DES CALOGES D’ETRETAT


DES CALOGES D’ETRETAT

Le passé m’aide sans me tenir à l’écart du présent, tel qu’il est, que je n’ai pas pour autant l’obligation d’entretenir

T’entendre me dire ce à quoi projette ton esprit, va mieux avec la cravate que je n’ai pas encore mise, qu’avec le haillon qui colle aux basques à pas pouvoir décoller

Je ne sais pas peindre autrement qu’en adaptant le mur qui cache à la dentelure du feuillage d’une essence porteuse

Pour aider à croire faut pas s’en tenir à ce qui est fini

Ainsi aujourd’hui encore j’en appelle à Matisse et ses Caloges

C’était du temps où Etretat avait des pêcheurs qui montaient leurs vieilles embarcations sur la plage, en les posant sur les galets avant de les couvrir d’un toit de chaume pour en faire des cabanes pour le matériel de pêche

L’odeur des bonnes pêches tenue à l’intérieur ça amorce autrement que quand tu remontes des débris de chair dans ton filet

C’est con au point de devenir féroce le quotidien

Laisse-nous de la mer pour partir sans fuir en restant englué sur place. Tes contraintes en ce qu’elles possèdent au-delà de la bêtise ne tournent pas mes couleurs en bouillon de moules.

Niala-Loisobleu – 7 Mars 2022