LA MOSAÏQUE EN GRAIN


LA MOSAÏQUE EN GRAIN

Dans une chaleur que le gel ne refroidit pas ma main au fond de la poche saute d’une branche à l’autre à cette saveur de l’olive qui s’accroche

Ce noyau que ma langue roule comme un acrobate défiant l’équilibre saute la vague dans le vide comme si rien n’avait été déplacé sur le site

Le vent du sud a accroché ses gamelles à la sortie des thermes pour dire aux sistres de percuter la coquille pour en faire une nouvelle étape

L’enfilade des colonnes renvoie la pensée autour de l’oliveraie pour laisser les mots dans leur authentique vocabulaire. Quelque chose d’écrit sur la pierre

Un chameau à la dune s’hisse de ce mouvement parent de ligne qui ondule

Au tempo du saut de la fontaine allant de la gueule des lions en varappe d’hibiscus sur la rambarde du balcon pour tenir le jardin accroché

La senteur des fleurs qui se joignent à la couleur d’une idée sauvagement insoumise va des mes doigts jusqu’au fond de tes vases naturels

Je regardais l’herbe entre les dalles de la voie. J’ai eu cette émotion que les mots ne savent pas sortir de la peau quand me penchant je reconnus celle de la tienne

Des Noëls que j’ai pu connaitre malheureux celui qui s’approche me fait autrement peur.

Niala-Loisobleu – 23 Décembre 2021

2 réflexions sur “LA MOSAÏQUE EN GRAIN

    • La Grande-Champagne parcourue tout l’après-midi est en soi un fait non sans conséquence
      sur le regard qui m’a exceptionnellement . Ce secteur du vignoble du cognac est le plus réputé, aussi le plus riche. Sans doute ai-je suivi le déplacement de l’explorateur anthropologue que Noël soulève en moi depuis des décennies mais qui a pris cette année un autre caractère de gravité. L’endroit choisi pour mon déplacement est en correspondance par le luxe, la puissance qui tout en l’écartant de la vue de l’esprit au plan économique, tire totalement profit du comportement humain. j’ai trouvé réponse à ma démarche hautement métaphysique. Il faisait même doux après le froid intense des derniers jours. C’est fou ce que la nudité d’un pied de vigne peut dire. L’horizon que les monts bordent et le silence qui défait les ors de pacotille. A part l’esprit de l’âne et le souffle du boeuf je n’aurai pas senti ce que la paille tient au chaud. Mieux que peindre j’ai tendu la toile comme le fait l’araignée. C’est avec joie que je me tiendrai en dehors de cette vue de l’esprit. On peut espérer davantage de sa foi sans musette mais avec signes d’amour sur le temps tout entier.
      Je t’embrasse…

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