Mon Char donnerait 1
Nous n’avons pas plus de pouvoir s’attardant sur les décisions de notre vie que nous n’en possédons sur nos rêves à travers notre sommeil. À peine plus. Réalité quasi sans choix, assaillante, assaillie, qui exténuée se dépose, puis se dresse, se veut fruit de chaos et de soin offert à notre oscillation. Caravane délectable. Ainsi va-t-on.
Soudain nous surprend l’ordre de halte et le signal d’obliquer. C’est l’ouvrage.
Comment ramener au liseron du souffle l’hémorragie indescriptible ? Vaine question, même si un tel ascendant avait eu son heure dans nos maisons dissimulées. Il n’est pire simplicité que celle qui nous oblige à chercher refuge. Pourtant la terre où nous désirons n’est pas la terre qui nous enfouit. Le marteau qui l’affirme n’a pas le coup crépusculaire. Ô mon avoir-fantôme, qu’ils se couchent et qu’ils dorment ; la chouette les initiera ! Et maintenant, c’est moi qui vais t’habiller, mon amour.
Nous marcherons, nous marcherons, nous exerçant encore à une borne injustifiable à distance heureuse de nous. Nos traces prennent langue.
René Char (La Nuit Talismanique qui brillait dans son cercle -1972)

Si j’étais…
Mais je suis
Pas ma victime
Nul besoin de faire-valoir
Jeu de rôles
Alibi
Je suis
Ce que j’être voulu
Et j’y resterai
Le tant un parti
Aux cerises les oreilles des « mais si » créolent leurs chansons des ils. La couleur de la feuille ne dépend pas de la plume mais de l’encre de l’écriture. Suspendu entre deux poings, j’irais trempé à la vague d’un bout à l’autre du rivage, sans regrets d’autre gueule, moche play-boy bel homme probe.
Rien ne serre plus que le m’aime miroir de soi gardé dans le livre d’images que la vie donne sans fond de teint Taler la paume jusqu’au bout du pépin dans son arbre tenu en fleurs dans la cruauté d’impitoyables saisons qu’une humanité en friche cultive.
Niala-Loisobleu – 24:05:16
Un monde avance à tâtons, marchant sur la tête. Grandes gueules et petits moyens roulent des mécaniques. La force du net donne pleins pouvoirs au factice. Ah si j’étais riche…
Merci Madame lit
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Toi qui mets en scène, dis-moi y-a-t-il encore un pont à pour traverser le pari ?
Merci Francis.
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Plus présent que jamais, René là me garde de me tromper de Céline en me voyageant hors de la nuit ! Merci Sally !
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Ce bleu qui de ce matin en atelier, me mit la tripe maltraitée par une horrible gastro à la voie de cabane, s’épanouit d’un regard nouveau. Il te dira comme ta mémoire est plus vive que jamais ma Muse. Un tant d’arrêt pour mûrir de plaisir à peindre se pause. Il faut laisser aux trompettes le privilège de fêter. Je t’ai soleil. Doux pansement aux brûlures ventrales.
Merci mon Ideelle de tout l’Emoi !
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Ils me disaient j’ai mal au monde, je leur répondis faites-lui du bien vous guérirez…
Merci Didier.
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De tous les chars qu’il m’a été donné à voir, René est le seul dont l’as ô soit conforme au mien en tous points.
Merci Emilie.
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