El lenguaje de las flores (fragmento de « Da Rosita la soltera » – Enrique Morente/Federico Garcia Lorca


PAULA MODERSHON-BECKER

El lenguaje de las flores (fragmento de « Da Rosita la soltera » – Enrique Morente/Federico Garcia Lorca

Maman emmène-moi aux champs
Madre llévame a los campos

avec la lumière du matin
Con la luz de la mañana

voir les fleurs s’épanouir
A ver abrirse las flores

Quand les branches se balancent
Cuando se mecen las ramas

était ouvert
Abierta estaba

La rose avec la lumière
La rosa con la luz

du matin si rouge
De la mañana tan roja

Du sang tendre que la rosée a éloigné
De sangre tierna que el rocío se alejaba

Et si chaud sur la tige
Y tan caliente sobre el tallo

Que la brise a brûlé
Que la brisa se quemaba

aussi haut qu’il brille
Tan alta como reluce

était ouvert
Abierta estaba

Oh mille fleurs
Ay mil flores

Ils disent mille choses
Dicen mil cosas

Oh pour mille amants
Ay para mil enamoradas

Et la fontaine compte
Y la fuente está contando

Ce que le rossignol se tait
Lo que el ruiseñor se calla

était ouvert
Abierta estaba

La rose avec la lumière
La rosa con la luz

du matin si rouge
De la mañana tan roja

Du sang tendre que la rosée a éloigné
De sangre tierna que el rocío se alejaba

Et si chaud sur la tige
Y tan caliente sobre el tallo

Que la brise a brûlé
Que la brisa se quemaba

aussi haut qu’il brille
Tan alta como reluce

était ouvert
Abierta estaba

Source : Musixmatch

Paroliers : Enrique Morente Cotelo / Federico Garcia Lorca

MAINS TENANT ENCORE 5(REPRISE)


MAINS TENANT ENCORE 5 (REPRISE)

Le jour n’avait pas sonné qu’il était encore cette lumière à l’intérieur

déjà..

Dans l’enveloppe du gland, de la faîne, la poche du rein,

la prescience du minéral battant la roche,

la pierre à feu souffrant le bout de l’allumette,

pourquoi pas

le tabernacle

eh oui, si tu veux

le choix est,

le choix sera-t-il ?

Le secret du vote se fout de l’urne, tu le connais dans le coeur

Il n’existe pas ici-bas d’endroit plus haut

Le tremblement bleu-argent, olive dans les branches de ses veines

artères tordues, doigts à l’incision d’où jaillit la sève du vouloir contrer l’impossible

cette puissance qui alimente le néant à perte de vue

partout présente dans nos matins jusqu’au soir

Nous y sommes confrontés

Alors la promesse va devoir défier sans rien d’autre

De partout les bêtes lance-flammes déploient leurs ailes

la ville passe à l’ombre

les rues tombent au fond des souterrains d’un avaloir quotidien

Ne sommes-nous pas sortis de la pire des conditions pour avoir  dit oui à la croisade ?

Le graal c’est l’entité initiatique

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Mains Tenant 5 – 2015 – Niala – Acrylique sur panneau 65×50 – Collection Privée

L’amertume déverse le verre fielleux en pleine pulpe

la coupe de fruits se taille au bazooka au verger d’un incendie de faux rais

le vitrier et le rémouleur sont en plein film d’épouvante

qu’est-ce que ça plombe la chasse au bon heur

Jusqu’aux os

jusqu’au par-dessus la tête

Et dans tout ça vous étiez vous à quel endroit ?

Au fond de la tranchée devant le sifflet de l’officier ordonnant l’assaut

tous les nids de guêpes des mitrailleuses en batterie dans l’axe

Et la mine ?

Anti-perso pour t’arracher les jambes des fois que t’aurais encore des couilles

Et l’à venir ?

Le trou-noir

Ben dis-dont

c’est quoi ce plan ?

L’espoir mon P’tit-Gars

ça qui fait le pigment de mon bleu

qui te propulse à poil pour sortir ta ruche du mauvais oeil

qui porte quand la rafale lâche ses vagues scélérates

qui rend visible

ce pour quoi tu avais décidé d’un nouveau départ

et qui te relève quand t’es au plus bas, attrapé par la ficelle du cerf-volant

Mains tenant…

Niala-Loisobleu.

30 Septembre 2015

AMOUREUX A LA FENÊTRE


NIALA

AMOUREUX A LA FENÊTRE

L’appui des jardinières qui auraient survécu à l’été meurtrier tire le rideau

où sont les pigeons honnêtes ?

Ces trous dans les façades ne sont que des voies hors des garages

L’air qui s’y joue pourrait avoir assez de champêtre pour y trouver d’anciennes crottes de lapin

je me souviens qu’à la cabane un coq de bruyère venait me saluer le matin

Au sol les glands des chênes se racontaient les trois petits-cochons quand papa et maman se roulaient dans l’herbe

Heureux temps

où les palisses en retenant les dunes ne s’avançaient pas plus loin dans l’interdit sur la plage naturiste.

Niala-Loisobleu – 6 Septembre 2022