DE NOUS A LA
D’un bout de lagune au ponton d’embarquement un instant nous voici en mode pose
Nos chemins d’ardoises auraient-ils atteint la côte d’alerte
conduisant le tavernier à fermer le robinet ?
Que nenni mes Beaux
vos gorges en craies ne sont que momentanément à sec
la fin d’hiver peine à mettre le printemps à bas
A flan de ventre trop de neige dans temps avalanche le nerf amoureux
Le sol entre mou et dur se fraie la jacinthe contre l’envie de gagner des narcisses
Parfois les nuages ont besoin de faire escale
heureusement les arbres gardent toujours une chambre libre pour que le rêve se revitalise
Le rythme scolaire en cale sèche et la grippe en java
dans leur tour de France ont freiné la crise en posant des chicanes sur l’itinéraire
Le cheval fourbu se démêle la crinière aux bons soins des verres de taire
Je vois le grand rocher de Vincennes se parer des premiers bourgeons d’espaces ouverts
l’embrun qui me vient de derrière la ligne
m’a dit en un tour de langue
que tu n’as rien perdu de ton sel d’encre
Au sommeil d’hivernage tes seins ont retissé de la toile
tendu le quai frétille
l’accordéon des soirs en relevant les draps soulève la chanson de ton corps
plus loin de vent
A la montée des mâts
Je t’as sise chat peau point tu…
Niala-Loisobleu
5 Mars 2015


Vous devez être connecté pour poster un commentaire.