PASSAGE A LANGUE PAR JACQUES IZOARD


PASSAGE A LANGUE

PAR JACQUES IZOARD

D’ombre à langue, un seul quinquet.
Celui de la petite parole ou de la petite pupille.
Petite langue à la serpe.
Languette au fond du puits.
Langue douce, langue de papier.
Langue de boucher, de vitrier.
Langue de musée du verre étoile.
Deux langues disent la voix d’un double corps d’épouse.
Langue de dimanche au soleil.
Langue à l’affût des langues, des dards, des verges et des glus.
J’avance la langue vers toi, pli très doux du vertige.
Je la loge entre les lèvres les plus aveugles du corps.
Le bleu tassé inonde ventre et bouche ensevelis.
Mais l’herbe en masse étourdit le dormeur.
Le chemin de salive a longé la forêt.

Langue dodue, langue d’ailleurs.
J’arrache la voix du crieur.
J’avale la voix du voleur.

Vos commentaires seront toujours les bienvenus

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.