Après quoi le déluge ne reviendrait pas devant, si…
L’encre humide perle au bout des cils de la plume éperdue. Elle gratte aux cordes, funambule, franchira-t-elle la page? Quelque estompe est passée sur l’aspérité du derme que la liaison connectait. Entre le négatif et le tirage, le ressenti de l’image est devenu identique.
Des roux sillons au sépia, il n’y a qu’un pas qui seiche à la sortie du refuge où le pigment animal semait. Grasse, la lèvre lippue de la glèbe s’offre au soc par consentement araire mutuel. Que déjà les oiseaux sortent des branches la grande nappe immaculée. Tandis que les feuilles en mettant le couvert, isoleraient l’autel en suivant un rite toujours initiatique.
L’instant d’amour ne se répète pas, il se poursuit par renouveau s’il ne meurt sacrifié dans une messe noire.
Appelez-le comme vous voudrez, fougue, fontaine, chemin, escalade, plongée, vol-au-vent, éclosion, séisme, éruption, passage de l’équateur, germinale, verdeur, pulpe, suc, sève….et tout ce que désirerez rajouter, c’est toujours par un synonyme de vie que son nom se prononce.
Derrière l’orée les éclats du miroir font jaillir les rivières. Après quoi, la mèche sort du front, son huile essence ciel battant aux tempes, sans que rien ne disparaisse dans le noir. La chaise où il laissait hâler le côtelé de son velours, la table où elle mettait ses fruits sur la langue, demeurent au papier peint des gestes. L’escalier marche, la pendule est enlisée, ses aiguilles emmêlées dans la mauvaise foi de ses dires.l’odeur du drap enlace le cou, le mouvement des doigts pianote, le silence parle comme jamais.
Chaque jour sorti du labyrinthe est une date différente de l’autre. Mais à l’expresse condition de ne pas reproduire encore et encore les mêmes erreurs en se rabibochant sur l’oreiller avec le Minotaure.
Avec ses pierres à écrire, la marée monte à la lune, porter son sel. Entre les dents des râteaux passent les chemins qu’on a mordu avec et sans la poussière. Toutes les couleurs du pavois en se jetant à l’ô, gonflent les roulis du bal pour que l’accordéon empêche le violon de pleurer si ce n’est d’émotion.
Après quoi: l’Eternelle Victoire du Recommencement au tarif en vigueur.
Après quoi
La peinture remontera fraîche et pimpante, laissant ses écailles au fripier des gémissants. Que l’amer reprendra en se retirant…
Niala-Loisobleu – 25/03/16


« L’instant d’amour ne se répète pas, il se poursuit par renouveau », c’est tellement vrai et ce qui le rend si vivant.
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Une grande vérité qui comme d’autres échappe le plus souvent, l’individu confondant « est acquis avec il va falloir garder ». Là où la lutte est absente, l’habitude s’installe avec sa seule capacité érosive…
Merci ‘vy.
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Rien n’est jamais acquis, le vivant sait la lutte.
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Défendre son amour c’est le forger à la roue du futur ❤️
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Après quoi il faut toujours commencer par s’en remettre à soi Anne pour faire une étude de comparaison de nôtre lumière vis à vis de notre ombre.
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De bec et d’ongles de la cuisse à l’entre par l’endroit de derrière l’oreille où le bisou se fait pelle…
Merci Béatricelise.
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Le remède de l’acquis poncteur, le truc à diffuser l’intoxe…
Merci KO_DO.
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