AUJOURD’HUI SE REPRISE. C’EST UNE CEREMONIE.


Contre la blessure qui ampute l’arbre, l’oiseau niche un chant pour pondre la fourche où se retenir. Ce jour ou une ville tombe, des villages se lèvent partout dans le monde. Dans les yeux de la poésie j’ai trouvé tes seins grossis et ton ventre battant d’un sang refusant une certaine ménopause. Je retrouve l’ardeur qui arme l’amour d’un tant qui mord.

Niala-Loisobleu – 3 Mars 2022

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LE TEMPS MORD (REPRISE)

Un mouvement est là, dans l’immobile incongru, est-ce la pensée plus forte que les rues qui ont été fermées qui fêle ?

A n’en pas douter, dans l’angle le papier-peint baille, la forme transparaît par l’ouverture du temps. Les quais des trains ratés en quittant leurs vêtements un à un dévoilent la beauté des lieux. On ne part de soi trop tard qu’en restant sous son chapeau.

L’âne qui tourne la noria pense-t-il aux déserts  sur lesquels les sots se répandent, prêtons-lui le bénéfice du doute de l’innocence, l’âne est pas domestique au point de tomber si bas, il a le sien à porter et cela lui suffit.

Il était pas en corps l’heur des seins qui devance le coq qu’à mon oreille j’entendais ton pouls battre. Pour preuve ce bleu qui macule encore mes doigts. La couleur dit clairement d’où l’on sort et où on a l’intention d’aller. Ce petit-linge accroché au dossier de la chaise même avec ce cheveu qu’il a gardé sur la langue, peut dire l’enchantement du coeur de la forêt sans zozoter. Un solide conteur aux veillées que celui-la. Ficelle, vous avez-dit ficelle, ah non, je parlais de soie pas d’un autre.

Illustration: Peinture d’Otto Dix

Niala-Loisobleu – 30/03/18