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VENT D’SEL


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VENT D’SEL

Quoi ?

Ah…

Non rien

Je comptais juste le temps que met le vent a dépeigner la couleur qui baigne

Continues a nager

la marée est sur le chemin de l’autre lune

un jour viendra où nous serons au chenal

noyés où flottants

la différence dépendant de

Nous

mouvements

Jeté dans le coeur,

un pont comme ça dans mon arche

ne me demandes pas pourquoi,

tu me l’as dit pile

les jours entiers d’escaliers

des nuits d’échelles

du tant que serre-volants multicolores

on avait riveté les fenêtres-aveugles dans lémures

Sous la jupe où fleurit le pré

le Petit-Prince

m’a dessiné ton nom

sang le sable au poignet

Niala-Loisobleu

29 Mai 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=liTSRH4fix4

AU FIL DE L’Ô


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AU FIL DE L’Ô

Pris entre les petits-bois les yeux des fenêtres clignent des carreaux. Je sais ta présence mais ne donne pas quitus au rideau qui nous opaque. La transparence qu’il affiche retient trop du vécu des instants sans jambes.C’est court la vie. En laisser s’égarer l’essentiel n’est pas donner l’avantage à juste ce qui compte.

Au bout du couloir la jetée marque le seuil entre le non-dit et le cri en vol des oiseaux. Un peu comme le bec de cane et le bec de gaz, tous les deux ouvrent tout en pouvant demeurer fermés, selon le sens du tissage et le croisement des fils. Tant de jours ont tirés la laine que le nombre de pelotes fait un immense troupeau de moutons. Mais l’accent du premier jour demeure, plus appuyé en même temps que défait de ses impuretés de jeunesse.

Le lointain dans le fond, quelque soit le bout par lequel on le regarde, est toujours ce qu’il y a de plus près. Les mains tendues vers l’espoir en continu, le rapprochent comme une condition humaine palpable.

Avant que tes cheveux ne deviennent aussi longs et épais qu’ils sont aujourd’hui la blondeur de leur transparence était signe d’une accointance solaire. Au point que, sans doute dans un réflexe de survie, tu les teints ocre brun pour laisser la couleur originelle à ton intime. L’authentique se fait rare, devenant d’autant plus précieux. Un lien fort tenu secret comme l’offrande à l’autre.

Quand les doigts dessinent nos prières, ils sont du m’aime crédo sans recours à une croyance autre que celle qui les noue de la même bague. L »amour ayant sa Lumière dans ce qui constitue sa propre forme.L’énergie puise son rayonnement au noyau unique né des deux âmes pou l’essor des propres personnalités.

A la crête de nôtre vague nous puisons nôtre part de sel…

Niala-Loisobleu

6 Juillet 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=WGpl1Utbqzw

PIERRE A FEU


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PIERRE A FEU

Etaient-ils partie osseuse, dorsale d’une à l’autre rive

ou peut-être centre nerveux

horloge du sentiment ?

La question est ouverte

peu importe la réponse

le courant qui en découle

ne souffre pas le moindre doute

ces deux là quoi qu’ils laissent à voir

se montrent bien demandeurs de l’intime contact

quoi qu’ils disent

se nouent bien la langue aux baisers du madrigal

La corde à noeuds de la divine comédie refoule l’affect

inhibant l’intime conviction vers la retenue

Le vent qui couche à tort soudain lève à vouloir

Foin des herbes sèches

la rosée bruine

les lèvres dégercent de l’angelure

La corolle retourne sa peau

l’écrin libère sa perle

le coquillage irisé se détartre de la prise calcaire

Entends-tu les frissons de la nature

porter le chant des oiseaux

plus haut que le grave des basses du crapaud ?

Non ce n’est pas la reptation du refus qui remue le sol

c’est la sève qui est sortie des racines qui pousse à se donner

Le pour et le contre

ont trop longtemps balancés entre deux eaux

Les seins en ont assez de jouer au ballon prisonnier

ils veulent crier

comme le ventre

aux rouleaux de la vague

qui fait glisser le maillot au large

par l’étincelle de la pierre à feu…

Niala-Loisobleu

5 Juillet 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=MeXS8S3ftwU

MA M’Z’AILES GIGI


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MA M’Z’AILES GIGI

Col blanc au ruban noué,

te voilà tout droit sortie de Colette,

pointes en semence sur la tapisserie  que l’haleine de ma pensée tisse.

Quand le bout de mes doigts,

liés des poils aux rêves que mes nuits ont voulues garder à mes jours

se mettent au clavier,

tu ne m’inventes que ce bruit de sel que déhanche l’océan.

Pas besoin de canot pour flotter,

tes seins m’ont appris la plus longue traversée

avant m’aime d’avoir pensé à nager.

Tu serais loin, qu’en corps plus près,

j’aurai la chair de poule à laisser mes yeux s’émouvoir.

Peut-être que le cap nous attend au creux de la crique

avec les deux mains ouvertes.

Peut-être que le pont s’est fait à l’idée du levis

Peut-être que là où la lune se meurt de rencontrer le soleil,

l’allumeur de réverbère est en train de monter à son échelle

Quoi quil advienne,

à part

Toi

il n’y a personne

Tu ressembles à mon enfance comme cette ficelle qui savait tout faire d’un bouchon, d’un morceau de bois, d’une craie, d’un caillou à pierres, du son de l’encre, écrin rose et coquelicot brun près de l’autre,

, l’instant des yeux dans les mains de la prière.

De l’amour sans retour en arrière…

Niala-Loiobleu

4 Juillet 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=XkZvyA69wCo

LA BALEINE


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LA BALEINE

En fontes de canicule

le tonnerre rebondit à grand bruit contre le mur de la nuit

N »aies peur

comme tu te trouves embouchée

tu n’as rien à craindre de la foudre

la foudre était entrée bien avant

voilà longtemps qu’elle est entrée

Serres-toi juste un peu plus fort

j’aime quand tu transparentes au point que je sais plus qui de l’un ne pourrait pas être l’autre même avec une taie sur le travers seins

A derme nous recommencerons

tu t’y colleras

j’m’y cacherai

aux losanges cousus traversière

Flûte nous voilà pan

je fourche du sabot et toi de l’aqueux

qu’on amphibie

à en rosir de l’écaille dans l’amer qu’ils nous ont laissé

enfin

qu’ils pensent nous imposer comme un naturel quotidien

Bien sûr nous humes des ô rages

rebelles à tout esclavage

Tu alors été

je néanmoins demeuré

Mon cheval vieillit en gardant l’amble si jeune que la croisade qui s’allonge te maintient en amazone sans que le glaçon nous fasse le coup du Titanic

Les rides ailes maintiennent la charge au fond des cales

Sois enfant dans le ventre où tu m’as reçu

Pour accoucher

à la lune que les guitares allument

derrière les fanons lotis dans la baleine

sans nous enrhumer

du refroidissement du Gulf Stream

Niala-Loisobleu

3 Juillet 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=POupsbJ2D9c

BLONDEUR CORAIL


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BLONDEUR CORAIL

Ce matin là

je cherchais l’heure au poignet de la fenêtre

l’air resté frais après l’orage de la nuit

se tenait encore dans les jardinières en attente de partir au marché

Tout n’était que silence

pas un ronflement de feuille

pas un remuement d’herbe

à peine un souffle demeuré des étoiles

et posé à même le sol par la pleine lune

dans sa descente sur le tapis où tes cheveux demeuraient étalés

Elle n’avaient rien dépeigné des mouvements de tes membres

chacun d’eux s’étirait en boucle souple

devançant les mouvements de mer que ton ventre imprimait au mien

lorsque nos lèvres sèches venaient boire à nos langues humides

Ce parfum animal

assemblage naturel de notre conversation intime

allait d’un à l’autre du lit

chaud d’un musc porté par la marée

et rafraîchissant des menthes que le matin joignait au basilic

Ouverte corail dans ta chaume

fruits rouges en bleus d’herbacées

tu souriais au-devant des présages

la main plaine ouverte aux greniers

plus fertile que les promesses d’un traité d’algues vertes au lisier des côtes…

Niala-Loisobleu

2 Juillet 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=6uklATUJT10

ERNEST HEMINGWAY – EXTRAITS


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ERNEST HEMINGWAY – EXTRAITS

POUR QUI SONNE LE GLAS

_  … Peut-être que je pourrai trouver quelque chose à faire à Madrid. Il y a longtemps maintenant que je fais ce boulot et je me bats depuis le début du mouvement. Il est possible qu’on me donne maintenant quelque chose à faire à Madrid. Je ne l’ai jamais demandé. J’ai toujours été au front ou dans des coups comme celui-ci. Tu sais que, jusqu’à ce que je te rencontre, je n’ai jamais rien demandé ? Ni rien désiré ? Ni pensé à autre chose qu’au mouvement et à gagner cette guerre ? C’est vrai que j’ai été très dur dans mes ambitions. J’ai beaucoup travaillé et maintenant je t’aime « , dit-il, dans un abandon total à ce qui ne serait jamais :  » Je t’aime autant que tout ce pourquoi nous nous sommes battus. Je t’aime comme j’aime la liberté et la dignité, et le droit de tous les hommes de travailler et de n’avoir pas faim. Je t’aime comme j’aime Madrid que nous avons défendue, et comme j’aime tous mes camarades qui sont morts. Beaucoup, beaucoup. Tu ne peux pas savoir combien. Mais je t’aime comme j’aime ce que j’aime le plus au monde, et je t’aime encore plus que cela. Je t’aime beaucoup, petit chevreau. Plus que je ne peux le dire. Mais je te dis ça pour essayer de te donner une idée. Je n’ai jamais eu de femme et maintenant je t’ai pour femme et je suis heureux.

_ Je serai pour toi une aussi bonne femme que je pourrai, dit Maria. On ne m’a pas appris grand-chose, c’est vrai, mais j’essaierai de me perfectionner. Si on habite Madrid, c’est très bien. Si nous devions vivre ailleurs, c’est très bien. Si on habite nulle part, et que je puisse aller avec toi, encore mieux. Si on va dans ton pays, j’essaierai de parler Inglés comme ce qu’il y de plus Inglés dans le monde. J’observerai toutes les manières des gens et je ferai comme eux.

_ Ce sera très comique

Surement. Je ferai des fautes, mais tu me le diras, et je ne les ferai pas deux fois; ou peut-être deux fois, mais pas plus. Puis, dans ton pays, si notre cuisine te manque, je te ferai à manger. Et puis j’irai dans une école pour apprendre à être bonne ménagère, s’il y a des écoles pour ça, et je m’appliquerai bien.

_ Il y a des écoles pour ça mais tu n’en as pas besoin (…)

POUR QUI SONNE LE GLAS

Pages 374 / 375

Édition : Le livre de Poche

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Ma lanterne n’en d »émord

elle balance ses rayons en morse

la moustache à la traîne

je suis là qui te pêche

ô ma lutte éternelle

AMOUR – AMOR – AMOUR

Niala-Loisobleu

1er Juillet 2015

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