bord

le sirop des mots emporte-pièces

ce sparadrap du vif

qui coud ta blessure

et t’ablatère l’esprit clitoris

d’hypocrisie de la chair

qu’un puritanisme d’église

invite à la la prière

Impudique contrefaçon

répandue de haut au bien bas

des nouvelles régions françaises

T’es percée

j’en suis mort aise et j’y tenon

Ô Vie

Ô Amour

cri qui gerbe pour occire le dernier souffle

et laisser place à l’Être Pur

Ecorché-Vif !

Niala-Loisobleu – 09/05/16

Allain Leprest, ce géant à la poésie écorchée

 

RESISTANCE


RESISTANCE

J’ai à lutter contre la douleur qui me coupe de peindre jusqu’à perdre la plume de mon encre.

Les matins en s’usant des levés déployés dans les multiples veinules  du vouloir vivre amarrent de grimaçants ténèbres au moyen de mal de dos,, de feu d’oeil  et d’amputations des jambes.

Je ne serais pas responsable de l’errance humaine qu’à l’expresse condition de ne pas m’en repaître pour moi-même tout en la décriant.
 

Allégeance

 

 Dans les rues de la ville il y a mon amour.

Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n’est plus mon amour.

Chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus, qui au juste l’aima ?

Il cherche son pareil dans le vœu des regards. L’espace qu’il parcourt est ma fidélité.

Il dessine l’espoir et léger l’éconduit. Il est prépondérant sans qu’il y prenne part.

Je vis au fond de lui comme une épave heureuse. À mon insu, ma solitude est son trésor. Dans le grand méridien où s’inscrit son essor, ma liberté le creuse.

Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé.

Il n’est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus; qui au juste l’aima et l’éclaire de loin pour qu’il ne tombe pas ?

René Char (Fureur et mystère, Poésie-Gallimard p.214)

 

J’ai à faire entendre à ma vieille naissance la jeunesse de ma présence. L’acte étant l’heur universel, le discours est rendu inepte par le retard gémissant d’un grincheux Chronos.

Dans un monde qui recule j’ai à jeter sans me freiner le lest qui m’est étranger, on ne peut espérer ranimer ce qui est mort.

 

Niala-Loisobleu – 08/05/16

 
 char

A l’écoute


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A l’écoute

Dans le matin qui a sa douleur d’hier, les muscles d’un revirement ont ce réflexe de réchauffement qui lutte contre la renifle du nez qui coule sur son sort. Comment faudrait-il faire ? La terrasse qui a passé la nuit dehors a d’autres raisons d’être que de trouver réponse à tout.Au moins elle se concentre sur ce qui fait son principal. L’accueil. Dans toute sa composante. Un aspect où le positif s’allume avec ou sans télécommande.

Aucune odeur de cendre froide ne pollue. C’est vert autour de la cabane comme en un lieu de renaissance. Les pigeons résidents au plumage qui roucoule donnent un ton gris bleu au feuillage. Ambiance campagne-maritime, le vent toujours présent porte en lui des traversées chargées de toutes les épices humaines.Il débarque ce que le sel a mis aux mains. De la souffrance qu’un rire peut cacher en lui, comme du bonheur feint d’un prédicateur monté au phare d’un passage à risques. Les fourmis elles, me semblent complètement prises par un système de construction perpétuelle. Sans doute le monde le plus remuant sans le moindre bruit. Entre noir et blanc il y a le ton qu’on va s’éplucher. Quelques cailloux ont le pouvoir de la marche. Le mouvement étant plus un sens qui varie, le résultat me paraît à proprement parlé tenir de la capacité qu’on garde de savoir écouter l’énergie que la pompe du dehors propose..

Niala-Loisobleu  07/05/16

 

Epilogue – Louis Aragon – Les Poètes – 1960


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Épilogue
Louis Aragon – Les poètes – 1960

La vie aura passé comme un grand château triste que tous les vents traversent
Les courants d’air claquent les portes et pourtant aucune chambre n’est fermée
Il s’y assied des inconnus pauvres et las qui sait pourquoi certains armés
Les herbes ont poussé dans les fossés si bien qu’on n’en peut plus baisser la herse
Quand j’étais jeune on me racontait que bientôt viendrait la victoire des anges
Ah comme j’y ai cru comme j’y ai cru puis voilà que je suis devenu vieux
Le temps des jeunes gens leur est une mèche toujours retombant dans les yeux
Et ce qu’il en reste aux vieillards est trop lourd et trop court que pour eux le vent change
J’écrirai ces vers à bras grands ouverts qu’on sente mon coeur quatre fois y battre
Quitte à en mourir je dépasserai ma gorge et ma voix mon souffle et mon chant
Je suis le faucheur ivre de faucher qu’on voit dévaster sa vie et son champ
Et tout haletant du temps qu’il y perd qui bat et rebat sa faux comme plâtre
Je vois tout ce que vous avez devant vous de malheur de sang de lassitude
Vous n’aurez rien appris de nos illusions rien de nos faux pas compris
Nous ne vous aurons à rien servi vous devrez à votre tour payer le prix
Je vois se plier votre épaule A votre front je vois le pli des habitudes
Bien sûr bien sûr vous me direz que c’est toujours comme cela mais justement
Songez à tous ceux qui mirent leurs doigts vivants leurs mains de chair dans l’engrenage
Pour que cela change et songez à ceux qui ne discutaient même pas leur cage
Est – ce qu’on peut avoir le droit au désespoir le droit de s’arrêter un moment
J’écrirai ces vers à bras grands ouverts qu’on sente mon coeur quatre fois y battre
Quitte à en mourir je dépasserai ma gorge et ma voix mon souffle et mon chant
Je suis le faucheur ivre de faucher qu’on voit dévaster sa vie et son champ
Et tout haletant du temps qu’il y perd qui bat et rebat sa faux comme plâtre
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Songez qu’on n’arrête jamais de se battre et qu’avoir vaincu n’est trois fois rien
Et que tout est remis en cause du moment que l’homme de l’homme est comptable
Nous avons vu faire de grandes choses mais il y en eut d’épouvantables
Car il n’est pas toujours facile de savoir où est le mal où est le bien
Et vienne un jour quand vous aurez sur vous le soleil insensé de la victoire
Rappelez vous que nous avons aussi connu cela que d’autres sont montés
Arracher le drapeau de servitude à l’Acropole et qu’on les a jetés
Eux et leur gloire encore haletants dans la fosse commune de l’histoire
J’écrirai ces vers à bras grands ouverts qu’on sente mon coeur quatre fois y battre
Quitte à en mourir je dépasserai ma gorge et ma voix mon souffle et mon chant
Je suis le faucheur ivre de faucher qu’on voit dévaster sa vie et son champ
Et tout haletant du temps qu’il y perd qui bat et rebat sa faux comme plâtre
Je ne dis pas cela pour démoraliser Il faut regarder le néant
En face pour savoir en triompher Le chant n est pas moins beau quand il décline
Il faut savoir ailleurs l’entendre qui renaît comme l’écho dans les collines
Nous ne sommes pas seuls au monde à chanter et le drame est l’ensemble des chants
Le drame il faut savoir y tenir sa partie et même qu’une voix se taise
Sachez le toujours le choeur profond reprend la phrase interrompue
Du moment que jusqu’au bout de lui même le chanteur a fait ce qu’il a pu
Qu’importe si chemin faisant vous allez m’abandonner comme une hypothèse
J’écrirai ces vers à bras grands ouverts qu’on sente mon coeur quatre fois y battre
Quitte à en mourir je dépasserai ma gorge et ma voix mon souffle et mon chant
Je suis le faucheur ivre de faucher qu’on voit dévaster sa vie et son champ
Et tout haletant du temps qu’il y perd qui bat et rebat sa faux comme plâtre

 

Un temps d’arrêt marqué

écoutez

s’il vous reste trois sous d’entendement

c’était des années avant

que Louis écrivit cette Vérité

et après

vous avez plus reculé que vous n’avez avancé d’un pas

Ce n’est pourtant pas faute d’avoir étalé vôtre mal de vivre

vôtre mal être

à qui se moque de l’entendre

pour continuer de  vous asservir

Mais avez-vous vraiment envie que ça change ?

Tant d’échecs en tout ce que j’ai cru pour cela

que permettez-moi d’en douter

à part se lamenter sur son sort de quoi

l’Homme est-il vraiment capable ?

Niala-Loisobleu – 05/05/16

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A LIRE OUVERT


A LIRE OUVERT

Ce coeur de page

comment peut-il rester chaud

à poursuivre

quand il fait si froid tout autour

de l’encrier ?

D’eux en un

nous sommes

celui

qui demeure à l’abri du monde

et celui

qui tangue autour de son cou

Je me souviens toujours de ma peur d’enfant

refus de grandir

avec eux

caché derrière une autre allure

en remontant les trottoirs

de la ville aux maisons  tendues comme des peaux

Il ne faudrait jamais sortir de la mer

avant qu’on ait repoussé la côte plus loin en son sel

le sablier de la pendule

crisse trop dans les dents

sans le sein graal

Niala-Loisobleu – 04/05/16

Ina Lukauskaite.7