LES BAVARDAGES D’UN PAS CAUSEUX 5


LES BAVARDAGES D’UN PAS CAUSEUX 5

Le soir tombait et l’amer marquait de la fatigue au pied de la nuit qui montait de plus en plus. Mes doigts étaient encore mouillés de cette dernière peinture qui finissait de sécher ce qui aujourd’hui aurait eu des envies de m’agacer l’existence. Si ça pète de froid dehors, en revanche dedans c’est à température ad hoc pour ne pas voir passer les heures devant le chevalet. Je peins en plongée et sans maillot à la planche où j’écris bavard dans l’étanche de ma bulle

Nous sommes passés le cheval émoi par derrière les salants où un reste de petites-maisons-blanches garde la voie

Manière de pas avoir recours aux grèves des liaisons sans savoir. Mais ils ont remis les trains de nuit pour Lourdes. Avec des couchettes neuves à 3 tarifs suivant le nombre d’occupants. Alors imagines… A la sortie du tunnel

On étaient la Femme, l’Homme et l’Enfant dans un plan ascensionnel qui développe le renouvellement de l’erre à pas sentir l’enfermé. Est arrivé un banc de poisson chargé à bloc de cette autre écume qui prolonge le temps. Bien sûr qu’on les a peigné jusqu’à la natte. Le feu a mis la salamandre plus rouge que le soleil couchant. Nous voilà posément parés pour un pique-nique sur le tapis devant la cheminée.

Niala-Loisobleu – 15 Décembre 2021