EQUINOXE PAR JACQUES REDA


EGON SHIELE

EQUINOXE PAR JACQUES REDA

Je cherchais comment l’eau, les rochers, les oiseaux, les

arbres
Font pour tenir ensemble, et les nuages qui figurent
Le monde vagabond, rythmique, engendré, s’engendrant
Comme le même songe instable au fond d’yeux jamais

clos.
Je savais qu’à beaucoup se refuse la gloire d’une herbe
Au sommet d’un talus, pesant le dos large du ciel
Qui nous supporte, et que le vent chasse dans la lumière
Les signes des cristaux de neige pour la boue.

— Ô tête
Ici de tout soutien privée, où est le mur? (Un mur À défaut d’une mère, et dormir dans les ruines de son

flanc.)

Et je voyais le vide entrer dans l’apparence avec
Les bourgeons qui toujours pour la première fois reviennent.
Poussés par la force d’oubli qui de sa couche arrache
Et féconde ce vaste corps tumultueux d’étoiles
Puis l’abandonne à notre porte ouverte, comme un dieu

Encore enfant mais bien trop haut pour nous, hôtes déjà
Qui hébergeons et nourrissons le dieu de notre mort.

Du seuil, je relevais d’oiseaux et d’arbres quelques traces
Au fond de la combe où le soir tout à coup se rappelle —
Et c’était l’heure où, des enfants, brillent à contre-jour
Les bicyclettes, quand

Le plus petit au carrefour tombe dans un remous
De lueurs qui vont l’engloutir en larmes dans la mémoire ;
Et touchant de la nuit la bouche dépravée j’ai dit :
Quel long désastre en bouquets éclatant qui saluent
L’éveil jamais surgi dont nous sommes le souvenir
Les messagers perdus dans les distances inhabitables.

Jacques Reda

« ECHOS DU CHEVAL » – NIALA 2022 – ACRYLIQUE S/TOILE 73X60CHOS


NIALA

« ECHOS DU CHEVAL »

NIALA 2022

ACRYLIQUE S/TOILE 73X60

Par la fenêtre ouverte sur son libre-choix

le Cheval

a balayé devant sa porte

climat, errances, dressage animalier et humain

mettant dans la blancheur du poil

la verdeur de ce verger d’olives et autres fruits pulpeux

Sa Vénus

aux gros seins, primitive, callipyge d’une préhistoire, au cul saisissant poussé au-delà du temporel, dans une utopie constructive qui reconstruit l’Indien et l’Amazonie, la Mère-Initiale et l’Enfant-Germe pour un Monde-Sauvage, plein de Fauves sans zoo humain

Peintre à la Main-Chaude

venu replacer la mer à la sortie de l’estuaire.

Niala-Loisobleu.

4 Septembre 2022

Ça tourne


Ça tourne

En piste le temps vire

La pluie se remet en ligne

Pourvu que le débordement ne suive pas le nouveau genre climatique

en attendant de le savoir je vais passer la porte de l’atelier pour satisfaire mon envie

Bon dimanche à reverdir.

Niala-Loisobleu – 4 Septembre 2022