CARNET DE ROUTE
Traits d’un frisson
les plus hautes herbes penchent la tête
rien naît en corps
art rivé
Là-bas
bien plus loin que l’attente
qui pourrait dire ?
A moins que rien ne soit
Aux ardoises les craies qui ne serviraient à quoi
ça n’existe pas
Quelques calcaires ondulant aux courbes des fûts
n’ont pas déshabillé les strates du goût des crûs
le sarment d’amour racine tous jours
Dehors la rivière volage
Le chais tient l’effusion au frais
prêt a embuer le coeur du vert
à pieds
pour la tracée du nouveau chemin
Un bourgeon hiverne sous sa calotte
dans l’humus sphère australe
A la fourche le nid perle
Un peintre tout vêtu de bleu outremer
s’apprête à faire monter la mer
à tire d’Elle
pinceau à l’encrier d’un autre continent prêt à écrire
en lettres vacantes
pour tirer les pieux émergents du ponton
avec l’archet du violon
Plus qu’un jour
la vie reste éternelle
L’ô séant bande encore
allons glaner les chaises de la paille des étaules
Niala-Loisobleu
9 Août 2015


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