L’aurais-tu deviné Martine, les femmes ont une acuité particulière pour lire ce type de pensée, après avoir lu ton propos du jour, ce poème, j’ai eu le sentiment que tu venais de l’écrire à ma place. Présence réconfortante, du soutien que l’amour apporte sous la forme décente qui convient. Aussi proche que l’on puisse se trouver de l’ami qui pleure, on ne peut que constater qu’il est impossible de se faire ses larmes.. Elles n’appartiennent qu’à celui qui morfle. C’est bien, aussi je te reblogue pour que tu saches que je te dis merci.
N-L
Tu viens
de me quitter
comme
s’éteint
la minuterie
en plein
milieu
de l’escalier
Et j’écoute
contre
ma coque
battre
le clapotis
des rades
où s’entassent
les rafiots
qu’on veut
mettre à la casse
couché
sur les ballasts
de la nuit
j’écoute
contre un rail
la basse
décroissante
du passage
en tempête
de nos trains
de grandes
lignes
aux couchettes
d’acajou
Tous les quarts
d’heure
la radio
donne
de tes nouvelles
car tu portes
tous
les noms
de cette solitude
si naturelle
aux hommes
qu’ils
en parlent sans
te nommer
Werner Lambersy, 2001
Extrait de Rubis sur l’ongle
Werner Lambersy vit et travaille à Paris (France) où il est actuellement responsable de la promotion des lettres belges de langue française à Paris. Il est avant tout poète, un des plus importants de la Belgique francophone à l’heure actuelle. Tout en variant dans leur ton et leur forme de l’extrême…
Voir l’article original 95 mots de plus
La vérité qui glace par effet miroir…ah Lou êtes j’te plumerai !
Merci Anne.
J’aimeJ’aime
Il est une poésie à laquelle j’adhère par nature : celle de l’amour saignant de ses mots vrais…
Merci Madame lit.
J’aimeJ’aime
Un échange toujours riche de toi Emilie. Merci !
J’aimeJ’aime
Beau
Merci Elisa.
J’aimeJ’aime