AU TOURNANT DE LA GORGE


NIALA

AU TOURNANT DE LA GORGE

Bretelle à mi-bras, plus près du coeur

l’oiseau traverse ce qui demeure

une barque suit ses rames au devant du poisson qui sortira prendre l’air

Sur la corniche des nuages et du soleil sous les pieds , l’arbre s’accroche dans le vide à la paroi

et au faîte le jardin est en promontoire, bruyères devant les conifères

la palette au milieu des tubes et des pinceaux qui couvent le fond et la forme du voyage.

Niala-Loisobleu – 10 Septembre 2022

EN VERS


NIALA –  » EN VERS – OEUVRE EN COURS…

EN VERS

Matin où mon jardin boutonne, des idées de naissance plein la tête

Deux oliviers grillés font une peine qu’il faudra guérir dans l’absence d’herbe

La clématite a décroché, restent quelques artichauds dans des jarres pour nier l’abandon qui s’étale et là-bas au pays des roses la reine a quitté la ruche, je nage, une côte de Pi dans l’odyssée du tigre en escale

La tête d’une fleur tourne dans mon coeur parmi les feuilles, des maisons qui se cachent vont pas tarder à sortir

Retour de chaleur ?

Ce que je vois n’est caché aux autres que dans leur mauvaise foi. Tout est propice à s’inquiéter, mais autrement qu’en rabouchounant les problèmes sans les traiter

comme dans du Molière, Malade Imaginaire

J’avance comme qui recule refuse, sale bête

J’ai de l’âne dans le genre.

Niala-Loisobleu – 10 Septembre 2022

VESTIAIRE


VESTIAIRE

Aujourd’hui sur un pantalon à carreaux, une chemise à col Ma Ô ferait une grande fenêtre donnant sur le jardin que tu mettras nue devant

Les lauriers ont tellement de rejets que les tailler augmenterait encore la vanité endémique

Là où l’iris reste en fleur toute l’année c’est là où l’herbe est la plus fournie, la fraîcheur de l’étendoir de ton petit-linge tient tête aux grandes chaleurs. Comme quoi on peut sans aller chatouiller la lune, trouver son bonheur en demeurant sur terre

L’oiseau qui habite au bord de La Chaume se promène en marchant de couleurs. Térébenthine et huile de lin sont essence ciel. Du caillou minéral ou de la plante végétale si tu sais, tu sors de quoi déternir le ciel

Je n’arrive pas à me mettre à l’heure du noir. Le matin je me lève il fait nuit et le soir je me couche dans les réverbère qui durent plus que la nuit. On arrête pas que de parler de pénurie.

Qu’est-ce qu’on se goinfre de mots inutiles. Je me tais dans tes tétines et c’est curieux de voir qu’à mon âge je profite encore de pouvoir rêver.

Niala-Loisobleu – 10 Septembre 2022