LE CHOIX FAIT


LE CHOIX FAIT

Du vent qui disperse se déversent les derniers pas qu’on veut pas perdre

je m’ai accroché à l’arbre

puis en brassées l’âne m’a dit : « Marches on a toujours à apprendre »

ce qui m’a fait botter en touche les fesses qui dégouttent…

Niala-Loisobleu.

14 Janvier 2023

SAISIR AU PASSAGE DE L’AIR POUR L’OISEAU


Oeuvre en cours – Niala 2023

SAISIR AU PASSAGE

DE L’AIR POUR L’OISEAU

Au cognement de lune sur les carreaux, la lumière d’un soubresaut cambre les reins du tango d’un genou glissé entre les cuisses de l’obscurité figée

L’indistinct battu au jeu dans la main, mélange les cartes pour se reconnaître dans chaque couleur

Compte le coeur, arrose le trèfle, pique des deux et court au carreau mettre la fleur de sel en cônes

Un arbre s’accroche à sa racine comme les genres dans l’étreinte par laquelle le souffle lâche ses graines

C’est en corps qu’une esquisse

pour laisser libre-court à l’âne de trouver son figuier de Barbarie non-assujetti aux violacées religieuses

Laïque démarche du chant sacré

du

le limonaire remontant la rue en se foutant de la tête d’affiche

mais en contant sur la nacre des boutons du bandonéon pour épandre le droit de vivre

sans que les nouvelles filles de joie montent en chair clamer leurs sermons de désolation

et que les porte-containers de promesses rejouent Toulon en se sabordant cette fois très justement.

Niala-Loisobleu.

14 Janvier 2023

REMONTEE DE LA PYRAMIDE


PABLO AULADELL

REMONTEE DE LA PYRAMIDE

L’embrun attiré contre les joues du quai, remonte la barque en l’isolant des sirènes embusquées

Laissant l’appât à taire, le vieux-capitaine se tourne du côté où se monde se sépare de sa peau

du corail boutonné à l’anémone au milieu de l’estuaire

il se nettoie le né en apnée jusqu’au débouchage des sinus

seul un chien tiré du noir l’accompagne

et des maisons-closes la pureté de certaines femmes sort apprendre aux puceaux à trouver le bon chenal

Du soleil maya sans sacrifice met le calendrier à jour.

Niala-Loisobleu.

14 Janver 2023

Du haut de son arbre


Du haut de son arbre

L’oiseau crève le nuage de son couteau

La main élague les basses branches qui asphyxient l’échelle

Trop de coucous squattent le silence de la forêt en se gonflant la poitrine

L’oiseau souffle sur les vers incapables de nourrir les nids

Sur les bosses des mauvaises chutes la main fraye son coupe-feu afin de stopper le feu destructeur

Tournant le poteau indicateur du côté par lequel monte le flux de la marée, il naufrage tout ce qui nage à contresens sans tirer à la courte-paille

Comme on oriente la voile aux vents qui portent au lieu de s’asseoir en salle d’attente

La couleur de vivre désigne la race de l’oiseau à l’écart des appeaux.

Niala-Loisobleu.

14 Janvier 2923