PIERRE GILMAN


PIERRE GILMAN

Des mots parfois sortent par ma fenêtre
et s’en vont s’asseoir sur un banc
de la petite place toute proche de ma cour.
D’autres vont se cacher dans l’herbe
au pied du mur où grimpe une passiflore,
attendant qu’une lumière imprévue les découvre.

Je les regarde souvent s’accorder entre eux,
mais jamais ne leur dis que je suis là,
même quand ils se retournent vers moi.
Ils regardent au-delà de mes yeux
comme s’ils ne me connaissaient pas.
Ils parlent mais je ne les comprends pas toujours,
tant peut-être ils ont volé ma voix.

Pierre Gilman

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