LE SECOND PASSAGE


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LE SECOND PASSAGE

Ces pluies battantes qui lâchent en trombe des grains de beauté de leurs trémies béantes, c’est roulette russe. Soir de déprime quand du Bario ça chaloupe d’un pore à l’autre sans que le rideau s’ouvre. Traversée aux rugissants, cap à doce en l’absence des cheminées des Fées.. Dans l’ascension inversée d’un tombé de soleil,  si on allait pécher de quoi remettre la marée d’équerre.? On se dirait au-revoir tristesse l’haveneau en traîne. Sans la sardine de la Canebière.

Les carmins du vert de tes yeux sur ma bouche, me disaient que ton cul t’appartenant tu me le donnais rien que pour ça. Comme une chanson française qu’aurait fait les clandés, armée du salut, plutôt que ceintes chapelles de tous les dogmes propres à loucher par les trous de serrures.

Au luisant de l’espadrille, j’ai horreur du vernis, pour tangoter rien ne s’ouvre plus large que l’ente des épidermes quand le sein fuit du corsage dans un glissé grand-écart. Et ça t’en connais un rayon quelque soit la phase de lune en cours. Je te parle pas des tringles….la ventouse résiste mieux que la vice sans fin. Et le clavier des vertèbres c’est d’un écho irremplaçable pour les pièces à quatre mains.

L’orage et la boue pour les bains ça fait peaux douces. Pis quand ça tonne on peut remplir le foudre seins est-ce pris câlin maillard. Au premier rayon de soleil, le champignon pointe dans la magique combinaison humidité, chaleur + humus. Comme tu sens bon, ton odeur je l’ai dans les ongles plus loin que les lunules. J’en zozote le cheveu sur la lande quand le chien remonte la piste jusqu’au terrier qui ne peux plus prétendre qu’il a paumé la clef.

Songe

Soulève-toi les cils étaient une fois.

C’est pas bon génie qui offre 3 voeux parce que tu t’aies pris le pied dans la fiole.

Non.

C’est debout les mors, je monte à cru

les talons et l’éperon.

Haras qui rit…

Niala-Loisoibleu

15   Septembre 2015

https://www.youtube.com/watch?v=UzJxuwEyomw

SOUS PLI SCELLE…


Children MUST be happy by Matteo Groppi

SOUS PLI SCELLE…

Etendue sur le drap noir d’un espace fugace
La nuit venait de rêver au jour qui viendrait l’allumer
Les étoiles avaient grillées le long de la voie lactée
Mais en secret
Cachés entre l’oreiller et son ventre
Des rêves lui parlaient en corps à voix haute
Elle voyait l’empreinte de ses pas laissée aux chemins
Toutes ces marques de traversées pleines de découvertes
Ah que nos campagnes sont belles murmurait-elle
Que ces prés ondulants ont de charme
Ils ont des épaules jusqu’aux hanches des musiques de bal
Orchestre de cordes pour sauter à l’élastique
L’élastique
Voilà une idée qu’elle est est bonne dit -elle regaillardie
L’audace lui fourmillant déjà la plante des pieds
Comme une chanson de cigale

sa tête se frotta les zèles

Le pont apparut  tendu sur le précipice

Coincé au-dessus de la gorge où les maux ne peuvent que s’étrangler
En un tour de mains elle retire celui de la culotte laissée pour compte
Dont elle se passerait désormais
Au diable les encombrements rigola-t-elle
Ne perdons plus de temps
Ses yeux ne purent retenir les larmes d’une vive émotion
Devant eux des couleurs d’arc-en-ciel reessinèrent le pont
Même plus peur de sauter
Je peux me laisser glisser sur le toboggan du ciel
Avant même d’avoir chaussé ses pieds de cette corde souple
Une course l’attendait en jogging au seuil de la porte
Avec un bon café et un croissant de lune
En bas c’est sûr
Les bois coifferaient leurs feuilles
Les fleurs sauvages buveraient un vert de rosée
Les cheminées fumeraient en toute liberté
Les oiseaux couperaient les clôtures
Les animaux se lustreraient la fourrure
Les tristesses de Chopin seraient renvoyées en Pologne
Les huissiers mis hors de nuire
Les pisse-vinaigre chargés de miction à l’étranger
Les rats d’arts et de route exilés à Alcatraz
Les marchand du Temple surtaxés

Et un peintre chargé de repasser une couche de bleu sur l’ozone

L’amour, yeux clos, ouvrit toutes ses fenêtres outre-tombe
Le vent changea l’air en nettoyant toute les poussières
Avant même qu’on mette l’aiguille sur le disque
Un coq hardi se mit à chanter
Le soleil synthétique qui n’attendait que ça
Alluma d’un coup la nuit électrique
Quatre lèvres se prirent au collet
La Veuve lâchant ses oiseaux noirs
Avait mis mes doigts dans son encrier
Il ne resterait plus qu’à ne plus signer de tableau
Ma plume plaine se délia de ses limites
En affranchissant l’espace
Ouvert à tire d’ailes
Je t’aime ça vous coupe le son d’une émotion paralysante
Sous pli scellé les secrétions pétrifiantes sortent à gros bouillons de la poitrine….

Niala- Loisobleu

15 Septembre 2015

katharina jung

https://www.youtube.com/watch?v=3pscDRqkFro

ESSENCE DE ROSE


Adrian Borda - Love Slowly Kills

ESSENCE DE ROSE

La dernière goutte m’a prise jusqu’au genou, une douleur des orteils. Tout défile en arrière. Depuis ? Oh rien . Le son était coupé bien avant que mes doigts cessent de pouvoir écrire.

Fleur de mal, odeur de marre et basse.

Cette petite fille qui s’enferme dans son album à colorier, Quel silence ont parfois les bruits de ferraille avant qu’ils vous traversent le coeur. La maison bleue de Frida n’a jamais été plus rouge que ses cris de peinture.

En rangeant le vélo dans le placard à poubelles, les arbres les plus proches ont tiré la porte. L’air de rien. Là où l’écume a perdu le jour, il n’y a plus de cheval qui court, l’histoire est par taire.

Dormir si ce n’était pas toujours debout, mais n’oublie pas de fermer la cage en sortant.

L’été finira plus pourri qu’un champignon .

« Mes yeux et la fatigue doivent avoir la couleur de mes mains.

Quelle grimace au soleil, mère Confiance, pour n’obtenir que la pluie.

Je t’assure qu’il y a aussi clair que cette histoire d’amour : si je meurs, je ne te connais plus. »

Paul Eluard

Niala-Loisobleu

14 Septembre 2015


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L’HOMME QUI SORT EN RENTRANT…

Du tant périmé où les trains sifflaient

comme les sept-nains

reste-t-il de l’embauche pour un vrai travail sur soi-même

Voyageur allant nulle part
Partant de gares vides
En voies de garage
Triage impossible
L’aiguillage est grippé.
Ah ah ah
Je suis l’étreint fantôme
D’une gare abandonnée
Disait l’homme égaré
Qui suis-je , où vais-je, où cours-je ?

Termes minus

Prend un billet pour toi même
Et voyage -toi
Genre tour-opère à torts
Déménage
Habite-toi
Tiens écoute Loiso te parler de son pote
Walt Whitman
Un barbu qu’en avait dans la moustache
Lis tout
Jusqu’au bout
De ton intérieur…fenêtres ouvertes du bon côté

Niala-Loisobleu

14 Septembre 2015

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WALT WHITMAN

Whitman naquit le 31 mai 1819, près de Huntington dans l’État de New York, au coeur de Long Island; il était le second enfant d’une famille qui en comptait neuf. Alors qu’il avait quatre ans, ses parents déménagèrent à Brooklyn, où il devint apprenti chez un typographe. Il partit, ensuite à New York pour exercer sa profession, mais revint à Long Island en 1835 afin d’enseigner dans des écoles de campagne.
De 1838 à 1839, il édita à Huntington un journal intitulé le Long Islander. Poussé par l’ennui, il retourna à New York, reprit ses activités de typographe et de journaliste, et fréquenta assidûment l’opéra, le théâtre et les bibliothèques. Il écrivit à cette époque des poèmes sans grande originalité et des récits destinés à des magazines populaires. Il rédigea aussi des discours politiques pour les démocrates du Tammany Hall, qui le remercièrent en le nommant rédacteur en chef de plusieurs journaux éphémères. Après un séjour à la Nouvelle-Orléans, en Louisiane, il revint à Brooklyn où il essaya de créer un journal pour le parti qu’il avait défendu, puis exerça différents métiers avant de se consacrer à l’écriture de la poésie.
En 1855, Whitman publia la première édition de Feuilles d’herbe, un recueil de poésie dont la versification était tout à fait inédite. Cet ouvrage, bien différent des poèmes d’amour en vers rimés qu’il avait composés dans les années 1940, chantait sans retenue le corps humain et glorifiait les sens; il ne trouva pas d’éditeur et Whitman dut publier l’ouvrage à ses frais. Si le recueil était anonyme, en revanche le frontispice représentait la silhouette du poète en pied, les poings sur les hanches, en bras de chemise, le chapeau incliné sur le coin de l’oeil. Whitman avait également composé une longue préface dans laquelle il annonçait l’avènement d’une littérature démocratique « à la mesure de son peuple », simple et invincible, écrite par un poète d’un genre nouveau à la fois tendre, fort et héroïque, et qui s’imposerait par la force et le magnétisme de sa personnalité. Whitman passa d’ailleurs le reste de sa vie à s’efforcer de devenir ce poète dont il avait clamé les vertus.
L’édition de 1855 de Feuilles d’herbe contenait douze poèmes sans titre, écrits en longs vers cadencés. Le plus beau d’entre tous, que le poète intitula par la suite Chant de moi-même (Song of Myself), consiste en une vision d’un « moi » symbolique, ravi par les sens et embrassant indirectement toute l’humanité et tous les lieux, de l’océan Pacifique à l’océan Atlantique. Le poème désigné par le titre Ils dorment (The Sleepers) est également un élan visionnaire, symbolisant la vie, la mort et la renaissance. Après cette première publication, Whitman reçut une lettre de félicitations de l’illustre essayiste et poète Ralph Waldo Emerson, ce qui le poussa à publier à la hâte une nouvelle édition de Feuilles d’herbe (1856). Cette édition, revue et corrigée mais également amplifiée, allait être suivie de nombreuses autres. Whitman tentait, dans le poème intitulé Sur le bac de Brooklyn (Crossing Brooklyn Ferry), de communier avec tous ses lecteurs et avec tous ceux qui empruntaient ou allaient emprunter le bac. Dans la troisième édition, établie en 1860, il donna à sa poésie une forme plus allégorique. C’est ainsi que dans Venant du berceau perpétuellement bercé (Out of the Cradle Endlessly Rocking), un oiseau moqueur, qui incarne la voix de la nature, révèle la signification de la mort à un petit garçon, futur poète. On retrouve dans la musicalité de ce poème l’influence de l’opéra italien, que Whitman appréciait particulièrement. Le recueil était enrichi de deux nouvelles séries de poèmes: Enfants d’Adam (Children of Adam) et Calamus dans lesquelles le poète évoque l’amour charnel et homosexuel. (Calamus relaterait une liaison homosexuelle de l’auteur). Un volume de poèmes intitulé Roulements de tambour (Drum-Taps), d’abord publié en 1865 et ajouté à l’édition de 1867, reflète la profonde compréhension qu’avait Whitman de la guerre de Sécession ainsi que son espoir de voir se réconcilier les belligérants. Parut ensuite l’Embarquement pour l’Inde (Passage to India, 1871) qui traduit, à partir du symbolisme associé aux moyens de communication et de transport modernes, sa vision transcendante de l’union, non seulement de l’Occident avec l’Orient, mais aussi de l’âme avec Dieu. En 1881, Whitman publia une nouvelle édition qui lui convenait presque parfaitement, ce qui ne l’empêcha pas d’ajouter encore de nouveaux poèmes, qui apparaissent dans la version finale parue de 1892. Une série de poèmes intitulée Old Age Echoes fut également publiée, à titre posthume, en 1897.
Tous les poèmes de Whitman ont ensuite été réunis dans une édition définitive établie en 1965. Pendant la guerre de Sécession, Whitman travailla comme infirmier dans les hôpitaux de l’armée de l’Union, à Washington. À la fin du conflit, il resta dans cette ville, avec un emploi de fonctionnaire d’État. Cependant, en 1873, il fut atteint d’une attaque d’apoplexie et il préféra aller vivre chez son frère à Camden dans le New Jersey où il resta jusqu’en 1884. Après quoi, il acheta une maison, où il se consacra à l’écriture et à la révision de Feuilles d’herbe jusqu’à sa mort, le 26 mars 1892. Pendant ses dernières années, il avait également composé divers essais, rassemblés dans Perspectives démocratiques (1871), une oeuvre qui constitue désormais un texte de référence sur les fondements théoriques de la démocratie et sur la légitimité du régime politique établi sous ce nom aux États-Unis. C’est aussi à cette époque qu’il rédigea Jours exemplaires (1882-1883), un ouvrage où figurent aussi bien ses souvenirs, des récits sur les années de guerre et l’assassinat de Lincoln, que des notes sur la nature.
De nos jours, la poésie de Whitman a été traduite dans la plupart des langues et de nombreux érudits étudient la valeur et la portée de son oeuvre. On s’accorde désormais à reconnaître l’influence qu’il exerça sur des auteurs comme Hart Crane, William Carlos Williams, Wallace Stevens et Allen Ginsberg, ce dernier ayant été particulièrement marqué par la liberté de ton avec laquelle Whitman évoquait la sexualité. L’édition en cinq volumes de la correspondance de Whitman (1961-1969) ainsi que l’édition définitive en seize volumes de ses Collected Writings (1963-1980) ont permis d’approfondir la connaissance de sa pensée et de son oeuvre.
Référence:Whitman, Walt, Encyclopédie Microsoft® Encarta® 2000. © 1993-1999 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.
Je chante le soi-même

Je chante le soi-même, une simple personne séparée,
Pourtant je prononce le mot démocratique, le mot En Masse,
C’est de la physiologie du haut en bas, que je chante,
La physionomie seule, le cerveau seul, ce n’est pas digne de la Muse;
je dis que l’Ëtre complet en est bien plus digne.
C’est le féminin à l’égal du mâle que je chante,
C’est la vie, incommensurable en passion, ressort et puissance,
Pleine de joie, mise en oeuvre par des lois divines pour la plus libre action,
C’est l’Homme Moderne que je chante.

Walt Whitman, Feuilles d’herbes (Traduction de Jules Laforgue)

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https://www.youtube.com/watch?v=H6mfWun73vI&list=RDMMVl3k5cwQ94Y&index=9

CONTRE BASSE ET MAREES


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CONTRE BASSE ET MAREES

Un ciel embrumé portique au chapiteau

tous feux éteints

Des zèles noirs tombent des anneaux d’un tant a vouloir ressauter du vide

Les cordes en trapèze

étreignent le bois de toute la force de leurs cuisses

Il faut sauter

s’ôter

oh oui

s’ôter de l’habitude

trouver la clef de la porte à pas se gourer de couloir

Le sol lui y s’en fout de la clef, l’enfant en connaît bien le pène, il sort des grands naturellement. Il en a marre de leurs questions perpétuelles. Est-ce pourquoi, est-ce pour si, ah non pas ça, je t’interdis, reviens ici…Ici c’est la plage que l’ô fuit, le chevalet vide, l’oiseau qui est déplumé de toutes ses couleurs, un doré sur cage à étioler l’étonnement, à perdre l’émotion , la celle qu’on maquille pas en château de sable pour se faire un cinéma qu’à rien du Paradisio

Au plus fort de sa peine

l’enfant y sauve le Beau en premier

la petite fille m’a dit

« Mon Pépère quand il a perdu ma Mémère

j’ai pas caché mes baisers

je lui ai donné en le serrant de cet amour qu’elle m’a appris pour toujours

Elle

Elle est là dans mes dessins »

Assis sur le pavé mosaïque de l’horizon

l’enfant et moi, on a tiré la première vague

celle qui redonne au peintre

le pigment de l’amour

qu’une vague scélérate peut guetter

Niala-Loisobleu

13 Septembre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=Vl3k5cwQ94Y

MAINS TENANT


MAINS TENANT

Parce que l’heur c’est pas l’heurt

et que …

Ce Bleu N’est Pas le Nôtre

Nous étions à la minute de l’ultime distinction.

Il fallut rapatrier le couteau.
Et l’incarnat analogique.

Peu auront su regarder la terre sur laquelle ils vivaient et la tutoyer en baissant les yeux.
Terre d’oubli, terre prochaine, dont on s’éprend avec effroi.
Et l’effroi est passé…

À chacun son sablier pour en finir avec le sablier.
Continuer à ruisseler dans l’aveuglement.

Qui délivrera le message n’aura pas d’identité.
Il n’oppressera pas.

Modeler dans l’apocalypse, n’est-ce pas ce que nous faisons chaque nuit sur un visage acharné à mourir ?

Un outil dont notre main privée de mémoire découvrirait à tout instant le bienfait, n’envieillirait pas, conserverait intacte la main.

Alors disparurent dans la brume les hommes au petit sac.

René Char

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Mains Tenant 1 – Niala – 2015 – Acrylique s/toile 55×46

Et vînt l’heure

de sortir au soleil

ce que des circonstances avaient classé endives

Il est un monde connu impossible à refaire

trop ce n’est pas trop

c’est simplement pas le bon choix pris en parti

Il n’est plus question d’amour ici bas

on aime que les masques à rade

Tricher c’est jouer gagnant

Le tant ne m’est pas yeux tournés au ciel

mais si, mais si

Messie

c’est farce et attrapes

Hâlons, hâlons

tirons l’ailleurs à nous

Toi qui te reconnaîtras

« tu deviens visible à la place où je disparais »

Saches-le

J’ai pas l’odeur de sainteté

juste mes pores où accoster

Mauvais comme une cause qui se refuse à adhérer papier gommé

Bon comme un épi qui se rebelle à l’engrais

et plus moche qu’un époux vantail de complaisance

J’irai à nouveau d’une nouvelle série que chui-ci commence

tout de Toi mon Coeur

 né de ce bleu qui n’en finit pas

à tenir parole

aussi pugnace que moi…

Niala-Loisobleu

11 Septembre 2015

AIGUILLON


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AIGUILLON

Pourquoi cette ardeur, jeune face? -Je pars, l’été s’efface.

À grands traits ma peur me le dit,
Mieux que l’eau grise et que les branches.


Genoux aux poings, ange averti ;
Sur ton aile mon fouet claque.

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René Char

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Si deux mains

lierre

ravagent la façade

d’un trop beau qui mirage à la bougie

De la farine je fais du peint sans glu thème

pour plumer l’alouette avant qu’elle ne s’empare du miroir…

Niala-Loisobleu

10 Septembre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=snNpEUJp_Z4

JE LUI DIRAI


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JE LUI DIRAI…

Wateman

sanguine bâton de craie
Au cadran de mon ardoise
La pendule siffle plus de trois fois et la gare souffle ses fumées
Que le ponton attache en remorque pour touer le temps
Train qui coupe la montagne d’un cri de gorge
Ouvrant les sabords pour tirer l’étoile du tunnel
Voici le seuil du silence arrête ton geste à la porte
Il n’est plus d’heure juste cet instant
Sans jour ni mois ni an
L’éphéméride cerne l’éternité de l’ennui
Comme tous les chemins d’avance tracés
D’aventure je veux apprendre l’écriture
Avec toi
Avec le vers de tes yeux
Avec les couloirs de tes dents
Avec tes cris fauves
Avec tes frôlements qui forcent le roc à se fendre
Avec tes branches de toutes les essences vêtues
Avec l’antre pour la solitude
Avec les secrets issus des vergers d’où nous venons
Avec les mains qui puisent la force dans les talons de la fuite
Avec les doigts qui cultivent dans l’aride
Avec les fenêtres que la mer garde ouvertes
Avec notre terre qui est aux cieux
Avec les refus de n’être pas
Avec tout ce que je ne te dirai pas des lèvres
Avec tout ce que tu entendras sourdre du silence
Et sans rien d’autre que le bruit de nos convictions
A la greffe du regard
Nous nous respirerons le coeur au rythme de ses danses
Tango
Blues
Salsa
Que nos mains coulissent aux cordes de nos reins rasta
Galbe du râle qui soul comme le cri de la négritude
Allant aux urnes de l’émancipation jeter les fers
A Cadaquès les montres ont molli dans les aiguilles de l’avidité
Tandis qu’un cheval andalou accouchait le soleil

Le coup de corne et la mort triangle
A cinq heures du soir.
Il était juste cinq heures du soir.
Un enfant apporta le blanc linceul
à cinq heures du soir.
Le panier de chaux déjà prêt
à cinq heures du soir.
Et le reste n’était que mort,rien que mort
à cinq heures du soir

Jusqu’au terminus
Pour le changement de gare
Le dernier train
Je lui dirai
De tous les pigments d’où jaillit le sang de l’amour
De l’obstination de vieillir enfance intacte
De ce que la tripe extrait des chaînes de la misère humaine
Je lui peindrai mes mots bleus
Je lui tisserai d’amour chaque fil de ses couleurs
Pour la joie

Niala-Loisobleu
9 Septembre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=cIN8R5eYa3Y

LE POTEAU D’EXECUTION


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LE POTEAU D’EXECUTION

On ne les voient qu’au travers du lit où le rêve voyage. Bateau-ivre, en croisière pour le train fantôme. Comment savoir le sens à prendre entre vérité et mensonge, cette fanfare couvre trop la vue pour entendre.
L’ami(e) qui aurait fait le net est de sortie.Trop d’objets trouvés encombrent le quai. Derrière les nasses, je n’entends plus les mouettes voler. A moins que ce soit mon erreur d’avoir fait confiance. Hier le bout de la jetée clignait du soleil balisant la sortie, au travers des étocs le chenal m’apparaissait plus clair que le danger de me tromper. A présent la vue s’est retournée, Adieu faux-amis, bonjour mors à venir.Cette vase m’avale d’un sable émouvant. Poteau d’éxécution, je serai pan dû à l’aube d’un adieu inavoué….Partir en donnant l’assurance de rester casse le miroir en éclat de boule à tango. Plafond qui dérape, le plancher bascule la tête dans le couperet. Avec la cigarette et le verre de rhum, bien sur.

Faut pas démolir l’imposture..

J’irai revoir ma Normandie, mon Capitaine me manque.

Où t’es dans toutes ces dérives d’amour mon P’tit-Frère ?

J’espère qu’au fond des abysses, les problèmes avec son ombre sont lavés.

Toute une vie pour s’en moquer et remettre sur le métier sans cesse les mêmes erreurs, ça mérite de trépasser.

L’abus de soi-même présente trop de danger pour la société.

Niala-Loisobleu

8 Septembre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=ENoT-HDwBig

CHEMINS DE NULLE PART


Forest girl

CHEMINS DE NULLE PART

Le p’tit bonheur au pied de la cheminée est las, souliers usés. Les noëls commerçants à force de tire-botte l’ont délacés en laçant le nerf de la fête. Il y a tous les trous qui s’agrandissent dans les cartons de Barbarie, Qu’est devenu le Nord ? Du berger reste-t-il que de l’ô vain ? Le troupeau semble s’agrandir pour que les vagues les plus imprécis moutonnent dans l’amer.

Vincent, quand je vois Soulages et son outre-noir je comprends qu’aucune réponse ne pourrait être plus signifiante.  A tous égards.

Toi la Fête au sens le plus sacré, ta vie, la misère dans tout le cri de ta souffrane. L’autre et son deuil de tout, du moindre sentiment, désabonné du coeur un must de réussite, un puits à fric, un modèle de société.

Les chemins de nulle part ont encore avancé, ils ont aujourd’hui des GP pour conduire plus sûrement à la perte.

Heidegger tu es de mes paysages. Je vois les m’aime choses que toi quand je me penche à la portière de l’homme.

Comme j’aime ce qui n’émane que de son essence abyssale !

« Dans l’obscure intimité du creux de la chaussure est inscrite la fatigue des pas du labeur. Dans la rude et solide pesanteur du soulier est affermie la lente
et opiniâtre foulée à travers champs, le long des sillons toujours semblables, s’étendant au loin sous la bise. Le cuir est marqué par la terre grasse et humide. Par-dessous les semelles s’étend la solitude du chemin de campagne qui se perd dans le soir. A travers ces chaussures passe l’appel silencieux de la terre, son don tacite du grain mûrissant, son secret refus d’elle-même dans l’aride jachère du champ hivernal. À travers ce produit repasse la muette inquiétude pour la sûreté du pain, la joie silencieuse de survivre à nouveau au besoin, l’angoisse de la naissance imminente, le frémissement sous la mort qui menace. »

« La toile de Van Gogh est l’ouverture de ce que le produit, la paire de souliers de paysan, est en vérité. […]
Dans l’oeuvre d’art, la vérité de l’étant s’est mise en oeuvre. »
Texte de Heidegger Les souliers de Van Gogh
Extraits de Chemins qui ne mènent nulle part (Gallimard). Heidegger

L’étant : la couleur intrinsèque.

Toi, tu es là ma Muse

je t’embrasse de couleur plus tes bouches et ma sanguine

voilà comme un bleu qui en sort

Bon Jour l’Amour

je peins en phrases à doigts de chats mots

enfoncés dans le poil

Niala-Loisobleu

7 Septembre 2015

Isorropia