SEOIR DU MATIN


SEOIR DU MATIN

Je l’ai fermé sur le sourire qu’il tenait sur le lin

lui laissant de l’eau propre pour le peint de demain

tout en emportant en réponse à l’écho du vent

le parfum qui sentait de loin

comme la trace que les roues de charrette

laissent pour chemin dans l’enfoncement du ressenti

L’oiseau sur sa branche

dans le couchant de soleil

regarde la lumière monter vers les étoiles

l’appelle par son nom

Elle

pas une autre

pose son jabot sous son oreille

lui dit ce que vous n’entendrez pas

remonte le tapis et tourne la clef de l’atelier.

Niala-Loisobleu.

1er Janvier 2023

N’ÊTRE QUE SON PREMIER MATIN JUSQU’AU SOIR


N’ÊTRE

QUE SON PREMIER MATIN

JUSQU’AU SOIR

Jouir les doigts au trempé de peinture fraîche comme on apprenait à lire et à écrire à l’illettrisme

dans le mortier où la lumière se broie pour l’étal

C’est étendre la plage au-delà des méduses

franchir le temps inutile

à l’araire parallèle de la sueur du cheval

bouchonnée à la paille

Comme Marthe m’apprit à dire merci

et René le nombre de marches que compte le palier d’un étage

Elle peut se taire à la foule en délire pour laisser battre son sein au tympan de mon église

seule la bêtise fait voeu de refaire le monde comme tout Président en carton

Je ne mourrai pas sans que tu me dises on y va je te suis

Moi l’oiselle du cerisier

ton émoi bleu outre mer qui vole en archipel.

Niala-Loisobleu.

1er Janvier 2023

Passé la ligne…


Passé la ligne…

Barbara

s’annonce comme ce qu’il faut savoir et surtout distinguer entre le fond et l’apparence

Me voici visible à l’Ecluse

mis à niveau pour le passage

Ce monde à plusieurs faces est un épouvantail redoutant l’oiseau par-dessus tout

aussi il affute son hypocrisie pour le tromper

Par la voie du silence les jours sont baladés en émettant leurs fumées

ruses d’indiens égarant de la seule destination

La poussée du volet libérant la lumière individuelle

Celle d’un Grindel, m’est parvenue au début de l’adolescence

Le matin en quittant la ruche Verneuil, mes pas allaient à sa poésie sans retenue

Visionnaire il m’initia au Surréalisme

Seule ouverture sans limite sur la Muse

Découverte de l’Absolu

De quoi ôter au voeu son machiavélique usage

Et ouvrir sans rien vouloir dénaturer, au mystique dans toute la force de la vérité

L’amour intègre passe par l’inévitable corruption du quotidien

Je peins pour dire autrement

Elle m’entend

Barbara a toujours su la racine

le dernier tableau lui est entièrement dédié

Je lui donne en bonne année comme pour lui dire, je suis là, je tiens sans me retenir autrement qu’au chevalet, La Chaume fertile, la couleur poétique, cet enfant silencieux là, ce sein de sel, plus loin que l’infinité du chien noir, l’Autre-Monde bien réel à la plume de ses vers.

Regarde-le, Barbara, je vis dans son tissage.

Niala-Loisobleu.

1er Janvier 2023