BIENVENUE AU JARDIN 2


Photo Niala

BIENVENUE AU JARDIN 2

La rivière est au bout du jardin, là au pied de La Chaume et ce Dimanche un jour à emmener l’atelier s’y tremper les pieds. Il fait si beau et si chaud que c’est plus du printemps mais de l’été arrivé

La peine à Mario c’est pas la peine à trois balles c’est une nouvelle chanson d’amour à peindre. Le nouveau thème à trouver pour pas s’arrêter la main toujours debout

Beaucoup d’oiseaux traversent le jardin en venant se poser sur le jasmin de la véranda

LE PEINTRE

Voilà où renvoyer l’imaginaire dans sa réalité féconde

Merci Mario de m’avoir dis comment faire. Bertin le bon Jacques dans le vers tu sais Le Poids des Roses comme un nez de parfumeur.

Niala-Loisobleu – 8 MAI 2022

Mario

par Jacques Bertin

sur Poètes & Chansons (1990), La Poids Des Roses (1991)

C’est le cœur qui a mal, je crois, Mario, c’est le cœur simplement

Mais d’une si infiniment infime douleur qu’un violon

Ne saurait, même au plus ténu de son registre, l’apaiser

Mario, à peine comme au loin les jours de pluie une fumée

Comme l’invisible dessin d’un vol d’oiseau dans l’air limpide

Une douleur. Mais tout est calme. Aucun de ces élancements

Du sang. Et point de ces amas au ciel menaçant de nuages

​​Non plus le désespoir violent comme un saccage. 

C’est le cœur

Simplement épinglé, Mario, le cœur cloué comme une image

Sur une vie aux couleurs d’eau, sur un décor aux couleurs mortes

Ou comme une affiche, Mario, séchée sur une porte

Et dont un lambeau bouge à l’ air léger

Le cœur qui dit d’une manière si timide qu’il ne peut

Aller plus loin dans cette vie destinée pourtant au grand large

Or l’univers inflexible grince sous la corne et se charge

De nous, tout comme l’œil implacable des gens

Suis -je si vieux ?

Moi qui parlais au temps qu’il fait comme un prophète

À la religion bonne et gaie, toute bataille m’était fête

Je suis comme si un huissier, portant bien haut le candélabre

En plein jour, dans mon propre cœur, parmi les dunes m’emmenait

Où je m’enfonce à chaque pas, perdant le souffle sous le masque

À moins que ce ne soit mon cœur, mon vieux Mario, là, cette barque

Enfouie dans la marée de sable et par une herbe douce aux pieds

Recouverte et tenue par la ligne sans vie des peupliers

Jacques Bertin

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