LA VIE, LA MORT, ETC.. – MICHEL SARDOU


NIALA

La Vie, la mort, etc… – Michel Sardou

Combien de disparus qui n’ont pas disparu
Qui sont allés ailleurs
Combien d’hommes qui s’en vont
Parce qu’un mot à la con
Leur a brisé le cœur
Combien s’en sont allés, où vont les évadés
Chercher un guérisseur
Combien d’hommes qui reviennent
Parce que la femme qu’ils aiment
Est toujours la leur

La vie, la mort,
On entre, on sort, c’est tout
On veille, on dort,
On aime un corps, on y prend goût
On aime encore,
Encore plus fort, encore plus fou
Et puis après la guerre, la paix
C’est tout

Combien j’en ai compté qui se sont égarés
Parce qu’ils étaient perdus
Dans les recoins des villes, j’en ai vu des fragiles
Qui dormaient dans la rue
Et combien qui s’en foutent, qui ont laissé leurs doutes
Sous un carré de fleurs
Combien d’hommes qui reviennent
Parce que la femme qu’ils aiment
Est toujours la leur

La vie, la mort,
On entre, on sort, c’est tout
On veille, on dort,
On aime un corps, on y prend goût
On aime encore,
Encore plus fort, encore plus fou
Et puis après la guerre, la paix
C’est tout

La vie, la mort,
On entre, on sort, c’est tout
On choisit pas,
Ça vient comme ça
On est choisi, c’est tout
On fait ce qu’on doit
Avec ce qu’on a
On est en vie c’est tout

On aime encore,
Encore plus fort, encore plus fou
Et puis après la guerre, la paix
C’est tout
Et puis après, personne ne sait
Où ça conduit
Et on s’en fout

Source : LyricFind

Paroliers : Michel Sardou

« SOLARIUM »- NIALA 2022 – ACRYLIQUE S/TOILE 92X73


NIALA

« SOLARIUM »

NIALA 2022

ACRYLIQUE S/TOILE 92×73

La barque a gagné le contour de l’île

offrant ses abordages intimes où nul petit-baigneur peut étaler sa serviette

Les horloges maudites aux aiguilles de plomb qui ne passent rien des lourdeurs sont mises au pointage, le son de ta voix me glisse dans l’oeil en m’humectant de ta langue.

Quels seins fêteraient-on ce jour à part le Nichon pour la célébration des fleurs ?

Puis aux étals les fruits qui tiennent à tes branches mordent tellement à l’Adam que le serpent s’est suicidé en se défenestrant du paumier

Cette chambre solaire tient des rêves en réserve dans ses placards sans laisser de passage aux personnages qui finalement n’ont jamais eu de lien avec l’histoire

Vivre peut être plus réel à pleines mains taiseuses qu’avec des mots superlatifs qui étouffent le sensible.

Niala-Loisobleu.

8 Septembre 2022

NU DEVANT LA PLUIE BATTANTE


ODILON REDON

NU DEVANT LA PLUIE BATTANTE

Tu viens de quitter la fonderie de l’état caniculaire et ses cloches conduisant au glas. Il pleut pour de vrai, L’agapanthe blessée au bord des marches a eu un mouvement des doigts qui lui restent. A ton maillot trempé tes seins collent des demains qui vont au bord de la rivière par le passage entre les deux vallons.

Le cheval a couru au gué faire des ricochets.

Cette voie d’eau conduit aux pores pour l’escale des Fêtes de la Mère

Je me lave sans restriction sous la pomme du ciel

Quel bon jour !

Niala-Loisobleu -8 Septembre 2022