LES BAVARDAGES D’UN PAS CAUSEUX 10


LES BAVARDAGES D’UN PAS CAUSEUX 10

Toutes ces fleurs qui naissent de bouses semées des hordes gardées, herbe longue pour infuser, la maison lotie dedans

Montent l’arbre à la racine du ventre qui y escale

Dans les feuilles non tombées d’un ciel d’essences

L’oiseau accroche l’étui de son bandonéon à la plus grosse branche

Au goulet du resserrement des cuisses, l’estuaire frémit

Mêlée au brun d’iode de l’odeur du port, l’haleine du barrio sort sur le devant de l’apporte

Le peintre fou pas né d’un Dimanche a dressé son chevalet

Dans les fragrances d’un désir bio la Muse s’y trempe dans son divin liquide

L’instrument s’étire

L’horizon, long rang de troncs en mâts, met le large en frontispice sur une ligne de flottaison franche dans son râle

Que reste-t-il des croisades sanguinaires à part l’Amour Courtois ? me dit le dernier Chevalier revenu à pied partager la Chanson de Geste, après avoir franchi la douve

La forêt de Notre-Dame ne connaîtra pas l’insulte de la poutraison qui ne se ferait pas à l’authentique

Dernière pleine-lune au devant.

Niala-Loisobleu – 19 Décembre 2021

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