Seni Düşünmek – Nâzim Hykmet


Seni Düşünmek – Nâzim Hykmet

Seni düşünmek güzel şey, ümitli şey,Dünyanın en güzel sesindenEn güzel şarkıyı dinlemek gibi bir şey…Fakat artık ümit yetmiyor bana,Ben artık şarkı dinlemek değil,Şarkı söylemek istiyorum. 

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Penser à toi

Penser à toi, une chose bonne, une chose prometteuse est comme écouter le plus belle chanson de la meilleure voix du monde… mais l’espoir n’est pas suffisant pour moi de plus car je ne veux pas entendre des chansons je voudrais chanter. 

MARQUE-PAGE A TRAVERS CHAMPS


MARQUE-PAGE

A TRAVERS CHAMPS

Du bois des planches que la terre mord du bas et mâche doucement, l’herbe se laisse venir

un bout de pierre à meule tourne

affûtant le passage que la lame met en anatomie

« Peau-qui-brûle », c’est le nom de mon cheval, est à crinière du joint des planches où les harnais laissent pendre ces tours de reins qui tirent les mouettes en plein-terre

Le tronc tordu du grand-chêne aspire à la justice comme l’application d’une logique se passant de justification

ça gémit partout en s’engouffrant

un coin de clapiers tape du lapin, les poules vont et viennent, la paille se laisse aller d’une litière au tirage au sort d’une brève de comptoir que le coq domine d’un regard de propriétaire

J’ai vu la trace que les roues ont laissées

y enfilant mes pieds-nus pour sentir l’empreinte chaude

comme l’échelle conduit au foin des corps rompant la trêve des codes

A travers la haie, le bruit des galets que la mer roule, fait rêver la vieille charrue dételée qui monte la garde

Niala-Loisobleu – 12 Septembre 2021

L’AVENTURE MARINE PAR RENE GUY CADOU


René Guy Cadou

L’AVENTURE MARINE

PAR

RENE GUY CADOU

Sur la plage où naissent les mondes

Et l’hirondelle au vol marin

Il revenait chaque matin

Les yeux brûlés de sciure blonde

Son cœur épanoui dans ses mains

Il parlait seul son beau visage
Ruisselait d’algues l’horizon
Le roulait dans ses frondaisons
D’étoiles et d’œillets sauvages
Amour trop fort pour sa raison

«
Soleil disait-il que l’écume
Soit mon abeille au pesant d’or
Je prends la mer et je m’endors
Dans la corbeille de ses plumes
Loin des amis restés au port

Ah que m’importent ces auberges
Et leurs gouttières de sang noir
Les rendez-vous du désespoir
Dans les hôtels meublés des berges
Où les filles font peine à voir

J’ai préféré aux équipages
Le blanc cheval de la marée
Et les cadavres constellés

Qui s’acheminent vers le large

A tous ces sourires navrés

Sur la plage où naissent les mondes

Et l’hirondelle au vol marin

Il revenait chaque matin

Les yeux brûlés de sciure blonde

Son cœur épanoui dans ses mains

Il parlait seul son beau visage
Ruisselait d’algues l’horizon
Le roulait dans ses frondaisons
D’étoiles et d’œillets sauvages
Amour trop fort pour sa raison

«
Soleil disait-il que l’écume
Soit mon abeille au pesant d’or
Je prends la mer et je m’endors
Dans la corbeille de ses plumes
Loin des amis restés au port

Ah que m’importent ces auberges
Et leurs gouttières de sang noir
Les rendez-vous du désespoir
Dans les hôtels meublés des berges
Où les filles font peine à voir

J’ai préféré aux équipages
Le blanc cheval de la marée
Et les cadavres constellés

Qui s’acheminent vers le large

A tous ces sourires navré.

René Guy Cadou