Les frères ( paroles d’Atahualpa Yupanqui)


Les frères ( paroles d’Atahualpa Yupanqui)

Les frères

J’ai tant de frères,
Que je ne peux les compter,
Dans la vallée, la montagne,
Sur la plaine et sur les mers.

Chacun avec ses peines,
Avec ses rêves chacun,
Avec l’espoir devant,
Avec derrière les souvenirs.

J’ai tant de frères,
Que je ne peux les compter.

Des mains chaleureuses,
De leur amitié,
Avec une prière pour prier,
Et une complainte pour pleurer.

Avec un horizon ouvert,
Qui toujours est plus loin,
Et cette force pour le chercher
Avec obstination et volonté.

Quand il semble au plus près
C’est alors qu’il s’éloigne le plus.
J’ai tant de frères,
Que je ne peux les compter.

Et ainsi nous allons toujours
Marqués de solitude,
Nous nous perdons par le monde,
Nous nous retrouvons toujours.

Et ainsi nous nous reconnaissons
Le même regard lointain,
Et les refrains que nous mordons,
Semences d’immensité.

Et ainsi nous allons toujours,
Marqués de solitude,
Et en nous nous portons nos morts
Pour que personne ne reste en arrière.

J’ai tant de frères,
Que je ne peux les compter,
Et une fiancée très belle
Qui s’appelle liberté.

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Le titre ne fait pas toujours à paraître


Le titre ne fait pas toujours à paraître

 

 A quelques pas d’une enjambée
germe un requiem
le malheur serait de ne pas comprendre
que s’ôter l’erreur
allège où y a feu naître
Dans les pommes de Cézanne
je n’ai vu que la montagne Ste-Victoire
supprimer l’appeau d’une nature morte
Toute valse n’est pas devienne
Niala-Loisobleu
9 Février 2016

Elle a cousu la porte, les branches et le tronc, feuilles à la corbeille


Elle a cousu la porte, les branches et le tronc, feuilles à la corbeille

J’ai vu venir la vague avant que son bruit n’avale l’arbre

Et notre roulotte ?

Echouée au plus loin de la vague

Quand tu pars sans domicile fixe

m’aime plus une poussière de tes seins

ne fait voler les frissons de ton cou

Des fleurs imprimées sur ta jupe

plus une feuille ne couvre tes épaules

Ton claquement de mains

est fichu

il descend en châle à tes talons

casser la voie

Niala-Loisobleu

8 Février 2016

04.02.16 - 1

Un parapluie dans la rue et du vent, un bateau de papier froissé


Un parapluie dans la rue et du vent, un bateau de papier froissé
D’odeurs d’herbe en attente
à la page précédente
elle se balade en morceaux
par des fissures d’escalades
que le vent furieux
sort de sous les jupons de la tempête
Indécence
énumérée
lune après l’autre
la pensée s’accroche aux poussées
au temps qu’elle peut
Danger de submersion
les mots
ont péris en mer
dans le froissé
du bateau de papier
Niala-Loisobleu
8 Février 2016

Comment pourrait-on en douter encore ?


hollande

 

Comment pourrait-on en douter encore ?

Aucun doute cher Jean

Il n’y a pas d’autre préoccupation pour notre roi faits néant et son bouffon, il faut faire diversion. Tous les moyens sont bons pour anesthésier la situation.

Tenir jusqu’aux élections c’est l’ordre du jour.

Moralité noyer le poisson.

Non sans avoir, avant la probable défaite, placé les amis aux postes de stratégie il en restera toujours un certain profit. Tant pis si ça fait un peu plus de dégâts. Notre bon roué n’a jamais rien voulu d’autre qu’entrer dans l’Histoire. En cela il reste fidèle à la tradition, donner du pouvoir aux favorites. Ségolène aux Affaires Etranges erre connue comme le loup de plus dans ce domaine…

Niala-Loisobleu

6 Février 2016

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/reforme-de-l-orthographe-je-me-demande-si-on-ne-se-fout-pas-de-nous-regrette-jean-d-ormesson-7781708326

JE SUIS Ah bon ?


Jacek Yerka

JE SUIS.. Ah bon ?

Charlie trouvez Charlie, sur la page du jour on l’a placé dans le brouillard de l’intox quotidienne. Le premier qui se JE SUIS aura gagner le droit de se pancarter :

JE SUIS PANURGE

Le compagnon de Pantagruel, Panurge, s’est embarqué pour le pays des Lanternes. Sur le bateau il rencontre Dindenault, marchand de moutons qui emmène un troupeau avec lui.
Panurge, ayant obtenu pour un prix élevé l’une des bêtes, la saisit et la jette à la mer. Tous les moutons suivent et se précipitent dans les flots, avec le marchand qui tente de les retenir.
C’est depuis cette époque que l’expression « les moutons de Panurge » désigne les gens qui suivent les autres sans réfléchir.

« Soudain, je ne sais comment, le cas fut subi, je n’eus loisir de le considérer, Panurge, sans autre chose dire, jette en pleine mer son mouton criant et bêlant. Tous les autres moutons, criant et bêlant en pareille intonation, commencèrent à se jeter et à sauter en mer après, à la file. La foule était à qui le premier y sauterait après leur compagnon. Il n’était pas possible de les en empêcher, comme vous savez du mouton le naturel, toujours suivre le premier, quelque part qu’il aille ».

Rabelais, Pantagruel: Le Quart Livre, chapitre VIII.

Lorsque Pantagruel rencontre Panurge, celui-ci, d’une belle physionomie mais misérablement vêtu, gagne immédiatement son affection. Panurge réclame la charité en quatorze langues (dont trois imaginaires), avant de s’exprimer en français . Au Tiers Livre, Panurge décide de se marier. D’un caractère moins enjoué, il est partagé entre son désir charnel et la peur d’être cLivre de Bordocu.

Désireux de ne rien perdre de mon accent, voici une page de mon Livre de Bord, pas choisie par hasard, que je vous tire en vertu de la nécessité de savoir lire avant d’écrire.

REALITE VIVANTE

Assis sur ma pierre de chaume,
je rends d’un oeil ouvert, ses tisanes au tilleul.
En pleine devanture de l’atelier me voici posé sur la dalle parisienne de Pompidou,
où je m’expose, sans qu’une de mes toiles ne franchisse les tuyauteries du grand vaisseau

Manche à air ?

Non, le traître peut rentrer dans sa loge, la diva se repoudrer l’accorte vocale et le librettiste ranger ses portes-plumes dans l’étui à violon.

Comme l’ultime poésie.je vais ouvrir la Grand’ Place,
laver à la St-Marc
le vivant par réel effaceur de fausse existence.

La réalité vivante
Roberto Juarroz
l’a défini
à la 13° Verticale

Muet parmi les mots,
presque aveugle parmi les regards,
au-delà du coude de la vie,
sous l’emprise d’un dieu qui est absence pure,
je déplace l’erreur d’être un homme
et corrige avec patience cette erreur.

Ainsi je ferme à demi les fenêtres du jour,
j’ouvre les portes de la nuit,
je creuse les visages jusqu’à l’os,
je sors le silence de sa caverne,
j’inverse chaque chose
et je m’assieds de dos à l’ensemble.

Je ne cherche désormais ni ne trouve,
je ne suis ici ni ailleurs,
je me refais au-delà du souci,
je me consacre aux marges de l’homme
et cultive en un fond qui n’existe pas
l’infime tendresse de ne pas être.

Place, j’arrive !

Niala-Loisobleu
10 Mars 2013

Au 3° tope-là, Maître Renard sortira son fromage

P.S : Je recommande au lecteur de ne pas se trouver offensé par mon propos sur JE SUIS, je l’ai été en son temps avec CHARLIE, celui que j’accuse c’est le grand manipulateur qui est aux aguets de l’occase à ne pas laisser filer

N-L  05/02/16

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Non, l’accent circonflexe ne va pas disparaître


Non, l’accent circonflexe ne va pas disparaître

Le Monde.fr | 04.02.2016 à 12h48 • Mis à jour le 04.02.2016 à 17h32 | Par Samuel Laurent

image: http://s2.lemde.fr/image/2016/02/04/534×0/4859438_6_8ea2_une-reforme-de-l-orthographe-datant-de-1990-va_367bbf713c455dc806e0bfd1c1e393a4.jpg

Une réforme de l'orthographe datant de 1990 va être introduite dans tous les manuels scolaires. Mais elle ne fait pas disparaître l'accent circonflexe.

« La mort de l’accent circonflexe » ; « L’accent circonflexe va disparaître à la rentrée » ; « Adieu circonflexe, la réforme de l’orthographe va s’appliquer en septembre » : voilà quelques-uns des titres qu’on pouvait lire, jeudi 4 février dans la presse. Une nouvelle qui a immédiatement suscité commentaires et traits d’humour sur les réseaux sociaux.

Le syndicat étudiant UNI et l’observatoire des programmes scolaires ont même publié un communiqué rageur contre la ministre de l’éducation, Najat Vallaud-Belkacem, qui « se croit autoriser [sic] à bouleverser les règles de l’orthographe et de la langue française ».

Mais pourquoi ce soudain emballement ? Contacté, le ministère de l’éducation nationale avoue ne pas comprendre : il n’a rien annoncé.

Tout a commencé avec un article publié par le site de TF1, mercredi 3 février, qui annonçait que « la réforme de l’orthographe votée en 1990 sera [it] appliquée à la rentrée prochaine », sans préciser sa source.

En 1990, l’Académie française avait planché sur une grande révision du français, afin d’en simplifier l’apprentissage. Cette réforme proposait une série de modifications : harmonisations lexicales (« charriot » avec deux « r » pour être similaire à « charrette »), regroupement de noms composés (« portemonnaie » plutôt que « porte-monnaie ») et suppression de certains particularismes, dont l’accent circonflexe.

Cette réforme, violemment combattue et qui avait suscité des débats passionnés, n’avait pas de caractère obligatoire. Elle constituait une série de suggestions. Et, si la plupart des dictionnaires les proposent comme graphie alternative, dans l’enseignement proprement dit, elle est restée lettre morte durant un quart de siècle.

Une réforme en place depuis… 2008

Alors d’où vient la nouveauté ? En réalité, elle date de… 2008. A cette date, un Bulletin officiel de l’éducation nationale venait rappeler que « l’orthographe révisée est la référence ». Ce que confirme par exemple le site de l’académie de Grenoble, qui indique que « les programmes 2007 (…) imposent aux profs d’enseigner l’orthographe révisée ».

Dans la réforme des programmes intervenue fin 2015, on trouve la même mention : « Les textes qui suivent appliquent les rectifications orthographiques proposées par le Conseil supérieur de la langue française, approuvées par l’Académie française et publiées par le Journal officiel de la République française le 6 décembre 1990. »

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/02/04/non-l-accent-circonflexe-ne-va-pas-disparaitre_4859439_4355770.html#oucQSioXMqCuHTBt.99

REPEIGNEUR MODE-D’EMPLOI


REPEIGNEUR MODE-D’EMPLOI

Le soir d’hier en se frottant les yeux fait vibrer le réveil. Au chevet marque-page, mes lunettes s’essuient les derniers lambeaux de brume suspendus aux branches. Un autre jour que rien n’abat. J’ai le présent d’une vieille mémoire attaché au coeur de chaque caillou qui en a marqué le chemin, les chiens ont eu beau changer leur pelage, rien n’a rasé leurs abois, mieux aiguisés, ils repartent m’aime crocs.

Routes d’Espagne venues des Indes, vos couteaux ont ce fil que le tant n’émousse jamais. La lutte pour la paix n’a de force qu’à la pratique des guerres, l’homme, pour être vrai, je veux dire pour se sortir de la banalité inscrite au Rôle des capitaines de profit, s’il n’a pas à risquer sa vie, s’endort aux bercements d’un train mono tonne, un con voie de gare âge. Et la guerre, c’est atroce, mais n’est-ce pas le seul révélateur de sa véritable nature ? Le salopard n’occupe plus toute la place, il laisse à l’intègre une arme pour combattre l’injustice. Je crois que c’est pour ça que j’aie pas la mémoire qui flanche.

Puis qu’est-ce que ça m’a donné de force d’aimer. Sans les torture vécues, je ne crois pas que j’aurai eu cette compréhension de ce qu’est réellement l’amour. Aux enfants, dans les écoles, on apprend plein de choses sur tout en général. Que reste-t-il au bout du conte qu’ils aient vraiment intégré ? Le sentiment c’est la fondation de toute construction, sans lui tu fais des maisons phénix qui sortent jamais de leurs cendres.

Mais les chants de batailles sont couverts de soldats inconnus. Un choeur en roués. Je reconnais que le massacre est le jeu de cons qui, sous différentes formes, est d’une actualité omniprésente. On le joue sans espéranto, mais bien dans toutes les langues vivantes.

Des canards, des oies et des poules, aux traces des chariots, et aux poussières des roulottes mêlent leur plumes aux couleurs du vent. Ces tons mimétiques qui bercent l’espoir qui s’est emparé de mes pinceaux, comme s’octroyant un doit divin que le devoir a créé.à l’unanimité des mécréants. Bleu liberté, ne perd jamais ses dents, il mord au sein cerise pour se nourrir non pas du laid du tripot page, mais du Beau qui sèvre l’inutile par le respect de soi-même.

J’ai de la couleur de tous ces violons que la souffrance a mis à la gorge des chemins pierreux. J’ai les rubans des jupons relevés pour qu’aux grands-écarts des accordéons pour que le bouton de nacre verse sa larme. Des pores pleins des épices véhiculées par les embruns. J’ai naturellement les quatre saisons en cinq continents dans le jour qui naît pas fini de commencer.

Paysan, un ch’val laboureur dans l’échine, j’mourais debout sans tirer sur une laisse pour aboyer. M’aime si ça n’aura servi qu’à moi.

Niala-Loisobleu
4 Janvier 2016

17

 

Un vide grrrrrrr nié ça te dit ?


 

Un vide grrrrrrr nié ça te dit  ?

« A te regarder devant la glace du quotidien, tu ne vois que l’image en partie déformée par l’interposition de la pensée des autres à ton égard, lui dis-je in petto avant que la faune des réseaux sociaux ne déboule dans la conversation. »

Je vis un grand reste de chandeleur parti du coin de son oeil droit embraser le gauche . Et pas que le regard, à ses défroncements frontaux, décontraction des zygomatiques que le courant serein était en marche dans ses creux privés.

« Ben oui tu es unique, ne l’oublie pas  »

Il y a le ciel et l’amer, dans une proportion où le principe inéquitable est majeur. Alors les abus, les tromperies, les trucs qui trahissent et qui trompent, qui abusent et t’abusent, excuse-moi on va passer dessus en ne retenant que ce qui seul doit compter : le principe de ton individuation.

ÊTRE OU NE PAS ÊTRE, l’english au crâne chauve qui erre en cent pas dans sa chambre n’a toujours pas été enlevé du programme des terriens. On le joue non stop à la Comédie Humaine. Si tu pars du seul absolu qui compte : le temporel, qu’est-ce que tu vas aller t’emmerder avec un truc éternellement fondu comme la névrose et ses possibilités d’ouverture sur la paranoïa. Enfin mets donc sur le devant tous ses trésors que tu tiens à l’ombre dans ton intérieur.Un simple compte montre que dans les kilomètres du parcours, y a davantage du con battant en retraite que du combattu par k.o….

Un vide grrrrrrr nié ça te dit  ?

 

http://www.jrcoaching.fr/coaching/chemin-individuation-jung.php

 

Niala-Loisobleu

3 Février 2016

 

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