Le taille-crayon


Le taille-crayon
A la surface de tes membres combien de paysages tentaculent en corps ? Des paysages aux yeux de grenouille allant d’un barreau à l’autre sur l’échelle du tant. Bocal sablier trop bouclé au poignet fait circulation en stase. Des amulettes grillées amendent les jachères de prévisions en sommeil. C’est pas bon de passer le talisman en machine. Rampant dans les hautes sphères du boniment, une pythonisse échappée du jardin des délices pond ses vœux dans l’étoile d’une araignée tisseuse. L’abreuve de comptoir du jour donne le bonheur à 100 contre 1 durant les prochaines 24h, Faites vos je. L’oiseau ne se sent pas à l’aise avec des ailes de scaphandrier. Dans la plume de plomb une ambiguïté manifeste, comme si mettre l’espoir sous scellés pouvait donner l’assurance d’un accomplissement immédiat. On peut promettre la lumière à condition de ne plus être que son ombre.. Quand le rayon naît plus sous X, la prochaine étape peut supprimer le maillot jaune (ôter d’un doute d’avoir été fait cocu). J’aime les transparences de tes dessous, pas le zinc d’un caleçon plombant le toit pire que de la tuile poreuse. La nudité du cœur tu sais combien j’y tiens, sans elle on est plongé pire qu’archi merde dans le bébé de l’ô vidangé. Jonas a dit à mon père qu’il ne voulait plus aller à la pêche à la baleine de parapluie. Enfermer la communication dans un silence fabriqué de toute pièce, falsifie l’authenticité. Le sable des zoos triche avec les plages. D’ici je reçois des impatiences de ma cabane, elle sent si bien le fond des choses qu’elle refuse qu’on soit pas l’un dans l’autre comme recyclés du tri des poubelles girls de l’avis cabaret. Je ne peindrai jamais de mensonges ça écaille ma peinture au point que le bleu en tomberait.
Au fait t’ai-je dit combien tu me manques ? Je décroche des estrans sur la lande en mal d’embruns pour remauvir les bruyères.
Niala-Loisobleu
16 Février 2016
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Par l’oeil qui s’ouvre, paraît le jour


Par l’oeil qui s’ouvre, paraît le jour

Sur un morceau de beurre où le pin fond
Quelques aiguilles ravaudent des pans de nuit
Le jour vient à table
Bruits d’eau
Tête-à-tête de tasses à la cuillère
En hérisson hardi
La barbe traverse la route
Jusqu’à plonger dans la rivière
Se faire débarbouiller par la loutre
Je te mange tu me manges
Le premier qui rira mettra l’autre en gage
L’ennui coule à pic
Pas rasé le jour est pile à l’heur
Dans un angle du tapis le chat s’étire entre les pieds du lit

Niala-Loisobleu

15 Février 2016

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A contre jour des maux d’ordre


A contre jour des maux d’ordre
Carrefour de solitudes rond-point de rencontre
Tes pieds ne sont chaussés que du vent des océans
De l’humide des déserts
Des écorces des arbres à médecine
Des plumes à peindre le poitrail de la liberté
Des vibrations tectoniques du feu sous la racine de ta première origine
Terre-Mère
Batracienne du sac d’où tu fis sortir les nageoires de nos ailes
Energie de l’intuitive préhension
Que le couteau à nos veines transfusa en chemin romanichel
Du m’aime sang qui tient nos pores amarrés
A tous les jours du calendrier célébrés sans cérémonie par l’amour au quotidien
Voici mes pas
Maie
Les pétris dans les tiens
Ô d’heur de Mie tes bras ont doré le craquant de nos semailles de blé
 
Niala-Loisobleu
14 Février 2016
 
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C’est r’parti !


C’est r’parti !

Pas eu l’temps de finir l’accalmie

que les notes étaient dispersées

aux quatre coins de la terre

Bordel de tempête

s’y r’trouver

le plus petit coin

vu que la terre est ronde

c’est du pareil au m’aime

que

Johnny

l’est jamais là

quand on a besoin d’lui

 Niala-Loisobleu

13 Février 2016

AUX JARDINS DE MON AMOUR 5


AUX JARDINS DE MON AMOUR 5
Quand bien et beaucoup
trop sans doute
surviennent
le loin et le près
forment un rassemblement
secouant l’affect en remue-ménage
Lequel climat en s’y adoubant
joue à faire tilt
Savoir l’immensité de l’Univers
et voir la pauvreté humaine faire cocorico
me rend incompatible au discours
L’incohérence politique
dans ce qu’elle s’efforce à nous baver
ne veut rien d’autre que gagner le maquis juridique
paradis de la longévité
J’en suis plus que couleur du con qui croit
AIMEZ-VOUS !
en témoigne
Ici gis-je
 
Niala-Loisobleu
12 Février 2016
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LIT-BELLE-LUNE


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LIT-BELLE -LUNE

Une plage

un bruit d’étoiles

si ça vole

tu peux rentrer la chaise

le cerf-volant

est monté se mettre

au lit belle-lune

Rêves

t’es bien ailleurs

en plein jour

Niala-Loisobleu

12 Février 2016

A tout prendre je leur laisse leur petit-commerce, je te garde la poésie, mon Amour de tous mes jours


A tout prendre je leur laisse leur petit-commerce, je te garde la poésie, mon Amour de tous mes jours
Pauvres roses
serres à la chaîne
production
accélération
faut que ça saute
Mesdames au salon
dépoitraillez vos chutes de rins
Valentin
et ses charres
bonds ardents
est en chemin de faire
chauffer la machine
Niala-Loisobleu
11 Février 2016
30.01.16 - 1

ENTRE ET…


ENTRE ET …

J’entrevis la rive

où les canards

en liberté

gardaient l’apporte de son ponton

Avisant une touffe d’iris

je frappais

j’entendis sa voie me dire

Entre et…

Niala-Loisobleu

11 Février 2016

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BON JOUR !


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BON JOUR !

Plus rien ne craque

les métaux en cessant de gémir

remettent au bois l’orée de la fontaine

La grosse pierre

il me semble

j’en suis m’aime certain

qu’elle est plus droite

et en corps moins brute qu’hier

Le vent en s’en allant

ne m’a pas fait sortir de sous ta jupe

Bon Jour !

Niala-Loisobleu

11 Février 2016